Gateway

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(4.8 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Un gros semestre après la sortie de Nine Tomorrows, inspiré des écrits d’Asimov, Mark Jeffrey Dye revient sur scène pour Gateway, qui tire son inspiration (et son livret) d’un autre auteur américain de SF, Frederik Pohl, et plus précisément de son cycle Gateway, traduit chez nous par La Grande Porte. Il y a tout juste un an, après s’être essayé avec bio au rock oratorio dans le Voyage Of Starflight J-5, Elysian Fields aborde le genre musical, terme que l’on peut traduire chez nous par comédie musicale, c’est ce que j’ai trouvé de plus approprié.

Sur les 5 livres qui constituent Gateway (Le Cycle de la Grande Porte), Mark J. Dye s’attaque aux 4 premiers, le dernier étant un recueil de nouvelles. Les (très) nombreux personnages de l’aventure sont joués par uniquement 3 chanteurs : Mark J. Dye, Andrew Winton (qui contribue également à l’écriture musicale), et Adrienne Anastasia.

Le Décor ? Gateway est un astéroïde évidé par les Heechee, une race extraterrestre disparue depuis longtemps. Les humains ont eu un succès limité dans la compréhension des restes de la technologie Heechee trouvés là-bas et ailleurs. La Gateway Corporation administre l’astéroïde au nom des gouvernements des États-Unis, de l’Union soviétique, de la Nouvelle Asie populaire, de la Confédération vénusienne et des États-Unis du Brésil….

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Et c’est parti pour près de 2 heures de musique qui aborde à peu près tous les genres, et qui ne manque pas d’humour à l’occasion, fidèle en cela à l’écriture de Pohl. « Act I : Gateway » (La Grande Porte) débute sur un rythme à 5/4, inquiétant, qui me rappelle un certain Mars, The Bringer Of War … On enchaîne rapidement sur un passage acoustique et, plus loin (vers 5’) sur un passage rapide et héroïque à souhait (« Helluva Ride »). Les scénettes s’enchainent sans discontinuer, contrastées au possible, avant un retour au passage acoustique du début, ce qui clôt ce premier acte.

Le deuxième acte, « Beyond The Blue Horizon » (Les Pilotes de la Grande Porte) démarre dans la fureur et les sons saturés, et on image aisément une chorégraphie tout en mouvement, rythmée et syncopée à souhait. D’ailleurs cette scène est titrée « The Fever »… La scène suivante, « Herter-Hall Expedition » est un petit bijou de music-hall. A la toute fin de l’acte on réentendra une nouvelle exposition du thème inquiétant à 5/4 du début du premier acte. L’aventure continue …

Place au troisième acte, « Heechee Rendezvous » (Rendez-vous à la Grande Porte) qui, après quelques accords introductifs, se lance dans un long slam sur fond de sonorités électro. La scène suivante, très dansante, fait plus dans le style West Side Story. Vers 19’45, (« Kugelblitz ») on admirera une tournure très théâtrale dans laquelle les acteurs dialoguent sur fond musical.

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Pour le quatrième et denier acte, « Annals Of The Heechee » (Les Annales des Heechees) on se régale d’une excellente intro en mode disco ! Autre passage très haut en couleurs, « The H and B Show » (vers 10’30), plutôt humoristique avec son style ragtime. On arrive maintenant à un des sommets de l’album avec « At The Throne » (vers 22’), dans la grande tradition américaine du jazz vocal façon « Manhattan Transfer ». Magique ! A la toute fin, ultime retour du rythme à 5/4. Mais c’est dans la lumière et la sérénité d’un ultime passage en mode majeur que se termine cet étonnant spectacle.

Voilà un très bref survol de cette œuvre proprement titanesque dans laquelle Mark Jeffrey Dye, parfaitement secondé par ses deux complices, se révèle une fois de plus un musicien hors pair (mais ça on le savait déjà !), doublé d’un metteur en scène pour le moins inspiré. Pas de doute, l’esprit et le style de Broadway planent au dessus de Gateway !

Formation du groupe

Mark J. Dye performed the vocals for: Robinette Stetley Broadhead, Tiny Jim, Payter ”Peter” Herter, Albert Einstein program, Narrator, Oldest One, Ensign, Paul C. Hall, Audee Walthers, Jr., Shoe, Guard, General Julio Cassata, Parent, Decoded Message, Crewman, Cyril Basingstoke, and God. Andrew Winton performed the vocals for: Sigfrid von Shrink, Juan “Wan” Henriquette Santos-Schmitz, Paul C. Hall, Old One, Subset, Captain, White-Noise, Burst, Sternutator “Sneezy” “Dopey”, Robo-Teacher, and General Beaupre Heimat. Adrienne Anastasia performed the vocals for: Gelle-Klara Moynlin, Dorema “Lurvy” Herter-Hall, Janine Herter, Semya Yagrodna “S. Ya.” “Essie” Lavorovna-Broadhead, Dolly Walthers, Janie Yee-xing, and Parent. The name of the young girl who performed Oniko Bakin has been lost. I apologize. The name of the young boy who performed Harold has also been lost. I hope that one day I’ll be able to provide their names to the world. They both did a superb job. Elysian Fields is Mark J. Dye. All instruments were performed by Mark J. Dye. All lyrics are adapted or written by Mark J. Dye with Andrew Winton. All music is by Mark J. Dye with Andrew Winton. Thanks to: Reaper, Jackson Guitars, Epiphone Guitars, Fender Basses, Ovation Guitars,

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