Titres
- I Told You I Will (7:07)
- Gentlemen It's Time (10:32)
- Underground Rivers (8:15)
- Trickle Down (9:24)
- Nothing Between Us And Heaven, Pts 1-4 (17:40)
Cinq ans après le superbe Angels Of Peckham Rye, les Démons anglais sont de retour avec In Rabbits & Corners. Je ne sais pas ce que la gent lagomorphe vient faire dans cette histoire, mais là n’est pas l’essentiel ! Notons que le quintette composé de Rick Startin aux claviers et vocaux, John Silver à la basse, Simon Carbery à la guitare et aux vocaux, Naomi Belshaw au violon et de Ed Kontargyris à la batterie, n’a pas varié depuis les débuts du groupe.
« I Told You I Will » nous accueille avec ce qui ressemble au vol d’un hélicoptère, pour laisser place à un puissant thème déclamé par la vois assurée de Simon Carbery. La guitare rythmique assure le continuo, tandis que le violon étoffe le discours musical avec ses lignes aériennes. La musique ne s’éloigne guère de quelques accords qui s’enchainent inlassablement, donnant au morceau un caractère hypnotique. Avant d’entamer la dernière partie, un surcroit d’adrénaline infusée par la rythmique basse / batterie fait un court instant culminer la musique qui reprendra ensuite son rythme implacable jusqu’à un inattendu accord majeur final.
« Gentlemen It’s Time » débute dans une ambiance à la fois pastorale et mélancolique, avant que le violon ne s’empare des lignes supérieures sur une rythmique plus intense, un peu funky, et un chant à la Canterbury. Les doublures entre le chant et le violon en écho sont particulièrement belles. Le dernier tiers adopte une sonorité plus sombre.





Un mid-tempo marqué par une basse inamovible, un thème calme et solennel sinon hiératique énoncé en mode majeur portent inlassablement le très beau « Underground Rivers ». Il s’en dégage une atmosphère surréaliste et un irrépressible sentiment d’éternité.
« Trickledown », littéralement ruissellement, est une chanson triste qui se développe d’abord sur un rythme lent et la voix dans un registre grave. Le ton se durcit sur un tempo de marche lente et pesante, légèrement chaloupée un peu plus loin lorsque le rythme passe en 5/4. Le retour au rythme binaire nous amène tranquillement vers le final qui retrouve l’atmosphère étrange et dépouillée du début de morceau.
Pour terminer, nous avons droit à une épopée de près de 18’ en 4 parties, « Nothing Between Us And Heaven ». La première partie avec un son lourd et psychédélique me fait penser à Hawkwind. Violon et guitare électrique avec leurs lignes mélodiques plus aériennes donnent un peu de couleur à la musique. Les derniers coups de boutoir de la section rythmique nous amène vers la deuxième partie, rapide et entrainante. La mélodie chantée avec son accompagnement à la guitare acoustique est parfaite ! La rythmique lourde termine cet excellent passage pour nous amener cette fois vers une section instrumentale débridée avec de nouveau le chant torturé du violon et de la guitare. Et puis tout s’arrête soudain. La quatrième et dernière partie débute alors sur de longs accords contemplatifs, un élégant motif d’orgue en notes rapides vient donner un peu de mouvement, puis les vocaux empreints de nostalgie viennent terminer cette longue et belle suite.
Si arrivés à ce stade nous ne sommes guère avancés sur la signification du titre de l’album, nous pouvons tout de même faire le constat qu’avec In Rabbits & Corners (*), les Wood Demons nous offrent un superbe album de prog anglais aux accents folk. Vocaux et arrangements instrumentaux sont en tous points excellents. Je note également que ce nouvel album semble faire plus de place au son psychédélique que le précédent. Well done!
(*) https://thewooddemons.bandcamp.com/album/in-rabbits-corners-2
Formation du groupe
Rick Startin : claviers, guitare, chant - John Silver : basse - Simon Carbery : guitares, chant - Naomi Belshaw : violon - Ed Kontargyris: batterie, percussions
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