Forsaken Innocence

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Avec Drifting Sun et son nouvel album « Forsaken Innocence » au moins pas de mauvaises surprises, l’on sait d’avance que l’on va tomber sur un bon rock progressif étalonné avec précision pour les amateurs du genre ! C’est ce qui a fait leur force, leur attrait et a déjà permis avec les nombreux albums précédents de régaler nos oreilles avides de bonne musique.  

Alors oui, Drifting Sun est sans doute ce que certains appellent un archétype du groupe prog, et son album contient comme à son habitude son quota de titres épiques à grosses guitares et claviers flamboyants (à mon avis personne ne s’en plaindra). Ce groupe qui roule sa bosse depuis plusieurs décades, mené de main de maître par son leader le clavier et compositeur Pat SANDERS, nous révèle, tout de même, dans cette nouvelle production quelques merveilles un peu moins prévisibles.

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A commencer, en ouverture, par l’excellent « King of the Country » à l’ambiance médiévale où le talent de compositeur de Pat révèle sa forte personnalité et l’on tombe sous le charme de cette composition aux nombreux thèmes mélodiques et chœurs foisonnants. Mon préféré « Insidious » et son atmosphère cathédrale nous emporte dans des paysages sonores sublimes, melting-pot entre prog rock et classique. Pas de baisse de régime pour le suivant « Dementium » un prog au refrain mémorable qui reste porté par les claviers et la voix de Jargon (Verbal Delirium), le parfait exemple de la puissance de ‘tir mélodique’ de Drifting Sun. Un piano envoûtant ouvre le mid-tempo « New Dawn », la mise en place du chant, d’un solo de guitare langoureux et des claviers aux sonorités vintage lui confèrent une indéniable richesse.

C’est toujours avec délice que l’on savoure certaines prises de risques avec les deux pistes épiques « Forsaken Innocence Pt I & Pt II ». L’ensemble réunit le goût des instrumentations riches, sans pour autant verser dans le démonstratif, les interventions d’Eric Bouillette, au Violon, donnant à cette épopée une petite couleur folk. L’écoute en contiguë des deux plages de plus de 25 minutes concentre une grande variété de rythmes, un foisonnement de thèmes et révèle aussi une richesse de l’inspiration qui se renouvelle sans cesse. Après tant d’opulence, un repos du guerrier bien mérité, avec le romantique « Time to Go », une balade romantique légère et subtile. Dernier titre (Bonus) de l’opus, retour d’un Drifting Sun plutôt classique, avec « Hand on Heart » un prog rock vitaminé et bien huilé.

Drifting Sun nous balance, sans en avoir l’air, un grand album, peut-être même le meilleur de leur discographie, avec une production soignée et un sens de la composition qui fait mouche à tous les coups. « Forsaken Innocence » Hisse le groupe au niveau des formations clés du paysage progressif !

Formation du groupe

Pat Sanders : Claviers - Mathieu Spaeter (Franck Carducci, Ksiz) : Guitares - Jargon (Verbal Delirium) : Chant - John Jowitt (Arena, arK, Caamora, Frost*, IQ, Jadis, Rain) : Basse - Jimmy Pallagrosi (Karnataka, Franck Carducci, ZIO, Ksiz) : Batterie - - Avec : Eric Bouillette (The Room, Nine Skies) : Violon (1, 5, 6), Guitares (8) - Ben Bell (Pachwork Cacophony, Broken Parachute, Gandalf's Fist) : Hammond solo (3) - Gareth Cole : Guitares (7)

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