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Retrouvez les albums que nous avons écouté
et qui font l'objet d'une brève de la rédaction.

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Genre musical
Groupe / Artiste
1 ‐ 10 sur 75 critiques
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Isle of Wisdom

Hällas

3 sur 3

Une chouette pochète qui a irrémédiablement attiré mon œil, celle de « Isle of Wisdom » quatrième album du groupe suédois Hällas. Je découvre ce groupe qui pratique un heureux mélange entre un rock progressif proche des seventies et un prog metal contemporain. Hällas nous embarque dans un voyage où la mélodie est reine, où la richesse instrumentale (profusion des synthés) séduit dès la première écoute. Côté compositions le groupe sait vous balancer des mélodies qui tuent : “ Advent of Dawn ”, poignante et étoffée de superbes parties de guitare, “ The Inner Chamber ” une ballade sensible, mais musclée et dans le style de Magnum un superbe « Gallivants (Of Space) » prétexte à une débauche instrumentale de premier ordre. J’ai été séduit par le côté vintage des mélodies, une belle aisance dans l’interprétation de celles-ci et par ce sens inné du refrain qui fait mouche.

Annihilate

The Fulcrum

3 sur 3

Le groupe New-Yorkais The Fulcrum a produit en début d’année (paru le 21 janvier 2022) : “ Annihilate ” un album qui contient 10 morceaux forts d’une musique originale et tourmentée. On pourrait faire un parallèle avec CIRCA SURVIVE pour la noirceur des mélodies et THE DEAR HUNTER en ce qui concerne l’aspect progressif des compositions ! “ Annihilate ” surprend au détour de chaque titre par la multitude des ambiances qui le compose : de la musique tendance hard (« Virtue »), du rock proche de T. Rex (“ The Man ”), du métal prog (‘’Internal Warden ”), du bon progressif (l’éponyme ‘’Annihilate’’ et ‘’ I Don’t Know You’’) sans que ce mix improbable ne paraisse incongru. Une interprétation sans faille et des mélodies bien ficelées, bref du beau travail. Disons sommairement que les amateurs de rock progressif à l’esprit ouvert aux mélanges des genres seront comblés. Un groupe à suivre !

CIKLOS

SPIRITRAISER

3 sur 3

Le groupe finlandais SPIRITRAISER revient quatre ans après sa dernière production avec l’album ‘CIKLOS’. Dix titres puissants entre rock alternatif, prog-rock et prog-metal. Les compositions de cet album sont autant de voyages à travers des mélodies qui se balancent entre intensité et délicatesse ! ‘CIKLOS’ prouve par la qualité de ses mélodies « Artificial Light » , « Glory » ou « Sirens » entre autres, un savoir-faire indéniable et hautement jouissif. De belles parties de guitare et de piano pour le vaporeux « Mountain », une rythmique enlevée et bondissante sur « The Wrong Giants » que l’on déguste avec plaisir. Rien de bien neuf sous le soleil prog, mais SPIRITRAISER nous délivre avec ‘CIKLOS’ une bonne cuvée !

A Model Life

Lonely Robot

2 sur 3

Un album bien peaufiné, c’est le mot qui vient à l’esprit lorsqu’on écoute A Model Life de LONELY ROBOT, mais peut être bien trop lisse et affichant, comparé à ses précédentes productions, beaucoup moins d’inventivité et d’aspérité. Bon, ne crachons pas dans la soupe, tout chez LONELY ROBOT est somptueusement abordé et d’une belle rigueur sonore, le trio de compositions d’ouverture (RecalibratingDigital God MachineSpecies in Transition) est de tout premier ordre. Avec ce petit plus de grâce, de finesse et d’inspiration qui fait la différence le combo signe ici quelques pièces où l’esprit d’antan est au rendez-vous, dont l’éponyme ‘Model Life’ et ‘Rain Kings’ dans la plus grande tradition prog. Un cran en dessous de ses prédécesseurs, la musique de LONELY ROBOT nage entre un soft rock et un progressif aérien et accessible pas prétentieux pour deux sous. Un album sans surprise !

Kiss Off

Minor Majority

3 sur 3

Ils sont prolifiques nos amis de Minor Majority, une fois découvert et apprécié à sa juste valeur ‘The Universe Would Have to Adjust’ (2021), V’là-t’y pas que le groupe nous publie en juin un nouvel album ‘Kiss Off’, à la pochette étrangement ressemblante à son prédécesseur, regroupant dix nouveaux titres. Bon, la période confinement Covid étant passée par là, rien d’étonnant en cela, et tant mieux pour nos oreilles avides de musique. Cette nouvelle production va de nouveau ravir à coup sûr les fans de soft rock et de constructions finement ciselées. Dans cet exercice, Minor Majority n’y va pas avec le dos de la cuillère, les compositions sont prétextes à une débauche de mélodies toutes plus attrayantes les unes que les autres. Ceci dit, c’était déjà le cas il y a 21 ans, et ce dès leur premier album ‘Walking Home From Nicole’s’. Alors, même si le groupe de Pål Angelskår n’évite pas certaines redondances inhérentes à l’architecture de ses mélodies, les 10 titres de cet album démontrent que Minor Majority a gardé une belle spontanéité et la faculté à composer des petites perles. Les titres à découvrir en priorité ‘Brillant Mistake’, ‘The Best Of Us’ et ‘Hold on’.

Exode

Anaphora

3 sur 3

Après une longue absence de plus de dix ans, les calvadosiens d’Anaphora reviennent nous titiller les oreilles avec Exode, un concept métal progressif chanté en français évoquant l’abandon de la Terre par les Hommes. L’un des avantages non négligeables du groupe, la voix de Cathy Soler, envoûtante dans l’émotion, et poignante dans les moments forts. Après une mise en bouche alléchante (l’éponyme Exode) en guise de prologue, ‘L’ennemi du bien’ qui suit représente à lui-seul la quintessence du savoir-faire d’Anaphora. Une mélodie et son refrain imparable qui s’enfonce dans le crâne pour ne plus en sortir, des guitares rageuses provocants de somptueuses montées d’adrénaline et un chant qui va crescendo, la recette de la compo parfaite ! Exode s’avère beaucoup plus travaillé et inspiré que bien des albums de groupes évoluant dans le même genre, les longues pièces épiques, dans lesquelles le guitariste Rv Math s’en donne à cœur joie, ne manquent pas, et l’on reste admiratif devant le gros travail fourni dans les atmosphères de ‘Thème astral’ ou ‘Erreur de genèse’ parsemées de judicieuses interventions de claviers aux couleurs vintage. Anaphora a pris le temps, mais a mis le paquet et réunit tous les atouts pour nous servir un Exode (L’album en écoute sur YouTube) qui ne donne prise à aucune critique négative !

The Universe Would Have to Adjust

Minor Majority

3 sur 3

Même si “ Up For You & I (2004) ” reste pour moi l’album emblématique de Minor Majority, ce ‘The Universe Would Have to Adjust’ (2021), leur huitième production, vaut le détour. Le disque comporte 9 titres d’une recette musicale que seul Pål Angelskår (Auteur/compositeur/chanteur/guitariste), le leader du groupe, maîtrise parfaitement. Pål y dévoile un savoir-faire qui ne faiblit pas, s’épanouissant comme à son habitude dans des ambiances majoritairement acoustiques. Les mélodies sont aériennes et suaves, véritable condensé de ce qui se fait de mieux dans le genre soft/rock. Donc, principalement des orchestrations moelleuses d’une beauté fragile, mais Minor Majority y laisse néanmoins parfois la place à des rythmes plus enlevés, à une musique plus électrique (‘(Looking for) Truth in the Vocal Booth’, ‘Julia Jacklin’s Voice’). La trame des autres pistes diffuse pour la plupart un discours mélancolique où la guitare acoustique et le violon (‘Should Have Been Easy’, ‘Hey Sister’) tapissent la mélodie d’accords nostalgiques. Dans un registre plus sombre la tristesse des accords minimalistes et le chant de Pål dans ‘The Singer’ et ‘Polaroids & Power Chords’ savent aussi vous chatouiller l’épiderme dans le bon sens et vous faire fondre. ‘The Universe Would Have to Adjust’ un album à l’accessibilité immédiate et toujours mélodique nous confirme, une fois encore, que ce groupe est bourré de talent !

Escape Velocity

Head Spin

3 sur 3

Escape Velocity par Head Spin est le projet instrumental du musicien britannique Andy Scoffin. Huit longues pistes remplissent l’album (6’05’’ à 10’42’’) d’une musique multi-genres, planante, funk, prog et j’en passe. Escape Velocity contient des morceaux énergiques et démonstratifs regorgeant de mélodies addictives, avec tout de même pas mal de références au passé (Tangerine Dream, Jan Hammer, Teddy Lasry etc..). Les trois premiers morceaux (‘Limpet’, ‘Moai’, ‘Wax Donor’) sont les points forts de l’opus, une représentation idéale de toutes les idées musicales qui imprègnent l’album. Amateurs de basses profondes et vibrantes vous ferez trembler les murs de votre salon à l’écoute de ‘Limpet’ et pour le repos de l’âme ‘Eggshells’ vous immergera dans des ambiances spatiales et hypnotiques. Côté prog, avec une pointe jazzy, nous trouvons ‘Swoop’ qui implacable dans son énergie met en valeur une grande partie de la magie technique qu’Andrew Scoffin affiche.

Sia

SOLSTICE

3 sur 3

SOLSTICE est un groupe britannique, mené par Andy Glass depuis les année 80. Un son typiquement reconnaissable en partie grâce au violon de Jenny Newman, ce qui lui donne un petit côté à la Kansas, mais la musique du groupe ne se cantonne pas seulement dans cette infime ressemblance. Les sept titres de ‘Sia’ savent être éclectiques et balaient les genres Néo Progressif, Folk Rock, Canterburry et bien d’autres au fil de mélodies toutes plus savoureuses les unes que les autres. Je vous invite à découvrir le titre d’ouverture « Shout » qui condense à lui seul, le long de ses treize minutes, un panel de rythmes variés et d’influences diverses, le tout organisé avec goût. Les titres acoustiques sont aussi présents (‘Love Is Coming’, ‘Long Gone’) mettant en avant la magnifique voix de Jess Holland. Côté style Canterburry ‘Stand Up’ affiche un rythme plus soutenu, des superbes passages de claviers et des parties de guitares finement ciselées. Rien à redire, ‘Sia’ est un album qui tient superbement bien la route !

Will Of The People

MUSE

1 sur 3

Le dernier MUSE, ‘Will Of The People’ pioche comme à son habitude dans une pléthore de genres. Pourtant, encore une fois, il y a quelques bons titres dans ce méli-mélo que nous produit Matthew Bellamy et qui reflète tout à fait leurs influences diverses qui vont du rock alternatif au synth-pop en passant par quelques incursions progressives et heavy. Des guitares souvent saturées, des claviers ingénieux, des rythmes agiles, mais percutants corroborent la superposition d’un univers musical où s’entremêlent des mélodies qui doivent autant à Queen (‘Liberation’) qu’à Procol Harum (‘Ghosts (How Can I Move On)’). Cela crée un contraste parfois surprenant, mais j’aurais préféré des titres moins faciles, plus originaux, moins racoleurs et ne pas y reconnaître ces gimmicks maintes fois entendus dans leurs précédents albums. Au titre des réussites (en étant indulgent), trois titres se démarquent : ‘Will Of The People’, ‘Compliance’, ‘You Make Me Feel Like It’s Halloween’. Pour le reste des compositions, comme souvent avec MUSE, le problème est qu’elles sont susceptibles de rapidement virer à la bouillie sonore, pour quelques-unes d’entre elles, voire à l’apathie pour certaines. Un album qui plaira aux inconditionnels de MUSE, les autres devront passer leur chemin !