Day And Age

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(4.5 sur 5) / InsideOut
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Rock Progressif

Une couverture d’album qui mixe allègrement des illustrations et thèmes ayant déjà inspirés des groupes comme Alan Parson et Pink Floyd. Une formation centrée sur ses trois membres : Le claviériste et chanteur Jem Godfrey, le guitariste John Mitchell et Nathan King à la basse. Le groupe a fait appel à trois batteurs pour les assister : Kaz Rodriguez, qui a collaboré avec Chaka Khan et Josh Groban, Darby Todd, qui a travaillé avec The Darkness et Martin Barre, et le célèbre Pat Mastelotto avec King Crimson. Le dernier et quatrième album de FROST*, « Day And Age » se présente avec huit titres sous les meilleurs auspices.

Dès la première écoute se dégagent toujours des influences proches de Genesis (il faut écouter ‘Island Life’ pour s’en convaincre). FROST* a travaillé avec application pour proposer une vision mélodique et hyper architecturée d’un rock progressif à haute valeur ajoutée, tout en s’inspirant du prog des années 60/70. Le résultat prouve que leur cheminement n’était pas vain !

Le titre éponyme marque incontournablement l’atmosphère et l’écoulement des compositions de l’album, avec une mélodie finement ciselée et des claviers délicats, auxquels s’ajoutent une ligne de basse ferme et un John Mitchell, délivrant un chant mélodique. Un rock progressif qui montre la persistance continue de FROST* dans ses compositions, affichant un mélange raffiné et délicatement complexe bordé de breaks féroces, mais à tous moments, cohérents.

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Voici venu « Terrestrial », à vrai dire celui qui m’a le moins emballé de l’album, malgré une approche rythmique forte et d’envahissantes couches de guitare. Textures de clavier riches pour « « Waiting for the Lie », empaqueté dans une ballade rock mélodiquement puissante. Le chant est chaleureux, nous pourrions le rapprocher de ce que faisait U.K. avec le regretté john Wetton.  « The Boy Who Stood Still » est probablement le morceau le plus atypique de l’album, principalement en raison de ses longues sections instrumentales accompagnées de chœurs éthérés et d’un texte narratif, dit par Jason Isaacs, un titre plutôt froid et dur, franchement, pas ma tasse de thé.

Pas mal de titres me rappellent le dernier Genesis, ‘Calling at stations’ notamment les pistes 5 et 6, « Island Life » & « Skywards » qui s’inscrivent dans un standard prog mélodique plutôt léger, mais qui percute l’auditeur par son apparente facilité à s’incruster dans vos neurones. Un progressif modèle que beaucoup ont essayé de copier, mais peut sont ceux arrivés aussi proches d’une telle corrélation. Mais attention, ce n’est pas un vulgaire pastiche, FROST* y apporte sa forte personnalité pour créer une musique originale et généreuse.

« Kill the Orchestra » profite d’une petite accalmie, avec une douce introduction en demi-teinte, avant que le rythme s’accélère au son grondant du riff de la guitare électrique. Défilent ensuite refrains percutants et paysages sonores qui se superposent durant plus de neuf minutes. Plus thématique et rentre dedans, l’audacieux et aventureux « Repeat to Fade » profite en filigrane du chant surprenant d’un soprano féminin. En premier plan Le chant de John est incroyablement percutant, mais le titre bénéficie également de la spectaculaire synchronisation, des variations d’intensité et de rythme.

« Day And Age » fait mouche souvent, à la fois pour une ambiance différente pour chacune des compositions, mais aussi intellectuellement pour ses textes forts et émotionnels. Mêlant à la fois un rock progressif ancien et moderne, FROST* nous balade au gré de ses fantaisies et arabesques musicales pour notre plus grand plaisir !

Formation du groupe

Jem Godfrey : chant, claviers - John Mitchell (Arena, Kino) : guitares - Nathan King (Dec Burke) : basse - Avec : Kaz Rodriguez (Chaka Khan, Josh Groban) : batterie - Darby Todd (The Darkness, Martin Barre) : batterie - Pat Mastelotto (King Crimson, Mister Mister) : batterie - Jason Isaacs : Narrateur

🌍 Visiter le site de FROST* →

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Commentaires

  1. Un excellent album de bout en bout.
    Cependant je trouve la critique très « rapide » et peu construite. Je pense que c’est tout le problème de devoir chroniquer un album en l’ayant sûrement survolé.
    Je ne parlerai pas des influences ou des réminiscences citées (aka Calling All Stations… bon, chacun son oreille j’ai envie de dire) ; mais j’estime qu’une critique sur un site aussi influent doit être bien renseignée !
    Ce n’est pas Godfrey qui chante sur Day And Age (a part une ou deux phrases dans le milieu/fin du morceau) ni même sur Repeat To Fade. Il s’agit du guitariste et chanteur John Mitchell qui apporte une grande part à l’œuvre numéro 4 qu’a pondu le groupe !
    Ce genre de détail qui personnellement me fait lever le nez…
    A bon entendeur, aucune animosité de ma part, juste un avis sur une chronique que j’attendais de pied ferme (étant donné que depuis la sortie de l’album et même avant, aucun site francophone n’a reviewé l’album). On pourra au moins noter l’effort ici et merci !

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