The Poetry In Contemplation

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(4.5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif Rock Symphonique

A peine un an après la sortie de « The Unintended Consequence Of Memory », mais 4 albums plus tard ( !), me voici avec « The Poetry in Contemplation ». J’avais assez apprécié cet album, un bel exercice de prog symphonique dans le style anglais des années 70. Et puis un submergé par les innombrables sorties de 2020 j’avais un peu zappé l’ami John Alarcon … Une écoute rapide du dernier me convainc rapidement que le canadien n’a rien perdu de son imagination musicale et que son prog résolument symphonique est toujours bien présent.

« De l’Espace », un joli titre qui voit loin et de haut, et c’est bien ce qu’évoque ce puissant instrumental qui fait la part belle au piano et au Mellotron, le tout avec un grand raffinement mélodique et harmonique.

 « Ashes » c’est une superbe intro au piano d’essence genesienne, claviers et flûtes s’en donnent à cœur joie dans un style assez lyrique plus italien qu’anglais. On redécouvre aussi la voix assez caractéristique de par sa tessiture assez grave de John Alarcon, qui semble avoir pris en charge la totalité des vocaux pour ses albums depuis 2020. Et c’est sans doute le seul bémol que j’attribue à sa musique : un registre vocal un peu plus aigu et lyrique ferait grand effet sur une telle musique.

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« Maybe » se révèle être une ballade essentiellement piano et voix, plutôt néo-classique avec de superbes modulations harmoniques. Néo-classique l’intro de « Pleasure And Pain » l’est sans conteste avec une mélodie au hautbois et des traits de ce qui me semble être un violoncelle. La suite c’est dur pur prog façon « Trespass » ou « Voyage Of The Acolyte ». Petit délire organistique pour lancer « Beyond The Pale » qui poursuit avec une flûte mélodique qui parcourt tout le morceau. « As I Am » est d’abord un hymne puissant et conquérant entrecoupé de passages instrumentaux piano, guitare et Mellotron.

« Unified » c’est une nouvelle fois une entrée néo-classique toute en légèreté avec cordes, clavecin et flûte pour un nouvel hymne assez lumineux et une conclusion grandiose. La piste terminale et accessoirement la plus longue de l’album, « In Good Conscience Was I » débute par un intéressant quatuor à corde, dont le thème est ensuite repris avec plus de force et de pesanteur aux synthés. Un peu de violoncelle au passage, et le thème est repris sur une rythmique cette fois très martelée. Un autre bel exemple de ce que sait faire John Alarcon.

Il y a du Steve Hackett dans la musique de John Alarcon, je ne parle pas de guitare, mais plutôt de style et de tournures musicales. Quant à la guitare c’est plutôt vers Anthony Phillips qu’il faut se tourner. Bref, le Genesis des commencements n’est jamais très loin, parsemé de quelques doses d’ELP voire de Gentle Giant et de PFM.

Si je compte bien, cela nous fait 6 albums en 1 an … ce qui fait écrire à John sur son site Le nouvel album et sorti et après une période très productive, il est temps de prendre une pause. Voilà qui devrait me laisser un peu de temps pour découvrir les autres albums, mais le dernier en date « The Poetry in Contemplation » reste un beau témoignage de l’art de John Alarcon et de son Arc Light Sessions !

Formation du groupe

John Alarcon: Piano, synthétiseurs, orgue, mellotron et chant principal - Hugo Emard: Basse - Steve Valmont: Batterie - Luc Tremblay: Flûte et hautbois - Patrick Simpson: Guitares - Michel Radisson : Violoncelle, contrebasse

🌍 Visiter le site de The Arc Light Sessions →

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