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et qui font l'objet d'une brève de la rédaction.

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1 ‐ 10 sur 315 critiques
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Zodiac

Par Riffstone

2 sur 3

Les deux multi-instrumentistes britanniques, Dave Allen et Colin Powell font leur retour avec Zodiac, un concept album composé de douze titres dédiés chacun à un signe du Zodiaque. Des compositions qui regorgent d’harmonies entraînantes, de solos mélodiques et de chants atmosphériques.

https://youtu.be/BnCwk-iuVtM?si=DK_BrfX8-Khgj_QY

Une musique facile à écouter, sans complexité excessive. Pas mal de groupes majeurs dans le monde du progressif ont influencé notre duo, (Camel, Yes, Genesis …), et leur musique, même si elle n’atteint pas toujours le niveau des formations citées plus haut, elle restitue parfaitement l’ambiance des débuts du rock-progressif. A écouter en priorité ; ‘Leo’ une ballade aérienne qui navigue entre Barclay james Harvest voire Klaatu et ‘Aquarius’ assez proche musicalement de Yes.

Bien que l’album ne soit pas particulièrement inventif, la qualité des compositions garantit une écoute toujours agréable. Il séduira ainsi les auditeurs qui recherchent un Rock Progressif accessible et sans fioritures.

Romantechs II

Par Romantechs

3 sur 3

Romantechs II est le deuxième album du projet Romantechs, un trio qui réunit le chanteur Mark Trueack (Unitopia, UPF), le multi-instrumentiste Steve Unruh (The Samurai Of Prog) et le claviériste/arrangeur français Christophe Lebled. Le premier opus Romantechs était sorti en bonus de l’album ‘Planetary Overload Part 1: Loss’ en 2019 du groupe United Progressive Fraternity (UPF).

https://youtu.be/JmC0bOlVvI0?si=IsMHzdoDKbw8CDSO

Dans un style qui s’éloigne sensiblement d’UPF nous retrouvons ici neuf titres dans une atmosphère ambient et cinématique, assez loin des grandes fresques progressives épiques d’Unitopia ou de The Samurai Of Prog. Ouvrant l’album ‘The Secret Life of Light’ plonge l’auditeur dans une ambiance feutrée, qui renoue avec ce que proposait jadis Jon & Vangelis. Avec sa progression patiente, cette composition est l’un des sommets de l’album. D’autres titres, quant à eux, plus contemplatifs — ‘Mechanical Love’, ‘Reflect’ — installent des climats où l’esprit s’allège et s’abandonne.. N’oubliant pas ses racines progressives notre trio nous offre une dernière piste, ‘Secret Garden’ (de presque 16 minutes) portée par des claviers et un violon qui donnent au tout une profondeur en clair-obscur d’une dualité captivante. Le chant, discret, restant au service de l’atmosphère plutôt qu’au premier plan.

Le rythme est volontairement lent, et certains pourront y trouver un manque de relief, mais Romantechs II se révèle idéal pour ceux qui aiment se laisser porter par une musique mélodique, élégante, et immersive.

https://open.spotify.com/intl-fr/album/7hkHsqIYiLsWyx0z71R2sE

This Dark Earth

Par Moon Letters

2 sur 3

Retour sur un album sorti en juin 2025, ‘This Dark Earth’ du groupe Moon Letters. Une formation qui m’avait fortement impressionnée avec son deuxième album ‘Thank You From the Future’ et en parallèle avec le projet Chaos and The Cosmos ‘Our Song’ de John Allday (claviers, trompette, chant).

‘This Dark Earth’ contient six titres dont une poignée de morceaux sympathiques, mais sans grande personnalité, où l’on entend surtout un groupe qui cherche sa voix entre rock sucré et prog alambiqué. Dans ce registre, « Silver Dream » et l’instrumental « Lonely Moon » (dans le style ‘Horizon’ de Steve Hackett) ont leur charme, tout en distillant une musique manquant d’une véritable accroche.

https://youtu.be/kYvIiq1qdh0?si=8NC8gASs1dxONnhf

Il faut être honnête, l’album tient en un seul titre : dix-sept minutes de « Dawn of the Winterbird » une pièce hypnotique, portée par un rythme qui vous entraine avec élégance et m’évoque la suite « Terrapin Station » du Grateful Dead. On peut trouver l’ensemble d’une solennité excessive, mais Michael Trew y chante avec raffinement sur des mélodies qui passent de l’insouciance musicale à l’inquiétude, du faste à la fragilité, le tout a quelque chose de sincèrement attachant.

Ce n’est pas le meilleur album, ni le plus représentatif de Moon Letters. Les compositions sont hésitantes et bien trop inégales, mais l’album se conclut en beauté avec « Dawn of the Winterbird », où Moon Letters démontre qu’il possède une véritable « signature« …

https://open.spotify.com/intl-fr/album/4qzVyEsPRmpgx0nb9WRx69

Maelstrom

Par TransQueb

3 sur 3

Après un premier album fleurant bon UZEB, nos cousins du Québec poursuivent leur voyage en train, cette fois à travers dunes et fonds marins. Maelstrom, second album de TransQueb, poursuit l’aventure dans un mélange rock progressif / jazz fusion des plus intéressants. On se promène d’abord dans les dunes et le morceau éponyme nous vaut une belle mélodie superbement accompagnée à la guitare rythmique. Un ostinato de saxo ouvre « Résonances » dont on appréciera le rythme syncopé. « Les Cloches d’Ahuntsic », en référence à la plus ancienne des cloches d’église de Montréal, offre une musique à tiroirs, multipliant les changements de rythme et d’intensité.

https://youtu.be/dKE-jrPT3aI?si=qYOrYMfTq1uldWs1

L’album se termine sur « Galion d’Argent », un triptyque dont la première partie déploie les arpèges délicats de la guitare acoustique (à 12 cordes possiblement) pour une douce ballade. La deuxième partie avec sa mélodie au sax reste dans un registre mélancolique, avant une accélération vers un moment nettement plus jazz. Le dernier mouvement se fait sur un tempo de marche un peu pesante, tout en laissant la basse prendre le large. TransQueb prolonge l’excellent Station de 2022 en nous offrant un album qu’on pourra juger un peu court, mais toujours plaisant et surprenant.


Maelstrom de TransQueb

https://open.spotify.com/intl-fr/album/2GC8bdqa8ZTZorVr0B0mIR

Song Of The Winter Throne – The Saga Of Håkon Håkonsson

Par Clive Nolan

3 sur 3

Song Of The Winter Throne – The Saga Of Håkon Håkonsson marque le retour de Clive Nolan dans ce qu’il sait faire le mieux, il y fond ses goûts pour le progressif, le metal progressif, ses influences classiques, une orchestration symphonique et cinématographique dans un ensemble massif, mais mélodique comme à son habitude. Pour ce faire, Clive Nolan est entouré d’invités prestigieux, de choristes et de musiciens de haut niveau pour offrir une performance particulièrement riche. (Mirko Sangrigoli (batterie/guitare), Stig Andre’ Clason (guitares), Morten L. Clason (flute), Hennie Hagen Johnsen (guitares), Arnfinn Isaksen (basse), les chanteur-ses : Gemma Ashley, Christina Booth, Natalie Barnett, Ryan Morgan et le narateur Ross Andrews)

Avec une grande partie de l’album misant sur l’efficacité et le punch, « Bornin Shadow » ouvre les hostilités avec des riffs lourds, tandis que « The Woman from Varteig » et « Wolves Gather » installent une ambiance où chœurs sacrés masculins et chants féminins s’engouffrent dans les arrangements d’un puissant rock symphonique. Quant à certains titres comme « The Hidden Prince » et « Ritual of Faith », ils offrent des respirations plus mélodiques et dramatiques.

Mais Song Of The Winter Throne vaut surtout pour le titre le plus long de l’album (6 :04), « The Sword and the Fire » une pièce qui alterne passages épiques, moments plus aériens et envolées instrumentales. Elle est l’une des plus ambitieuses de l’opus.

On pourra reprocher à certains passages d’être un peu chargés, mais l’ensemble reste digeste. Un incontournable pour les amateurs de rock progressif et symphonique.

https://open.spotify.com/intl-fr/album/1w88zS064ZtYE5aG5CYPXM

https://youtu.be/eYIT_vM_xKU?si=ZcMGp5QHSfc8Ex_I

Moonfall

Par KingCrown

3 sur 3

La formation marseillaise KingCrown, avec aux commandes les frères Jo Amore et David Amore, revient avec ‘Moonfall’ toujours sous les hospices d’un power metal vivifiant, mais avec une nouvelle ambition proche du concept où les dix compositions abordent des thèmes chers à notre époque : ‘quelle place restera-t-il à l’homme face aux machines ? Jusqu’où peut aller la technologie ? Et surtout, que restera-t-il de notre humanité ?

Pour un groupe qu’on associait davantage aux hymnes speed metal frontaux qu’aux fresques symphoniques, KingCrown dans une atmosphère quasi théâtrale mêle orchestrations grandioses aux mélodies attractives et signe non seulement son meilleur disque, mais aussi l’un des sommets absolus du power metal / heavy metal tout court.

https://youtu.be/gSo7JncnKCQ?si=Z7np492y6I4fA1q8

Le titre-éponyme et morceau d’ouverture, « Moonfall » est à couper le souffle, KingCrown nous entraine à grande vitesse dans un tourbillon musical inédit, et surtout nous permet d’entendre un Jo Amore au sommet de son art vocal. La densité ne faiblit presque jamais : « Nothing « , « A Thousand Years » ou « We Are Kingcrown  » enchaînent riffs acérés et refrains efficaces. Avec un Jo Amore entre chant clair et aigus stratosphériques, Ced Legger et Bob Saliba en tandem de guitaristes, multiplient les soli tranchants sur une section rythmique Seb Chabot (Basse) et David Amore (batterie) assurant un train d’enfer.

‘Moonfall’ un disque énergique, précis, sans temps mort, d’une cohérence et d’une puissance globale rarement égalées dans la discographie du groupe. C’est l’album où KingCrown atteint un équilibre parfait entre technicité, agressivité et sens mélodique.

https://open.spotify.com/intl-fr/album/46keErPU8fvhTTPctIKLdD

in a fever dream

Par Haken

2 sur 3

Cela faisait un moment que nous n’avions plus de nouvelles discographiques d’Haken. Trois années exactement, depuis l’album Fauna. Il faut dire que le vent a soufflé fort sur la planète Haken ces derniers temps. Plus tôt cette année, le groupe a annoncé le départ du guitariste historique Charlie Griffiths et du bassiste Conner Green, laissant Ross Jennings (chant), Richard Henshall (guitare), Raymond Hearne (batterie) et Pete Jones (claviers) reconstruire l’édifice à quatre. Pour ce premier chantier, prenant la forme d’un EP cinq titres intitulé in a fever dream, la basse est confiée à des renforts extérieurs de prestige : Bryan Beller (The Aristocrats) et Adam ‘Nolly’ Getgood (Periphery). Pour rappel, Haken s’est imposé comme l’une des références du renouveau du Metal Progressif des années 2010, porté par une forte identité. Avec un changement de line up aussi massif, une nouvelle direction s’imposait, presque par nécessité.

https://www.youtube.com/watch?v=mBv0TLSahW4

Ainsi le groupe adopte ici une approche plus directe, un son plus agressif, délaissant quelque peu les aspects les plus progressifs de son style. Le souci, c’est que cette nouvelle direction ressemble furieusement à… tout ce que le Metal Progressif produit depuis quelques années, discipline dont Haken est pourtant l’un des pères fondateurs modernes. Textures électroniques, refrains calibrés, alternance chant clair / growls sans grande surprise : on dirait presque un hommage involontaire à leurs propres disciples plutôt qu’un disque original du groupe. Bon, j’exagère un petit peu car on trouve tout de même sur cet EP quelques éléments remarquables. “eclipsed by You” sort vraiment du lot à mes oreilles, retrouvant un peu d’originalité grace une belle mise en valeur du chant de Ross Jennings et un penchant Electro un peu à la Steven Wilson qui réveille les neurones. Un titre qui ose vraiment quelque chose. On retiendra également le refrain de “delirium”, efficace et immédiat, ainsi que ses parties de batterie en feu d’artifice, particulièrement sur l’outro, pour l’un des rares moments où l’identité rythmique historique du groupe transparaît franchement.

Techniquement irréprochable comme toujours, in a fever dream souffre avant tout d’un manque d’audace et constitue une relative déception. Il est cependant bien trop tôt pour juger d’une éventuelle inflexion de l’inspiration du groupe liée aux récents changements de personnel, et l’on veut croire qu’Haken a conservé intacte sa capacité à nous surprendre sur les prochains disques.

We’re All Going To Be Fine

Par Lost in Kyiv

3 sur 3

Cinquième album studio du groupe Lost in Kyiv, ‘We’re All Going to Be Fine’ est sans doute leur disque le plus sombre. L’album compte sept morceaux, chacun s’étirant sur de longues plages instrumentales qui suivent la grammaire habituelle du groupe : montée en tension progressive, nappes de synthés et de guitares saturées, silences abrupts, puis décharges finales offrant des éclairs de lumière.

Après « Enlightened » une mise en bouche atmosphérique brumeuse, « Burst » et « Mantra » alternent mélancolie feutrée et crescendo apocalyptique, tandis que « Eclipse » et « Liminality » s’inscrivent dans une lente montée à la mélodie contemplative qui éclôt dans un final ample et lumineux, alors que « Euphoria » creuse un sillon plus industriel, presque menaçant. Une nouveauté, la violence et l’acuité de « Becoming » s’exprime pour la première fois dans la discographie du groupe par le chant de Rebecca Need-Menear.

‘We’re All Going to Be Fine’ n’est pas une révolution dans la discographie de Lost in Kyiv, mais une confirmation solide qui renoue directement avec l’esthétique du groupe.

https://open.spotify.com/intl-fr/album/6vveBxGTpXWxKEOHanIqTq

https://youtu.be/7hd49XsPW0c?si=I50pNvY3XIBGeUvC

Chance to Reborn

Par Aletheya

3 sur 3

Chance to Reborn est le premier album du groupe italien Aletheya, prévu pour le 18 septembre 2026 chez Rockshots Records (produit par Stefano Morabito). Un album qui mêle la tradition du power metal classique à une profondeur symphonique et conceptuelle moderne. L’album affiche aussi une tendance progressive et des influences qui s’étendent de Magnum à Stratovarius en passant par Angra.

https://youtu.be/YfyahKs7_v4?si=zY23Faw7nDLESumQ

‘Chance to Reborn’ affiche des titres exceptionnels comme : « Eyes of the Stone », « Echoes of Oblivion », « Chasing the Sun » et mon morceau préféré, « Waves of Sorrow » qui associe avec brio power metal et prog symphonique à une voix, celle de Gianni Carcione qui est un véritable régal pour les oreilles. Le reste de l’album est également de très bonne facture.

Entre vitesse chirurgicale, technicité impétueuse et mélodies imparables, chaque morceau de ‘Chance to Reborn‘ témoigne d’une écriture d’une précision redoutable et si vous appréciez le power metal mélodique des groupes mentionnés précédemment, je vous recommande vivement de l’acquérir, vous ne le regretterez pas !

https://open.spotify.com/intl-fr/album/1Kez3bXKak1Zt9Tgh1fjyK

David Folchitto: Batterie
Francesco Menale: Guitares
Gianni Carcione: Chant
Fabrizio Sclano: Basse

All Hail Hypocrisy

Par The Cruel Intentions

3 sur 3

Certains groupes et albums nous rappellent qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil et dans une boucle sans fin le bon vieux hard rock (tendance glam rock/metal) typé années 70 revient squatté nos platines. Ce retour plusieurs décades en arrière c’est avec ‘All Hail Hypocrisy’ du groupe norvégien The Cruel Intentions que nous le faisons. Avec ses onze titres il nous offre un véritable bain de jouvence un brin excentrique et pompeux, certes, mais c’est sa marque de fabrique.

‘All Hail Hypocrisy’ est une véritable machine à tubes (notamment le titre éponyme) avec des compositions qui auraient sans doute, dans une autre époque, bénéficiées d’un succès important, et se seraient parfaitement intégrées dans un album d’Angel (je pense à ‘Sinful’ de 1979).

https://youtu.be/cGO6mTKv6y4?si=sy4-qScElao3AEt7

Composé de Lizzy DeVine (chant, guitare), Kristian Solhaug (guitare), Mats Wernerson (basse) et Robin Nilsson (batterie), The Cruel Intentions nous assène un hard rock mélodique aux refrains qui accrochent, donnant à l’album une cohérence et une lisibilité redoutables. On sent un groupe qui ne cherche jamais à en faire trop, chaque morceau tourne autour de trois minutes, sans fioritures inutiles, et un mot d’ordre : l’efficacité plutôt que la virtuosité, et ça marche !

https://open.spotify.com/intl-fr/album/5lmqzIDAQwWRwWDfO8zs9O