XII

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(5 sur 5) / Polydor
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Pop/Rock Rock Rock Progressif Rock Symphonique

Oui je sais, le XII (1978) n’est pas le meilleur album de Barclay James Harvest, mais il est le premier LP studio de la formation que j’ai acheté. La même année je l’avais découvert avec le double en public « Live Tapes » grâce à une bonne chronique du magazine BEST. Ils ont confirmé mon intérêt pour eux lors du concert à Paris de fin 78 auquel j’ai assisté en y prenant un grand plaisir. Tombant sous le charme de ce groupe pas vraiment progressif, mais pas non plus très loin du genre, je me précipitais vers le disquaire le plus proche pour acheter toute leur discographie, en tout neuf albums. Et depuis cette date pas une seule de leur production ne m’a échappée, y compris depuis leur séparation avec l’éclosion des deux branches : BJH featuring Les Holroyd et BJH Through the Eyes of John Lees.

Pour définir la musique de Barclay James Harvest je dirai qu’elle s’inscrit dans un rock atmosphérique avec des tournures progressives et une marque de fabrique, la guitare électrique au son tout de suite reconnaissable, celle de John Lees. Des titres hyper léchés et des mélodies imparables dues principalement au duo de compositeurs Holroyd / Lees qui n’écrivent jamais en commun, mais séparément, se partageant équitablement, souvent aux secondes prés, la répartition des pistes d’un album. Holroyd et Lees chantent formidablement bien et chacun interprète sa création musicale, laissant de temps à autre Stuart « Woolly » Wolstenholme, le clavier, apporter sa petite contribution par une composition qu’il chante lui-même. Si l’on veut comparer BJH à la fois dans sa structure et sa musique les références qui viennent à l’esprit immédiatement s’ont Supertramp, sans l’aspect commercial de celui-ci, ou bien les Moody Blues pour la qualité des mélodies.

On en arrive donc à des morceaux pop/rock/prog entraînants comme « Fantasy – Loving Is Easy » ou « Classics – A Tale of Two Sixties » et « Turning in Circles » aux refrains qui s’imprègnent instantanément dans le cerveau. Pour les douceurs enclines à la mélancolie et à la rêverie nous avons le magnifique « Berlin » (le mur n’était pas encore tombé), l’ultra symphonique « In Search of England », composé et chanté par le regretté « Woolly ». Le versant planant est présent aussi avec « Science Fiction – Nova Levidoptera » et « Giving It Up » deux titres saisissants et surprenants, aux rythmes lancinants qui suivent chacun un lent et subtil développement affichant leur côté progressif, un mélange improbable entre le Floyd et Ten CC. La diversité étant de mise dans chaque opus de BJH, deux perles folk/rock « Fact – The Closed Shop » et « Fiction – The Streets of San Francisco » trouvent habilement leur place au sein de l’album sans faire tache.

Ce douzième album de BJH (en comptant les deux Live) atteint son objectif, car avec ses onze compositions il trouve l’équilibre parfait pour séduire !

Formation du groupe

John Lees : chant, guitare - Les Holroyd : chant, guitare basse - Stuart John Wolstenholme (dit Woolly Wolstenholme) : claviers - Mel Pritchard : batterie

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3.6 sur 5

Commentaires

  1. les BJH ont bercé mes années 80 et aussi celle qui ont suivi. je suis fan de ce groupe discret, cool et qui compose de la musique douce. par les temps qui courent (coronavirus) ça fait du bien. grand merci à eux.

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