Olias Of Sunhillow

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(5 sur 5) / Atlantic
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Rock Progressif

Le 24 Juillet 1976 paraissait chez Atlantic, l’album ‘’Olias Of Sunhillow’’.

Après la sortie de ‘’Relayer’’ en 1974 et la tournée qui suivit, le break marqué par Yes permit à ses membres d’enregistrer leurs premiers albums solos. Au cours du dernier trimestre 1975 furent donc publiés ‘’Beginnings’’ de Steve Howe (octobre) puis ‘’Fish Out Of Water’’ de Chris Squire (novembre) suivis en 1976, de ‘’Ramshackled’’ (Alan White) et ‘’The Story Of I’’ (Patrick Moraz). Si Jon Anderson fut le dernier à publier le sien au cours de l’été 1976, son projet remontait cependant à 1971. En effet, admirateur enthousiaste des illustrations de Roger Dean et féru de science-fiction, il avait particulièrement été marqué par la pochette de ‘’Fragile’’, la première pour Yes. Sa représentation d’un navire en orbite au-dessus de la terre, lui inspira le concept de son album, dont le titre portait le nom de son personnage Olias, sorte de mage et sauveur, originaire de la planète Sunhillow du lointain système solaire des Pléiades, et menacée de destruction. Le vaisseau interstellaire ‘’Moorglade’’ qu’il construisit permit l’exode de son peuple, comme le fit l’arche de Noé dans le Livre de la Genèse. Jon Anderson expliquait que le ‘patrimoine’ emporté par ce peuple, était implicitement symbolisé par la musique, dont ce répertoire, de manière métaphorique, incarnait l’universalité. Nous découvrions donc ici un registre mêlant essentiellement rock progressif, world music et New age.

Pour cet album ambitieux, et solo au sens le plus strict, Jon Anderson s’engagea dans la lourde mais stimulante démarche d’apprentissage d’un impressionnant arsenal d’instruments du monde (listés à la fin) allant des claviers, guitares et basse, à une vaste panoplie de percussions qu’il déploya seul et sans en être particulièrement expert (loin s’en faut), sinon bien sûr, de son chant falsetto unique, à la fois cristallin et démonstratif. De fait, les huit semaines d’enregistrement initialement prévues devinrent rapidement six mois pendant lesquels le musicien passa d’un système de 8 à 24 pistes, traversant des phases très compliquées et parsemées d’écueils, pour aboutir à ce que lui-même qualifia in fine d’un résultat miraculeux. Il ne bénéficia en tout et pour tout que des conseils de Tony Colton (producteur de ‘’A Time And A Word’’) et de l’aide des ingénieurs du son Brian Gaynor pour l’électronique et surtout Mike Dunn. Contrairement aux rumeurs, Vangelis ne participa en aucune manière à ce disque : Jon Anderson avait en effet rencontré celui qu’il considérait comme l’un de ses mentors, à Paris afin de lui proposer en vain, de rejoindre Yes. Le doute pouvait d’autant plus s’installer à l’écoute des séquences planantes de synthétiseur, qui, dès le morceau d’ouverture ‘’Ocean Song’’ témoignaient d’une évidente et forte influence du légendaire musicien grec.

Le répertoire présentait huit plages formant un ensemble très compact, rendant de fait, superflu un commentaire détaillé de chacune d’entre elles. Au-delà de l’instrumentation traditionnelle (claviers et synthétiseurs, guitares, basse, batterie), la richesse et la luxuriance de ces textures sonores était enrichie par des instruments de provenances diverses, allant de la harpe celtique aux flûtes africaines en passant par le bouzouki grec, le mandoloncelle italien, les sitar et tampura indiens, ou encore le saz (luth de Turquie) pour nous garantir 44 minutes d’évasion et de dépaysement total. Enfin, concernant la pochette du disque indissociable de son contenu, Roger Dean n’ayant pu se rendre disponible, recommanda à Jon Anderson un autre ancien élève, comme lui, du Royal College Of Art, David Roe, pour un résultat final plus que remarquable, n’en déplût à la maison de disque qui se focalisa uniquement sur le côté illisible du titre du disque et du nom du musicien.

Ce premier album resta probablement une œuvre difficilement égalable par la suite pour Jon Anderson, et qui entra très vite en bonne place dans les charts, des deux côtés de l’Atlantique. Une suite fleuve d’environ 4 heures divisée en plusieurs sections (‘’The Songs Of Zamran : Son Of Olias’’) serait toujours en suspens depuis une vingtaine d’années (l’extrait teaser ‘’Chords’’ puis plusieurs démos ont été successivement mis en ligne sur Youtube depuis 2010).

‘’Olias Of Sunhilow’’ fut remasterisé pour l’Europe (Esoteric Records) en 2021 dans un format CD + DVD comprenant sur le DVD, les versions 5.1 surround, haute résolution 96Khz et stéréo remix 24-Bit.

Formation du groupe

Jon Anderson : chant, chœurs - claviers : Minimoog, Korg Mk 1 & 2, orgue Farfisa, piano électrique Rhodes 66, Mellotron, orgue d'église à Beaconsfield, piano Baby Grand Piano Baldwin piano acoustique, Freeman string symphonizer ; guitares acoustiques Martin et Gibson, électrique Gibson Melody Maker (en), basse Höfner 500/1, Gibson mandoloncelle, sitar, tampuri, bouzouki, saz ; percussions : batterie Ludwig wood-block, tambourin, triangle, cymbale sur mesure, cymbales et gongs assortis, marimba, glockenspiel, xylophone jouet, cloches, cloches chinoises, sonnaille, cloches tibétaines, tambours, grand tambour, caisse claire, tambour à fente, tambours Navajo, tambours à peaux africains, tabla ; autres instruments : harpe celtique, marimba, assortiment de flûtes africaines en bois, tambours, grand tambour de fanfare, caisse claire de fanfare, tambours longs des Caraïbes, tambours Navajo assortis, tambours à peau africains, tabla;

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