Mourning Knight

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(4 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Un groupe des années 90, basé dans l’est des USA, Mourning Knight … Cela vous dit quelque chose ? Moi non plus, jusqu’à ce que je tombe un peu par hasard, sur l’album éponyme tout juste sorti. Je n’ai pas mené d’intenses recherches, mais je crois comprendre 1) que c’était à la base le projet du multi-instrumentiste / compositeur Jason Brower, et 2) que les 5 pistes présentées ici résultent d’un matériau plus ancien, plus ou moins retravaillé pour cette sortie.

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Je n’en apprendrai pas plus sur le trio de Mount Kisco – Norm Dodge, Jason Brower et Alisa Amor, alors autant passer directement à la musique ! Le style mélodique et les chœurs et ensemble de cordes mellotronesques vous plongent dans un rock progressif des 70’s assez proche de Genesis au global.

Les 13’ de « Seance On A Wet Aternoon » ont un vrai côté « Trespass » ou « Nursery Cyme » : ton pastoral, alternances mineur / majeur, et bien sûr un large emploi des claviers et du Mellotron. Après 5’ de passage chanté, un instrumental avec de grosses variations de rythme se met en place avant une reprise du chant pour une fin plutôt aérienne et lumineuse. Un beau morceau de prog symphonique anglais imaginé et joué par des américains ! La piste la plus courte de l’album, « Playing The Fool » avec son atmosphère mélancolique et très mélodieuse reste proche de Genesis.

Plus développé, « Boold Of Martyrs » lance une intro en mode ballade style BJH, avant d’alterner avec un passage sombre et inquiétant rappelant des sonorités utilisées par Steve Hackett dans ses premiers albums. Un retour à la ballade du début détend un peu l’atmosphère avant la reprise du motif inquiétant qui nous laisse sur une note douce-amère.

Avec « The Blindman’s Window », la musique prend une tournure plus héroïque – mélodies et harmonies amples, un peu à la Kansas. Sans doute pas la piste la plus originale de l’album, mais une belle énergie positive ! Le côté grandiose de la musique est sublimé dans le lumineux final « Inside This Wonderland » qui porte l’auditeur dans les hauteurs (ce qui rappelle quelques passages de YES), sur un rythme lent sur lequel évoluent les accords de piano et un Mellotron céleste.

Au bout du compte, beaucoup de bonnes idées dans cet album qui se positionne clairement sur le créneau du prog symphonique des origines, et ça fonctionne plutôt bien !

Formation du groupe

Norm Dodge: Guitares électriques et acoustiques, Basse Jason Brower: Batterie, Percussions, Claviers, Voix Lead, Basse Alisa Amor: Chant

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