On a écouté

Retrouvez les albums que nous avons écouté
et qui font l'objet d'une brève de la rédaction.

Void

XCIII

2 sur 3

XCIII est un groupe français qui croise habillement le rock progressif et le Trip-hop, ajoutant de-ci de-là quelques touches d’un rock expérimental, comme nous le retrouvons sur le titre « At Last One Never Exists » . Côté prog la piste « Red Lights » affiche des influences proche de Porcupine Tree, tandis que deux autres morceaux sortent vraiment du lot : « Rosemary » et « Lunchbox » affichent un versant sonore aérien et hypnotique, grâce à la volupté atmosphérique de leurs mélodies. ‘Void‘ un album agréable à l’oreille, pour qui n’est pas arrimé à un genre prédéfini !

Lanterns Fade

Smokestack Faerie

2 sur 3

Lanterns Fade’ est le premier album de Tim Reus avec son projet Smokestack Faerie. Huit compositions au son simplement structuré et principalement coloré par la guitare.  Une légère influence folk/psychédélique vient agrémenter la plupart des titres, en particulier dans l’éponyme ‘Lanterns Fade’ le point culminant de l’opus (plus de 11 minutes) et sur « To A Candlelit Wasteland » qui tous deux mixent de nombreuses ambiances changeantes et un travail très agréable à la guitare. L’excellent et seul instrumental « Soaring Steam », quant à lui, nous plonge dans la mouvance du Tull. Le point négatif, des compositions bien souvent trop longues. Si vous aimez le prog mélodique avec des accents folks, ‘Lanterns Fade’ fera l’affaire !

The 5th Season

Resistor

2 sur 3

RESISTOR est un groupe de rock progressif américain, The 5th Season, est le dernier album du quatuor composé notamment de Steve Unruh un des musiciens réguliers de The Samurai of Prog. Cet album de sept pistes est architecturé sur un prog-rock plutôt classique. Les compositions alternent finesse et dureté, à découvrir en ouverture « Winter » et « Saint Iris » tendance J.Tull. D’autres titres méritent aussi le détour, comme le fougueux « Aurora » ou le limpide « Falling Snow ». Un album qui manque tout de même de régularité, alternant le bon et le moins bon.  

One

Luca Zabbini

3 sur 3

One est le premier opus solo du chanteur, Luca Zabbini (claviériste et compositeur) membre du groupe italien Barock Project. Un album rempli de onze titres aux atmosphères variées. Ici pas de prog rock dans la veine de son groupe, mais sont présentes des mélodies aux contours pop/rock avec tout de même une recherche musicale un peu plus élaborée. Seul « No One There » et « Constantine Cry » , tous les deux excellents, par ailleurs, effleurent du bout des doigts le prog. Pour le reste une palette de titres extrêmement bien troussée, avec un léger côté Beatles sur « Everything Changes » et « Taking Time », un « Hello » qui aurait pu figurer au répertoire de John Miles et quelques incursions dans la musique de la renaissance sur « I Don’t Know ». De toute évidence ‘One‘ peut se targuer de compositions immédiatement accessibles !

Beyond Borders

Fractal Mirror

1 sur 3

Fractal Mirror a sorti son cinquième album « Beyond Borders » . Six titres pour un album en dents de scie. L’instrumental « Beyond » ouvre l’album sereinement sur une musique qui restera volatile pour arriver sur la pièce maîtresse, avec ses + de 17’, « Ashes » une composition à tiroirs qui fonctionne bien sur les premières minutes, mais s’essouffle rapidement. Un prog aux sonorités rétro « Shadow Man » sans grande originalité. « Slip Away » et « Kingdom of the Lost » deux balades mélancoliques qui s’écoutent bien, néanmoins je dois avouer que cela manque un peu de substance. Pour terminer sur un « Borders » qui n’est pas dénué d’idées, mais qui se traine en longueur. Uniquement pour les inconditionnels de Fractal Mirror.

ZERO, ACTS 1 & 2

Laughing Stock

3 sur 3

Quatrième album pour le groupe prog norvégien Laughing Stock. Je ne vais pas m’attarder sur les douze pistes individuellement, car pour ‘Zero, acts 1&2’ celles-ci forment un tout d’une certaine cohérence. Sauf « School » et « Leave Me Alone » tranchent par un élan dynamique un peu plus prononcé avec le reste des morceaux. En fait il y a peu d’atmosphères différentes sur l’opus, nous sommes plongés dans un même bain (prog/rétro), où les compositions flirtent langoureusement et nonchalamment à l’intérieure d’une sphère mélancolique et sombre. Quelques influences avec la musique de Roger Waters peuvent se ressentir çà et là dans les mélodies. Un bel album, à déguster lentement les yeux fixés sur la voie lactée !

Ainavihantaa

Malady

2 sur 3

Si vous êtes comme moi, vous ne comprendrez absolument rien aux paroles, normal, c’est du finlandais. Par contre, la langue s’intègre bien avec ce type de musique, un prog rétro qui frise les prémices du rock progressif, celui de King Crimson et consorts. Malady utilise avec bonheur le Mellotron et l’orgue Hammond qui tapissent de leurs sonorités vintage les six longues compositions, le saxophone y ajoutant une chaleur bienveillante. Trois titres bien ficelés, les morceaux « Alava vaara » affichant des relents du ‘roi pourpre‘ tandis que « Sisävesien rannat » ajoute un riff de guitare funky qui se balance entre les lignes d’orgue et de sax. Quant à « Dyadi » il nous transporte dans une ambiance sinueuse soutenue par une architecture complexe. De toute évidence Ainavihantaa devrait plaire aux amateurs d’un prog empreint de nostalgie.  

40

Krzysztof  Lepiarczyk

2 sur 3

Le claviériste Krzysztof  Lepiarczyk connu pour sa participation à Loonypark publie avec ‘40‘ son quatrième album. Son premier opus, ‘Art Therapy’ en 2016, m’avait vraiment emballé, créatif et progressif jusqu’au bout des ongles. Pour ‘40‘ mon ressenti est légèrement plus mitigé, les compositions sont bonnes, quoique un peu semblables, les musiciens sont pile-poil, mais j’accroche moins, peut-être le chant qui semble étouffé ou trop en retrait ? Pourtant la voix de Joanna Pawlikowska à tout pour séduire, elle est loin d’être insipide, il suffit de l’écouter sur les superbes « Jazz Monday » et « Babylon » , où elle est mise en valeur, pour constater que la dame à du coffre et de la tessiture. Au final un album correct qui pourrait être un marche pied pour aborder l’univers du musicien talentueux qu’est Krzysztof Lepiarczyk, mais à choisir, ‘Art Therapy’ sera mieux à même de le faire.

Hesitant Light

Donner

1 sur 3

Jacob Holm-Lupo (White Willow) s’essaye à son tour, après MARIUSZ DUDA et son (Claustrophobic Universe), à la production solo axée sur une musique uniquement synthétique sous le projet de DONNER. « Hesitant Light » et ses dix plages nous immerge dans des titres à l’essence purement électronique. Bon, ça s’écoute, mais tout cela est extrêmement convenu, déjà entendu et réentendu. Du sous Tangerine Dream avec « Melancholy City » de l’Ennio Morricone pour l’éponyme « Hesitant Light » un peu de Klaus Schulze sur « Floating World » et un soupçon de Vangelis avec « Andromeda Waltz » . A la décharge du courageux Jacob, il est difficile de proposer quelque chose de neuf dans un genre exploité à outrance et qui a connu son apogée dans les années 70/80.

The Secret Garden

Arlekin

2 sur 3

The Secret Garden le deuxième album d’ARLEKIN pourra convenir musicalement à tous les aficionados de groupes comme Marillion, IQ ou Pendragon. Igor Sydorenko le leader de la formation poursuit le chemin entamé avec son premier opus ‘Disguise Serenades’. Peu d’originalité dans les six compositions présentent sur l’opus, mais tout de même un rock prog voire neo-prog de très bonne facture. L’ensemble passe sans problème, certaines pistes étant même un modèle du genre prog comme « Night of Two Knights » et son superbe solo de synthé. Dans ce registre là, mais en plus nerveux « It Wouldn’t Last » et l’épique de plus de neuf minutes « Mirror Of Shadows » tirent eux aussi leur épingle du jeu.