Octave

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(3.6 sur 5) / Decca
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Rock Progressif Rock Symphonique

La chronique de l’excellent David Minasian ‘The Sound of Dreams’ avec la participation de Justin Hayward au chant m’a évoqué d’agréables, mais vieux souvenirs. En effet les Moody Blues, ont inondé mes chastes oreilles, de l’époque, de petites merveilles pop-prog. L’on dit même qu’ils sont les créateurs/précurseurs du rock/symphonique avec ‘Days of Future Passed’ ! J’ai choisi dans leur abondante production l’album qui marque leur retour, en effet :

Après un Seventh Sojourn(1972) plutôt bon, les Moody Blues font une pause de six ans et produiront « Octave », leur neuvième album studio, sorti en 1978. C’est le dernier auquel participe Mike Pinder, premier claviériste du groupe de 1965 à 1978. Il fut remplacé pour la suite par Patrick Moraz (Yes, Refugee, Mainhorse).

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A vrai dire, cela faisait bien longtemps que l’on n’attendait plus grand chose du groupe. Leur longue carrière étant jalonnée de bon et de franchement moins bon, ce come-back devait être une réussite. Avec « Octave », le groupe revenait sur ses terres musicales de prédilection. Un savant mélange de Pop, de prog et de rock symphonique. Après une intro fleurant bon le rock FM « Steppin’ In A Slide Zone », les choses sérieuses se mettent en branle. Avec « Under Moonshine » et « Had To Fall In Love » petites merveilles aux entournures progressives, l’approche mélodique est parfaite, claviers soyeux et parties de guitare toujours fascinantes. Plus énergique, « I’ll Be Level With You » ne restera pas dans les mémoires, par contre, « Driftwood » reprend le fil conducteur mis en place dés les premiers morceaux, avec une qualité de composition qui vous ravivera les sens comme au temps passé, de la magie pure.

Je passe vite sur « Top Rank Suite » et « I’m Your Man », tous les deux relativement insipides, pour arriver aux trois pistes emblématiques d’« Octave ». Du pur jus Moody Blues, des compositions reconnaissables entre mille, ce « Survival » symphonique en diable et aux refrains évidents, révélateur de l’incroyable talent du groupe. Un « One Step Into The Light », (la seule compo de Pinder) à la mélodie envoûtante, mi-parlé, mi-chanté et qui constitue certainement une des grandes réussites de cet album. Et pour finir, « The Day We Meet Again », après une douce intro instrumentale Hayward pose sa précieuse voix, puis arrive sa guitare délicate qui fait décoller l’ensemble, ce titre est un véritable trésor mélodique où le groupe retrouve toute sa splendeur d’antan.

Si je fais le décompte, sept titres sur dix sont bons, voire pour certains, excellents ! Les Moody Blues avec « Octave » confirmaient bien, en 1978, les espoirs créés par leur retour en studio.

Formation du groupe

Justin Hayward : chant, guitare, claviers John Lodge : chant, basse, claviers Ray Thomas : chant, flûte, harmonica, tambourin Graeme Edge : batterie, percussions, chant Mike Pinder : chant, piano, orgue, synthétiseur, Mellotron, claviers Personnel additionnel R. A. Martin : cuivres, saxophone Patrick Moraz : Claviers sur les chansons bonus live (11 - 15)

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