The Water In You

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(4 sur 5) / Art of Music/Flat Earth Music
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Art Rock Atmosphérique Rock Progressif Soft Rock

L’album offre neuf titres mettant en valeur le talent de la chanteuse ISGAARD qui, en compagnie de Jens Lueck (Single Celled Organism), s’aventure dans des territoires artistiques ancrés dans l’art-rock et l’art-pop. « The Water In You » immerge ISGAARD dans des paysages musicaux variés, où les accords de clavier, les guitares et la batterie alternent les notes légères et des allers-retours dans les couloirs tourmentés de l’espace, pour une éclosion multicolore dégageant des moments exaltants de clarté.

Le somptueux « See Red Light », qui ouvre l’album, en est un parfait exemple. Le magnifique piano, la mélodie complexe et à tiroirs agissent comme une force irrésistible fournissant la plateforme idéale pour la voix stellaire d’ISGAARD. La batterie de Jens Lueck est superbe, offrant débordements et sensations fortes, Johnny Beck a également le loisir de briller dans un excellent solo de guitare. « Cocoon » nous invite à nous lover dans une atmosphère limpide, et à se laisser dériver au fil de l’eau dans un léger tourbillon.

Une atmosphère intense et grave (‘Mets du feu dans mes blessures et brûle la douleur à l’intérieur’) envahit « Now I’m The Water In You », le chant d’ISGAARD, enveloppé par la chaleur de la basse, imprègne les sens et crée une atmosphère propice à l’évasion, mais aussi à la réflexion, il nous donne également l’occasion de découvrir dans son final le superbe solo de guitare de Kay Soehl (Vlyes).

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Fidèle à ce que produit habituellement ISGAARD, « Let’s Use It For A Swing-by » la montre à son meilleur, avec une mélodie plus rythmée et magnifiquement construite. « From One To A Million » est à la fois optimiste et inspirant (‘Mille gouttes peuvent créer une vague, et un million de vagues se joignent comme des esclaves de l’eau pour créer la mer’). « Thieves », lent, religieux et magnifique, révèle la pureté de sa voix. Dans « Along The Wall » l’on retrouve des moments de tristesse, de légèreté, mais aussi une vision introspective âcre de soi (‘Je regarde tout ce qui reste de moi, un corps en train de s’effondrer, une coquille pourrie pour un esprit encore éveillé’).

« You Can Dance » est également particulièrement puissant, avec ses arrangements oscillants entre des moments simples centrés sur les guitares aériennes, qui trouvent toujours le ton juste, et des murs grandioses de voix et de claviers. D’une profonde délicatesse, le dernier titre, « We Should Have Known », où le chant d’ISGAARD flotte littéralement au-dessus de la mélodie, pose un regard critique sur l’état de notre civilisation (‘Ils volent ce qui est réel, nous sommes sur une glace mince, alors impactons et réagissons, ou nous en paierons le prix’).

Avec un chant véritable colonne vertébrale de compositions méticuleusement travaillées, ISGAARD véhicule parfaitement la dimension intimement puissante de « The Water In You », et c’est de là que l’album prend toute sa force et s’accorde parfaitement avec sa vision créative.

Formation du groupe

Isgaard : Chant - Jens Lueck : Batterie, claviers, basse, guitares électrique et acoustique, chant - Johnny Beck : Guitare solo, guitares électriques supplémentaires - Kay Soehl (Vlyes) : Guitare solo et guitare delay sur le morceau 3

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