The Fading Thought

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre à l’écoute de « The Fading Thought », le premier album solo de John «Jargon» Kosmidis, fondateur du groupe progressif Grecque Verbal Delirium.

Je me suis donc plongé dans cet album avec curiosité. « The Fading Thought » comprend neuf titres qui combinent des éléments de musique classique et cinématographique avec du rock progressif. Première impression, pas si simple de rentrer dans la musique de Jargon, celle-ci peut paraître déroutante au premier abord, mais il faut insister et reprendre l’écoute de chaque titre séparément pour bien apprécier le travail de composition de John.

Premier à prendre son envol « The Film » (instrumental) qui se déroule nonchalamment comme un générique de court métrage, je dois le dire, la mélodie m’a séduit, la combinaison piano, violon et violoncelle donne à l’ensemble une couleur tristounette mais garde tout de même une impression printanière. Deuxième réussite le « In Search Of The Invisible Thin Line», où l’influence de la musique classique se frotte au rock progressif, l’orchestration du quatuor à cordes et des guitares est somptueuse, le chant de John se glissant félinement entre les genres, du grand art. Le court et éruptif « Dance Of The Framed Words » (instrumental) ne m’a pas plus emballé que ça, mais laissons la place au titre éponyme : « The Fading Thought » où j’ai pu apprécier la qualité de la douce mélodie, les arrangements et les superpositions thématiques. S’inscrivant dans un moule prog presque convenu, le titre est léger mais profond pour créer le mélange d’émotions qui va bien.

Dans le même schéma que le premier titre de l’opus « Light » (instrumental) un morceau ou le quatuor à cordes et piano tissent des arabesques romantiques nous envoyant directement vers la troisième perle de l’album : « Time Is Running Out » bénéficie d’une ligne musicale motrice pour placer une instrumentation solide et une voix aérienne avec une forte inclinaison dans le sens du rock progressif. Une mélodie bien équilibrée avec un démarrage nettement doux, mais le chant de John qui va crescendo passe avec brio la longue série d’alternances entre les différentes atmosphères.

Un piano donne le rythme de « How Can I ? » un rock progressif sombre, la mélodie est extrêmement fouillée, les rythmes intenses, les vocaux sont profonds et très présents, avec un travail particulier sur les guitares qui distordent et se lamentent en arrière plan. Curieux morceau mais doté d’une force incroyable ! Autre ambiance pour  « The Last Temptation » qui déploie une palette de thèmes romantiques qui flirtent avec le rock symphonique. S’entrecroisent alors passages lourds très mélodiques, avec soli et riffs classieux, la justesse de l’ensemble est remarquable. Légèrement en dehors du cadre musical élaboré par John jusqu’à présent, « Window To The World » qui clôt l’opus, s’inscrit dans un environnement plus rock, avec un refrain qui me rappelle de loin le vieux T. Rex des années 70. Une mélodie à la fougue très prenante, et d’une incroyable exaltation.

Il faut prendre le temps d’écouter attentivement ce « The Fading Thought », l’investissement en vaut la peine, riche et inventif cet album est une véritable réussite !

 

Formation du groupe

Jargon : Chant, Claviers, Piano - Nikitas Kissonas : Guitares - Leonidas Petropoulos : Basse - Wil Bow : Batterie - Kostas Karitzis : Violon - Stelios Papanastasis : Alto - Thodoris Mouzakitis : Violon - Aris Zervas : Violoncelle - Lupe : Chœurs supplémentaires sur "How Can I?"

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