Mirror Universe

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(4.5 sur 5) / Autoproduction
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Le prog suédois est une valeur sûre, et de découvrir A Secret River et son nouvel album Mirror Universe, me l’a superbement confirmé ! A vrai dire j’ai 10 ans de retard, puisque leur premier album date de 2014… Pour ce voyage musical du côté de Göteborg nous retrouvons Andreas Ålöv (multi-instrumentiste : vocaux, guitares, basse, claviers), Björn Sandberg (claviers), et la famille Bergstrand, John (batterie, percussions) et Elin (vocaux). Il y a toujours un risque avec les noms suédois (et plus généralement nordiques), c’est de malmener l’accentuation des voyelles (c’est aussi le cas avec le français …), bon j’espère m’en être a peu près bien tiré. A noter également, la présence de trois guitaristes invités, et je commence à soupçonner quelques belles envolées de ce côté.

L’album commence idéalement avec un morceau très mélodique, « Celestial Fields », fluide et alerte, avec d’agréables vocaux en duo. Le charme à l’état pur ! Piano et basse n’hésitent pas à un moment donné à lorgner du côté jazz. Une guitare acoustique lointaine vient nous prendre délicatement par la main dans l’entame de « The Bridge », sans parler d’une nouvelle superbe mélodie vocale, doublée dans les hauteurs par la voix féminine. La musique se renforce progressivement autour d’un solo de guitare et d’une rythmique plus lourde.

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La musique puissante et lyrique de « Moments » évoque quelque Kansas à la sauce suédoise. Des moments assez hard rock succèdent à des moments d’une infinie douceur. Un nouveau solo de guitare, très débridé, donne la réplique à une rythmique plutôt énergique.

Retour au charme musical avec la magnifique voix d’Elin Bergstrand, accompagnée un temps au piano. La piste-titre se fait balade, mais décidemment la rythmique basse / batterie ne peut s’empêcher de monter dans les tours, avant de laisser parler, l’orgue Hammond sur une ambiance jazz-blues inattendue mais savoureuse.

L’intro de « Beyond My Fears » m’évoque Pendragon. Cette puissante chanson qui va crescendo, largement en mode majeur, donne cette impression de force et de tranquillité qui vous rend à coup sûr optimiste ! Les guitares, très présentes sur l’album, s’en donnent à cœur joie sur l’instrumental « The Pain You Don’t See », très mélodique et tendance AOR.

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La grande épopée finale, « Billion Of Soul », n’est pas sans rappeler les fresques sonores de Kaipa ou des Flower Kings. Le premier quart est sombre, ou plutôt teinté d’une certaine gravité. C’est le piano qui vient assurer la transition avec des motifs descendants et ascendants qui nous fait des sombres harmonies mineures vers une tonalité majeur affirmée, préparant l’intervention d’un très beau duo vocal. Le long développement central permet aux musiciens de démontrer leurs compétences au service d’une musique riche et variée. Au tournant des 10’ le piano semble clore le morceau sur un ultime accord. Et bien pas du tout, débute alors un long passage assez new age, très poétique. Mais ça n’est toujours pas terminé car un chœur en forme d’hymne / cantique vient nous surprendre avant de laisser le mot de la fin (en la majeur) au piano. Superbe pièce !

A Secret River, voilà un nom à retenir, et Mirror Universe (*), un album d’une remarquable musicalité à découvrir en ce début d’année !

(*) https://www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_mhaSaxaeqnLCe8kQlmfDoqNg5hVr7klsg,

Formation du groupe

John Bergstrand : batterie, percussions - Elin Bergstrand : chant - Andreas Ålöv : guitares, basse, claviers, chant - Björn Sandberg : claviers - Avec : Johnny Lennartsson : solos de guitare - Andreas Allenmark : solos de guitare - Lars-Olof Johansson : solos de guitare

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