Titres
- Alpha (07:21)
- Beauty of Nature (04:53)
- Backbone (08:20)
- Ses Lunettes Noires (04:59)
- Intense (05:58)
- Rubberband (10:15)
- Life (04:23)
- Omega (09:50)
Deux ans après ‘Mask’, le groupe originaire des Pays-Bas, The Foundation sort son deuxième album intitulé ‘Relations’. Impressionné par la qualité des compositions de leur premier opus, j’avais hâte de découvrir les huit compositions de cette nouvelle production. Pas de surprise au niveau du genre de celles-ci, nous y trouvons un rock progressif mélodique, tendance symphonique/prog, plutôt classique, mais n’oubliant pas d’envoyer parfois de la dynamique. Tous les morceaux sont sublimés par une sonorité très chaleureuse, aidée par le type d’instrumentation utilisé (mellotron, flûte, violon).
Le morceau d’ouverture, « Alpha » donne un bon aperçu de ce à quoi on peut s’attendre : un prog hyper léché où l’on retrouve le chant intense de Mark Smit, sur un accompagnement instrumental à la Genesis, où l’on appréciera le jeu de guitare envoûtant de Rinie Huigen, la puissante basse de Gijs Koopman, les interventions judicieuses à la flûte de Judith van der Valk et les envolées massives des claviers de Ron Lammers. Rien de bien nouveau, mais la musique de The Foundation nous offre une déclinaison de notre genre préféré qui a son propre caractère.
Poursuivant dans le même créneau, l’instrumental « Beauty Of Nature » voit le groupe établir un groove lent, saccadé et hypnotisant, surmonté d’une atmosphère que l’on pourrait rapprochée de Camel. Ambiance plutôt médiévale pour « Backbone », on y trouve une touche folk, avec quelques soli de guitare dans la veine d’Andy Latimer (Camel) et un refrain plutôt convaincant, les interventions à la flûte nous rappelant parfois Jethro Tull.
Un titre aux paroles en français, « Ses Lunettes Noires », mélodie romantique mettant en avant le jeu au piano légèrement sombre de Lammers, ce n’est pas, loin s’en faut, mon titre préféré, qui s’écarte vraiment du prog et nous plonge dans une variété française qui irait comme un gant à Calogero. Bon, reprise d’une musique plus élaborée avec « Intense », qui dégage une bonne énergie, des claviers étincelants, le tout dans un climat dense qui enfle crescendo et une mise en avant du chant raffiné de Mark Smit.
Le morceau majeur de l’album, l’épique « Rubberband », de plus de 10 minutes, s’ouvre sur un long passage centré sur la guitare, puis se développe gracieusement dans des atmosphères plus douces soutenues par des nappes de clavier aériennes et une flûte délicate. Comme il se doit, bien souvent présente dans les albums de prog, nous avons une ballade : « Life », teintée de mélancolie, dans la veine de Barclay James Harvest, avec le chant de Mark Smit, ici très émouvant. Pour conclure, un des sommets de l’album, « Omega » s’inscrit dans une tradition néo-prog classique, l’ambiance y est plutôt légère, mais dans un éventail musical harmonieux, l’on y perçoit une tension sous-jacente.
Dans le flot des nouveaux albums qui sortent chaque mois, il serait regrettable que ‘Relations’ se fonde dans la masse, car c’est un album très agréable destiné à tous ceux qui apprécient le prog mélodique. Si vous aimez ce genre musical, vous passerez probablement un excellent moment en écoutant le deuxième album de The Foundation.
Formation du groupe
Mark Smit : Chant, claviers - Rinie Huigen : Guitares électriques et acoustiques, chœurs - Jens van der Valk : Guitares électriques - Gijs Koopman : Basse, pédales Taurus, claviers - Masaki ("Makkie") Shimakawa : Violon - Judith van der Valk : Flûte, Tin Whistle, Low Whistle - Jan Grijpstra : Batterie - Ron Lammers : Claviers
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