The Weight of Man

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Ray Wilson publie : ‘The Weight of Man‘ album qui ne révolutionnera en rien le monde du rock ni celui du rock progressif, mais comme il sait si bien le faire, les dix mélodies présentes sur la galette s’honorent à inonder nos neurones d’un soft rock, teinté de prog, mélodieux et finement ciselé.

Ray Wilson développe une carrière en tant qu’artiste solo depuis plus de 20 ans, après avoir fondé The End puis rejoint le groupe Stiltskin il est engagé, suite à son départ de celui-ci, par Mike Rutherford et Tony Banks. C’est comme cela que Ray devient le nouveau chanteur de Genesis en remplacement de Phil Collins. En 1997 sort le dernier album du groupe Genesis Calling All Stations. Malgré un certain succès celui se sépare et Ray entreprendra alors une carrière en solitaire pour notre plus grand bonheur.

Il est assisté pour la mise en œuvre de ‘The Weight of Man‘ de : Guitare : Ali Ferguson – Basse : Laurie McMillan – Claviers et piano : Jethro Bodean – Percussions : Nir Z – Saxophone et clarinette : Marcin Kajper. De plus, divers musiciens apportent un soutien actif à celui-ci. Vous pouvez voir la liste des invités en fin de chronique.

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Dès le premier titre, « You Could Have Been Someone », sur une base mélodique solide et limpide s’impose un format musical qui constituera le point de départ d’une source d’inspiration qui ne faiblira pas tout au long de l’album. Un mélange de rythmes lancinants et mélancoliques inonde les compositions, « Mother Earth » traduit parfaitement cette osmose et dégage une chaleur sonore d’une inexorable profondeur. Les guitares cristallines de « We Knew The Truth Once » soulignent l’attention portée aux détails qui transparaissent, au fil de l’écoute, dans cette mélodie d’une beauté radieuse. Une sensation ambiante organique se dégage de « I, Like You » douloureusement mélancolique, la guitare inspirée d’Anthony caressant avec maestria les contours de la mélodie. Avec un rythme africain qui s’interpose entre certains couplets, « Amelia » joue sur les terres empruntées jadis par le ‘Congo’ (Calling All Stations) de Genesis où œuvrait Ray.

Le titre éponyme, « The Weight Of Man » marie avec aplomb des influences prog et pop. Démarrage sur une guitare qui égrène une délicate arabesque avant qu’un piano aux notes cristallines et la section rythmique ne soit introduite. Le refrain est entrainant et la partie finale du titre laisse libre court à un échange instrumental des plus intéressants. Autres moments remarquables de l’album, « The Last Laugh » déroule une mélodie immédiate et prenante qui nous captive, suivit du court « Almost Famous » à l’arrangement plus dépouillé qui me rappelle, à la fois par ses paroles et sa musique, le ‘Rock n Roll Star’ de Barclay James Harvest. Pour terminer, sur « Symptomatic » où piano et guitare accompagnent à merveille le chant poignant de Ray, et porté par une guitare acoustique, un chant limpide et délié « Cold Like Stone » se définit au mieux par sa pureté et son élégance.

Ray Wilson et ses musiciens ne prétendent pas innover, mais, « The Weight of Man » bénéficie de mélodies fortes aux ambiances variées, et de textes empreints de sens. Jethro Bodean, Scott Spence et Uwe Metzler ont collaboré en tant que co-auteurs sur toutes les compositions. En résumé, et sans l’ombre d’un doute, Ray a créé l’un des albums les plus attractifs du moment !

Formation du groupe

Chant et guitare : Ray Wilson - Guitare : Ali Ferguson - Clavier et piano : Laurie McMillan - Batterie : Jethro Bodean - Saxophone Nir Z - clarinette : Marcin Kajper Invités : Claviers, chœurs - Yogi Lang - guitare, banjo - Uwe Metzler - violon - Alicija Chrzaszcz - claviers, piano - Scott Spence - batterie - Frank Dapper - piano - Rainer Scheithauer - basse - Martin Ziaja - violoncelle - Henrik Mumm

🌍 Visiter le site de Ray Wilson →

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