Mirror To The Sky

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(3 sur 5) / Inside Out Music
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Rock Progressif

Après un ‘The Quest’ mi-figue, mi-raisin, mais plutôt encourageant, YES nous propose sa nouvelle production, ‘Mirror To The Sky’. Il ne reste plus aucun membre de la formation initiale, le groupe évoluant au fil des ans dans une configuration à géométrie variable, seul le guitariste Steve Howe affiche une présence soutenue depuis ‘The Yes Album’ (1971), sauf sur les albums : ‘90125’ (1987), ‘Big Generator’ (1991) et ‘Talk’ (1994) où Trevor Rabin avait pris sa place. Jon Anderson son chanteur mythique a été remplacé par Benoît David pour ‘Fly from Here’ (2011) et depuis ‘Heaven and Earth’ (2014) c’est Jon Davison qui assure le chant. Billy Sherwood tient la basse du regretté Chris Squire décédé en 2015, Jay Schellen a repris les baguettes du batteur Alan White disparu récemment (2022) et Geoff Downes assure les claviers. Comme à son habitude YES a confié la réalisation de l’illutation de la pochette à Roger Dean.

Mirror To The Sky’ se présente avec six pistes principales, un CD bonus de trois titres, et un retour à des compositions plus longues que sur The Quest’, trois pistes affichent plus ou moins neuf minutes, et la composition qui donne son titre à l’album près de 14 min. L’entame « Cut from the Stars » ouvre l’opus de manière dynamique avec une mélodie vive et inspirée donnant droit à des échanges savoureux entre les claviers et la guitare dans la grande tradition du groupe. « All Connected » comparé au titre précédant semble plus brouillon, sans ligne directrice bien précise, les alignements de thèmes se suivent, superbement interprétés, mais ne déclenchent pas l’enthousiasme.

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« Luminosity » au format (trop) long s’avère lui aussi décevant, une bluette insipide avec des claviers sortis tout droit de la bande son d’un jeu vidéo. La sensibilité pop des influences de YES se retrouve dans « Living Out Their Dream » du sous ASIA, sans grand intérêt, un titre qui aurait pu figurer dans le tant décrié ‘Open Your Eyes’ (1997). Bon, il faut attendre la cinquième piste pour retrouver enfin le YES d’antan avec « Mirror To The Sky » et ses 13 min 54 s. Véritable retour aux sources, loin tout de même d’un ‘Awaken’ (‘Going For The One’ 1977), mais la composition ne manque pas de panache, d’énergie et regorge de bonnes idées musicales misent en valeur par les interventions d’un orchestre symphonique. Fin du CD avec « Circles of Time » principalement axé autour de la guitare acoustique et du chant de Jon Davison, chouette morceau très doux, avec une voix se rapprochant au plus près de celle de Jon Anderson, et un solo de Steve Howe court, mais bourré de feeling.

Le CD bonus offre trois compositions de Steve Howe, la première « Unknown Place » affiche un style hybride où le progressif croise le chemin du rock symphonique. Les guitares de Steve (acoustiques et électriques) s’étalent généreusement, croustillantes et attrayantes, les envolées d’orgues de Geoff Downes, en contrepoint de la mélodie, ajoutent des touches de couleur sombres et contrastées donnant à l’ensemble un bel équilibre. Du YES comme j’aime, un titre fort qui aurait mérité sa place dans le CD principal. Les deux dernières « One Second Is Enough » et « Magic Potion » dans le style d’ASIA, sont très similaires et dispensables.

Au bout du compte un ‘Mirror To The Sky’ bancal, les morceaux, souvent sans profondeur, ne fonctionnent pas en symbiose pour générer un bon album de YES, il y a évidemment des moments forts et des titres qui renouent avec le glorieux passé musical du groupe, mais trop peu !

Formation du groupe

Jon Davison : chant principal - Steve Howe : guitares, autoharpe , chœurs - Geoff Downes : claviers - Billy Sherwood : guitare basse, chœurs - Jay Schellen : batterie, percussions - Musiciens supplémentaires : Orchestre des studios FAMES - Oleg Kondratenko - chef d'orchestre Paul K. Joyce - arrangements orchestraux

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Commentaires

  1. Bonjour,
    assez d’accord avec la chronique, ce groupe depuis quelques parutions n’a plus aucun rapport avec le Yes d’antan à part le nom et les pochettes moches.

  2. Un lion qui singe un lion reste un singe.
    Yes n’a plus grand chose à dire depuis le départ de Anderson (pourquoi ???!!!), Squire et White (avaient-ils le choix ? !!! 😭 ) … mais est-ce encore Yes ??? J’imagine qu’ils veulent se rapprocher au mieux de l’esprit de la formation initiale mais tout semble stérile et tiré par les cheveux avec un arrière-gout de réchauffé et rance , indigeste pour les fans de la première heure dont je fais partie. Je n’y arrive plus, je télécharge les albums, je les écoute avec des larmes de sang devant une telle indigence… Désolé malgré la volonté de rester fidèle à l’esprit depuis longtemps disparu, forcément pour toujours… J’arrête, ça me fait trop mal, je dois faire mon deuil désormais

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