Tales From Avalon

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(4.8 sur 5) / Autoproduction
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L’infatigable Chris Engels, quelques mois après la sortie de BIG, propose un nouvel album, inspiré en droite ligne des légendes arthuriennes et de la mythique Avalon. La geste d’Arthur, et l’heroic fantasy plus généralement, restent une source d’inspiration inépuisable pour notre genre musical favori ! Sauf erreur de ma part, Tales From Avalon est l’opus 7 du CEN-PropjekT. Une occasion de plus d’apprécier le style parfaitement reconnaissable de Chris : des ambiances floydiennes ou à la Rick Miller, une voix nonchalante légèrement robotisée, bref, une atmosphère très particulière. Difficile de ne pas faire le parallèle avec le très récent Gods, dernière œuvre en date du multi-instrumentiste allemand, dans son autre projet dénommé Chris Angels. Quand je vous disais qu’il était infatigable ! Pour faire simple et sans doute un peu réducteur, l’un fait un dans prog plus mélodique ou acoustique, l’autre lorgne plutôt du côté heavy prog.

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Dérogeant à son habitude d’utiliser des textes de poètes de langue anglaise, Tales From Avalon est basé sur ses propres textes. Les illustrations accompagnant la musique (cf. image ci-dessous) sont également de lui.

« Respect For All » (où un jeune prince rencontre un vieux dragon) décrit mieux que tous les mots le véritable style musical de Chris Engels, très fluide et très mélodique. Pour évoquer l’île mythique d’Avalon (« Peace On Avalon »), la musique se fait par moments plus bucolique. « Monsters In My Head » fait entendre un agréable balancement rythmique ponctué par les accords répétés à la guitare acoustique, présents tous le long de morceau et qui lui donnent un côté hypnotique. Autre moment acoustique, avec beaucoup de grâce et de simplicité pour évoquer une jeune fille et un magicien / enchanteur. La même ambiance perdure sur « In A Cave ».

Très introspectif et mélancolique, « Hope In The Light » reste constamment dans les clairs-obscurs, se gardant de basculer dans l’ombre ou la franche lumière. Dans la deuxième partie, une voix féminine nous régale d’une très belle vocalise grégorienne. « Fate », – la recherche du bonheur, mais le destin ne l’entend pas forcément de cette oreille -, se révèle être une calme ballade qui prend peu à peu de l’ampleur après un break surprenant (3’30) puis un passage grandiose soutenu par des chœurs mellotronesques.

En gardant la même tonalité que les deux pistes précédentes, « Angels » en conserve aussi l’esprit et le style très « automnal ». La dernière piste met en scène Arthur et Excalibur. « King Arthur » constitue évidemment le point d’orgue de l’album. Quelques bruitages déstructurés et étranges laissent place à un élégant motif au clavier qui se met en place sur un tempo de marche lente mais décidé. Rien de guerrier ou de sombre ici, mais une évocation bienveillante et grandiose de la légende arthurienne. Le magnifique refrain vous rappellera un passage de « The Lamia ». Superbe conclusion !

J’avoue beaucoup apprécier le style musical du CEN-Projekt et particulièrement « Tales From Avalon » (*). Ni austère, ni exubérante, la musique s’impose dans un impressionisme toujours en équilibre … l’obscure clarté qui tombe des étoiles ? Cet album constitue sans doute pour Chris Angels son œuvre la plus personnelle, dans lequel il se révèle une fois de plus un magicien des sons, aussi à l’aise aux claviers qu’à la guitare.

(*) https://engelsartig.jimdosite.com/shop/musikshop/cen-projekt-album-tales-from-avalon/

Formation du groupe

Compositions, chant et tous les instruments : Chris Engels

🌍 Visiter le site de CEN-ProjekT →

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