Love Is

Par

(5 sur 5) / BMG Records
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Rock Progressif

Voilà un album que j’attendais depuis pas mal de temps et qui risque de surprendre. Ce « Love Is » arrive neuf ans après son dernier album solo « Time », totalement instrumental, sorti en 2011. L’album comporte 5 titres instrumentaux et 5 titres chantés. Steve Howe chante et joue, bien entendu, des guitares, mais aussi des claviers, des percussions et de la basse sur les instrumentaux. Jon Davison, (YES), complète le chant de Steve par des harmonies vocales et joue de la basse sur les pistes chantées. Dylan Howe, le fils de Steve, est à la batterie.

« Love Is » est une galette qui, sans être hyper originale, n’en demeure pas moins intéressante de bout en bout. Steve Howe y pratique un rock progressif qui s’inscrit habillement entre les qualités mélodiques propres à Asia et la fougue inventive de Yes. Assez loin des turpitudes de notre monde réel, Steve nous évoque l’importance de l’amour, en particulier celui de la nature et de l’univers. Sur un canevas de mélodies plutôt simples, il tisse une toile combinant l’alternance entre morceaux chantés et instrumentaux.

Le doux « Fulcrum », qui ouvre l’opus, représente un habile mélange, l’alchimie parfaite d’une belle force acoustique délicatement posée sur une mélodie nonchalante. L’on découvre un Steve en état de grâce, c’est évident, après tant d’attente qu’il ne peut plus aujourd’hui nous pondre un album passable. Premier titre chanté, « See Me Through » affiche une légère ressemblance mélodique avec les titres du dernier Yes, « Heaven and Earth » (2014). La piste est très agréable à écouter et donne une pêche d’enfer. Dans un style proche de Mike Oldfield « Beyond the Call » déroule des arrangements peaufinés et ses lignes de guitares structurées s’incrustent à tout jamais dans votre cerveau, du beau travail !

De toute évidence les amateurs de riffs échevelés devront passer leur chemin, « Love Is a River » poursuit dans la composition douce et hyper-mélodique, ça coule de source, ça vous cajole dans tous les sens et c’est très bien servi au niveau du chant. Sur « Sound Picture » on ressent beaucoup plus la filiation avec le son de Yes, la maturité technique de Steve fait décoller le morceau et taquine de près, dans son final, le jazz-prog. La fausse ballade « It Ain’t Easy » nous enrobe d’une belle fraîcheur, et « Pause for Thought » arbore un côté vaporeux et planant. « Imagination » nous fait découvrir que Steve n’est pas si mauvais chanteur que cela, et, sur ce titre, par son timbre de voix éraillée, c’est elle qui fait la différence, sur un texte intimiste et sans prétention. Il respire la délicatesse et l’amour du bel ouvrage « The Headlands ». Et pour terminer, une rythmique efficace, irréprochable bénéficie à « On the Balcony », un des morceaux qui retrouve l’inspiration des meilleurs albums de Steve.

Les progeux amateurs de sensations fortes, seront surement déçus, mais pour les autres, « Love Is », qui ne possède aucun défaut majeur, sera ce disque attachant que l’on remet sans cesse sur sa platine sans aucune lassitude. Une belle remise en selle pour notre ami Steve !

Formation du groupe

Steve Howe (Yes, Asia, GTR) - chant, électrique, guitares acoustiques, claviers, percussions, guitare basse - Jon Davison (Yes) - harmonies vocales et guitare basse (2, 4, 6, 8, 10) - Dylan Howe - batterie

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