Water Finds A Way

Par

(3.5 sur 5) / NEdOG Records
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Atmosphérique Rock Progressif Soft Rock

Robert Jürjendal guitariste estonien produit avec « Water Finds A Way », si je ne me trompe, son dixième album. Un travail familial, car il est accompagné de son épouse Signe au chant, son fils Anti au violoncelle et sa fille Lotte qui réalise le graphisme de la couverture. Participe aussi à l’aventure, le claviériste vénézuélien Miguel Noya. Robert nous embarque dans un voyage spirituel à la recherche d’une paix intérieure avec une musique intimiste et mystique.

Bien que les quatorze pistes aient leur propre caractère individuel, l’album pourrait se dérouler comme un morceau de musique en continu. Les mélodies, thèmes et paysages sonores, nous renvoyant tous à ce même état d’esprit retranscrit dans la musique. Calme et sérénité président au caractère conceptuel de l’album. Il me sera donc difficile de décortiquer une par une chaque plage de ce « Water Finds A Way ». Juste quelques impressions sur des plages qui ont marquées mon écoute :

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La piste d’ouverture « Trust », empile les couches sonores atmosphériques, spatiales et futuristes, lui fait suite « On the Heights », qui offre des passages musicaux présentant des notions progressives bien définies. Touches de guitares cristallines et sections instrumentales entrelacées parcourent avec grâce la mélodie intemporelle.

Poursuivons notre voyage, avec le premier titre moins chanté que susurré, et mon préféré. « Morning Land ». Il développe une mélodie vaporeuse, jetant les bases d’une riche superposition de textures, où le chant et les chœurs semblent suspendus comme flottant dans une atmosphère diluée. Une ouverture sur des accords de guitare acoustique, pour « The Lake Freezes » suivie par une guitare électrique qui tisse chaque note avec une belle limpidité. Proche de ce que proposait Camel, « For the Bees » et « AIR » présentent les mêmes arômes uniques que l’on retrouvait dans leurs compositions.

L’apport du violoncelle sur « Before and Now » se combine merveilleusement bien aux autres instruments, donnant au morceau une ambiance rock/classique agréable. Et enfin les 7:17 minutes d’« Everything Goes On » se déroulent à travers une série de thèmes bien architecturés et de passages aériens construits en boucles répétitives avec en trame un délicieux motif.

J’ai particulièrement aimé dans « Water Finds A Way », ce qui est sa plus grande qualité, mais aussi son principal défaut, c’est l’homogénéité de celui-ci. L’album quand on le prend en entier dégage une forte dimension, et il est difficile d’en extraire une petite partie tant il semble avoir été conçu comme un tout par le musicien. Chaque piste prisent individuellement se sent légèrement esseulée et perd de sa force et de son amplitude. Pour les amateurs de musique dans le sillage de Fripp et Steve Reich, Jürjendal à su canaliser l’électricité du premier et l’esprit minimaliste du second !

Formation du groupe

Robert Jürjendal : guitare électrique, guitare tactile U8, guitare 12 cordes, synthé guitare, chant, percussions - Signe Jürjendal : chant - Anti Jürjendal : violoncelle - Miguel Noya : piano

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