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et qui font l'objet d'une brève de la rédaction.

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Genre musical
Groupe / Artiste
1 ‐ 10 sur 108 critiques
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Perfect light

Par 40 Watt Sun

2 sur 3

Un album que j’ai depuis un moment sous le coude ‘Perfect light’ du groupe 40 Watt Sun qui revient souvent sur ma platine, assez éloigné du rock progressif, mais qui mérite tout de même qu’on s’y attarde. Un album hors du temps, que le leader de la formation Patrick Walker a souhaité rendre le plus minimaliste possible. Huit compositions acoustiques où la poésie et la mélancolie sont omniprésentes, ici pas de décharges électriques, mais de longues complaintes ombrageuses où le chant grave et oppressant de Patrick fait vibrer chaque ligne mélodique. Il s’agit d’une invitation à la rêverie (qui fait du bien par les temps qui courent) avec des mélodies aux textes passionnés et sensibles portés par une musique soft et des guitares aux accords qui s’égrènent tranquillement mélancoliques mais jamais tristes. ‘Perfect light’, qui aurait gagné à être un poil plus varié, a le mérite de nous faire voyager dans des paysages intimistes et ondoyants. Les titres que je mets en avant « Behind My Eyes » et « Until ».

Love Will Never Come

Par Mr. Gil

2 sur 3

Mr. Gil, le projet solo de GIL MIREK l’ancien guitariste de COLLAGE, revient avec son nouvel album ‘Love Will Never Come’. Un groupe particulièrement doué pour créer une ambiance douce, planante et le chant de Karol Wroblewski éthéré et feutré y joue un grand rôle. Six compositions plutôt longues, atmosphériques, apaisantes, où l’accent est mis sur des structures progressives traditionnelles qui prennent du temps pour faire monter la tension. Le parfait exemple « Begging Hands » qui sur une mélodie riche en arrangements subtils, tisse un rock progressif finement ciselé et souvent nostalgique. Autre titre intéressant « Be For Me » une ballade prog-psychédélique mélancolique qui prend ses racines entre le Floyd et Camel. ‘Love Will Never Come’ développant calmement, mais avec rigueur ses ambiances plutôt vaporeuses s’écoute avec plaisir.

Cosmologica

Par Circe Link and Christian Nesmith

3 sur 3

Circe Link, musicienne et chanteuse américaine, se réclame, entre-autres, d’un genre sans doute peu connu des lecteurs de ProgCritique : le cowboy jazz ! Et puis, en association avec le musicien et guitariste Christian Nesmith (et aussi son mari sauf erreur), le duo propose ce surprenant Cosmologica. A l’occasion de la réalisation de cet album, Circe Link propose une intéressante définition du rock progressif : « Classical music using rock instruments », en ajoutant en substance : « In classical all rules can be broken. Time signatures, key changes, tempo modulation, and dynamic range are all fair game ». J’achète sans réserve ! Il y a quelque chose d’ABBA dans les superbes mélodies portées par la voix aigüe de Circe Link et il faut avouer qu’en multi-instrumentiste Christian Nesmith est au top. Il y a aussi du YES des tous débuts dans ce foisonnement musical (« Architecture », « Cosmologica », par ex.). « Syzygy (Terra Firma – Sol – Lunaria) » constitue un étonnant triptyque, d’une belle inventivité musicale. L’album date de 2021 (une éternité !), mais son côté inclassable, voire improbable, et sa musique jubilatoire en font un incontournable !

Parting Divide

Par Ned Greenough

3 sur 3

Une pochette qui n’attire pas vraiment l’attention, dommage, car le claviériste américain Ned Greenough produit une galette qui mérite le détour. Son album « Parting Divide » navigue entre l’héritage prog des années 70 et celui plus contemporain des dernières productions dans le genre. La musique de Ned Greenough a cette facilité à vous transporter dans des univers différents, tantôt classiques (l’intro de l’opus ‘The Plinth’ au piano), tantôt colorés de cuivres style mariachi (‘Bird Flu’). Il possède aussi cette facilité à vous entrainer dans des prog rock torrides (‘Old Autumn Hill’) ou terriblement accrocheurs (les ballades ‘Love Of The Ordinary’ et ‘Another Mile’ teintée de touches jazzy). Il y a aussi une suite ‘The Pedestal’ qui se développe en six parties, balayant toutes les facettes du progressif, pour un résultat délivrant un étonnant mélange de musique où se succèdent de gentilles mélodies privilégiant les mid-tempos aux démonstrations techniques échevelées. Pas révolutionnaire, mais des compositions qui touchent au but, « Parting Divide » est un album que l’on peut honnêtement qualifier de réussite !

Into the Heart of the Sun

Par Marco Ragni

3 sur 3

Le nouvel album de Marco Ragni nous plonge dans un thème plutôt sombre : une planète au bord de l’effondrement, l’être humain s’embarque dans un voyage pour trouver la liberté, la mémoire et l’identité au travers d’un voyage entre les horizons infinis de l’espoir et les sombres tunnels de la peur. Vaste odyssée formidablement illustrée par les sept compositions de ‘Into the Heart of the Sun’. Car il y a de tout dans ce concept album, des mélodies bien construites, des arrangements soignés, des invités de premier ordre et quelques titres réellement superbes comme : la somptueuse entrée en matière ‘Where We Will Spend Our Next Life?’ véritable ode au rock psychédélique lancinante et envoutante, les quatre parties de l’éponyme ‘Into the Heart of the Sun, Pt. 1 à Pt 4’ aux relents prononcés des années 70 où les guitares s’imbriquent à foison pour bâtir une imposante cathédrale sonore et un ‘Child of the Universe’, (bien loin de celui de Barclay James Harvest), où l’on se trouve plongé dans une solution prog metal en fusion. Marco Ragni poursuit son chemin en nous proposant un nouveau chapitre de sa musique, une fois encore, audacieux et psychédélique !

anomalies

Par Guillaume Turcotte

3 sur 3

Guillaume Turcotte est un multi-instrumentiste canadien qui pratique un étonnant mélange de rock progressif, de folk et autres genres musicaux, le tout chanté en français. Huit mélodies aux arrangements soignées, d’une belle homogénéité, et bien malin celui qui pourra extraire un titre de cet album tant ‘anomalies ’est riche de belles mélodies passionnantes de bout en bout, il faut dire que les textes en français, loin d’être insipides, sont un plus indéniable dans l’appréhension de celui-ci. Le chant léger et clair de Guillaume y apporte une touche sereine et majestueuse et semble flotter dans l’air. Délivrant des titres qui enchaînent accalmies mélodiques, passages lyriques et passionnés, l’album possède suffisamment de qualités pour séduire les amateurs de rock progressif et de rock bien ficelés.

Korb III

Par Korb

3 sur 3

Dès le premier morceau de ‘Korb III‘, le décor est planté, les premières notes du duo britannique d’Alec Wood et Jonathan Parkes, sous le nom de Korb, donnent une idée très précise de ce que sera sa musique tout au long de l’album. Une alchimie parfaite entre divers genres et influences : l’on peut citer pêle-mêle un peu de Floyd, du Ash Ra Temple, le Tangerine Dream de ‘Ricochet’ (1975) et ‘Cyclone’ (1978), certains Ozric Tentacles aussi. Dix compositions instrumentales très bien construites qui naviguent entres des parties plombées et des passages plus calmes, beaucoup plus délicats. Dégustez en priorité : « Korb’s Third Android » où se mêlent ampleur musicale et puissance maîtrisée, « Hunter » où les claviers enrobent avec virtuosité une mélodie hésitant entre les rythmes électroniques des années 70 et la fureur d’une modernité musicale riche de ses paradoxes. Régalez-vous aussi du somptueux et mélancolique « A Rare Bird » qui nous berce et nous emporte dans des effluves mélodiques et émotionnelles tout bonnement remarquables. Dans un créneau musical plus que visité et revisité, Korb s’en sort honorablement et se révèle être un bon ambassadeur de ce genre de musique tant il en réunit toutes les facettes.

Scissorgames

Par Ghost Of The Machine

3 sur 3

Formé notamment par des anciens de This Winter Machine, ce nouveau groupe sort Scissorgames, dont le style et les sonorités sont dans la grande veine des Marillion, Arena, IQ. On débute par une longue épopée de 17’, « Scissors », qui pose de belle manière les bases musicales du groupe. Si la musique du groupe ne manque pas de puissance, elle sait aussi faire dans la douceur mélodique, comme sur l’excellent « Just for Reference » ou la piste finale « Scissors (Reprise) ». Dans ses parties instrumentales « Mercury Rising » fait particulièrement preuve d’une belle inventivité. Bref, voilà du néo prog de haute qualité !

The Strange Life of Persephone Nimbus

Par Kilbey Kennedy

3 sur 3

Après ‘Jupiter 13 Steve Kilbey, l’auteur du hit ‘Under The Milky Way’ (The Church) et Martin Kennedy sont de retour avec un concept album ‘The Strange Life of Persephone Nimbus’, un projet tentaculaire traversé par une multitude de courants musicaux. Quatorze plages où Martin a écrit la musique et Steve a écrit les paroles. Un album influencé de toute évidence, dans sa forme, par le Pink Floyd. Ici pas d’envolées musicales ébouriffantes tout reste bien canalisé dans un rock progressif sombre et serein. Pour tout dire, j’aime bien la langueur des compositions de cet album où tous les titres tiennent la route, mes préférences iront à : « Goldmund & Narcissus », « Galaxy » et « When Time Has Run Out » pour son environnement sonore qui me rappelle le Floyd. A découvrir !

Caravaggio

Par Caravaggio

2 sur 3

S’affichant comme un groupe méditerranéen de hard rock progressif, Caravaggio nous propose une musique haute en couleur qui, en effet, ne manque pas d’influences musicales et de sonorités méditerranéennes, telle l’excellente entame « Before My Eyes » ou l’étonnant « Guernica ». Deux morceaux qui mettent aussi en évidence la palette vocale toute en nuances de Vittorio Ballerio. Le style jazz rock d’« Unlike Dolphins », l’intéressant balancement rythmique de « Confortable », ou la classique mais belle balade de « Fix You » démontrent le bon niveau et les bonnes intentions du groupe. Flûte et guitare acoustique, basse chantante, et toujours ces étonnants vocaux à l’œuvre dans « Life Watching » nous laisse dans des paysages ensoleillés et sereins. Un premier album réussi !