Titres
- Seven (10:08)
- Gift (8:02)
- Stellar Dust (3:01)
- Four (6:38)
- Kipppunkt (9:01)
- End (7:09)
Avec Four, Superthousand signe un disque organisé autour de six morceaux ancrés dans un rock progressif original qui confirment la singularité du groupe
Tout en l’emmenant vers une forme de maturité sonore qui l’éloigne de ses influences primaires et notamment celles du Floyd, Four s’écoute comme un bloc compact, pensé dans sa globalité, où chaque morceau semble dialoguer avec le suivant plutôt que chercher à briller isolément.
Le disque démarre en douceur avec « Seven », un prog de haut niveau qui dévoile lentement les différentes facettes du groupe naviguant entre énergie brute et construction minutieuse. Les guitares, souvent abrasives, tracent des lignes tendues, parfois répétitives, mais jamais inutiles. Elles servent une dynamique presque hypnotique, soutenue par une section rythmique solide, qui donne à l’ensemble un sentiment d’urgence maîtrisée. Superthousand joue avec les contrastes puisqu’au puissant « Seven » succède « Gift », une composition beaucoup plus aérienne et un texte fort sur la condition humaine, où les moments de tension côtoient des passages plus atmosphériques, laissant respirer la mélodie sans casser sa cohérence.
« Stellar Dust » une courte parenthèse acoustique et rêverie poétique au penchant folk nous ouvre les portes du morceau éponyme « Four », un début atmosphérique pour un climat mélancolique coloré de psychédélisme, puis la musique explose soudainement installant une ambiance aux nuances neo-prog. Véritable melting-pot des genres, « Kipppunkt » à l’enveloppe sombre et poignante, passe d’une intro minimaliste planante à la fulgurance des envolées symphoniques, l’ensemble rehaussé par un solo de guitare d’une grande force expressive. Dans un style proche de Marillion voire RPWL, « End » clôt l’album par une douce mélodie apaisante, avec des accords de guitare nonchalants et la voix chaleureuse de Dominik Mertens.
Superthousand ne cherche pas l’effet immédiat ou le refrain accrocheur à tout prix, mais à l’instar d’un vin raffiné Four est à savourer lentement, plutôt qu’à l’engloutir rapidement.
Formation du groupe
Markus MISSBRANDT : batterie - Dominik MERTENS : chant, guitares - Lars DREIER : claviers, guitare basse
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