Time Distortion

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(3.7 sur 5) / Autoproduction/Socan
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Rock Progressif

Si vous aimez Barclay james harvest et les œuvres en solo du regretté Woolly Wolstenholme (1947- 2010) claviériste de celui-ci, « Time Distortion » et vraiment fait pour vous. Le groupe qui produit ce bel album est U.C., que j’ai découvert récemment sur bandcamp. Une formation canadienne de Toronto en Ontario, qui produit son premier album, un concept basé sur ‘le temps déformé et fragmenté en distorsions multipliées, et chaque homme, femme et enfant à ses propres distorsions personnelle’.

Renseignements pris auprès du groupe, Troy Feener (batterie) et William Hare (claviers) se sont rencontrés en 2007. Ils ont formé Druckfarben en 2009 et sorti deux albums (Druckfarben et Second Sound) puis un live, DVD (Artifact). En 2018 ils sont rejoints par Kevin Bath (guitares, basse, chant). Au cours de l’été 2020, le concept de Time Distortion s’est développé, Kevin a proposé ses chansons originales et il a suggéré le nom U.C. comme un clin d’œil à l’influence du Royaume-Uni et aux racines canadiennes du groupe.

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Points forts de l’album, l’impressionnant « Magnanimity », qui rappelle vraiment Supertramp et Queen, notamment dans la façon dont il orchestre ses chœurs, avant de monter progressivement dans une tension dramatique. Le plus proche de B.J.H. « What Do You Believe » ajoute une touche de psychédélisme à la mélodie, il y a du synthé au son vintage et dans le mix, de belles percussions, des guitares acoustiques/électriques et un refrain addictif, ce qui rend la combinaison intéressante. Effet de légèreté pour « Helium », le bien nommé, qui s’articule autour d’une jolie mélodie vaporeuse dans le style de Klaatu (ça ne nous rajeunit pas).  

La pièce maîtresse de l’album et titre éponyme (Time Distortion), est divisée en cinq sections réparties en alternance sur l’album. Si l’on fait l’effort de les écouter rassemblées en un seul tenant, l’ensemble combine tous les éléments musicaux du groupe allant du floydien (PT1), au moelleux (PT2), en passant par le démonstratif (PT3), le néoprog (PT4) et le prog/symphonique grinçant (PT5). Souvent de courtes pistes qui font le lien entre des morceaux bien plus longs.

Autre point culminant, « Fragmentation Release Me Now Elusion Eye Of Providence ». A grand renfort d’interventions classiques, l’on passe d’un piano guilleret à des accords de clavecin, un refrain énergique, un magnifique emballement progressif et pour couronner le tout une pléthore d’atmosphères. Il y a une autre mélodie qui vaut le détour, « Preshia Ce Domi Phor » dominée par ses brillantes explosions vocales accompagnées tout le long d’un piano où l’on retrouve certaines architectures appréciées de Yes. L’on termine par une ode cristalline, « A Dream Within A Dream » à la mélodie facile et au refrain accrocheur, accompagnée au son de la harpe et de chœurs évanescents.

« Time Distortion » est un album susceptible de plaire à pas mal de monde, pas un chef-d’œuvre, mais cependant, bien au-dessus de la moyenne ! Un album très agréable.

Formation du groupe

Kevin Bath: Chant, guitares, basse, ukulélé, claviers, séquençage, caisse claire - Troy Feener: Batterie, percussions, séquençage - William Hare: Claviers, Voix, guitare, séquençage - Avec: Alex McMaster: Violoncelle, voix Ed Bernard: Mélodica Craig Lauzon: Voix Erica McMaster: Voix

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