Pieces of Eight

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(4 sur 5) / A&M
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Rock FM Rock Progressif

Contre toute attente, suite à « The Grand Illusion » (1977) déjà d’un très bon niveau, Styx publie en 1978 « Pieces of Eight » une excellente surprise. Il l’est tellement qu’il reste encore aujourd’hui la référence dans la carrière du groupe. Son jardin secret, c’est un mix réussi qui est le théâtre d’un Rock puissant, orienté FM et un Rock progressif énergique tendance Kansas voir Yes par certains côtés.

Dès le début, nous pouvons nous délecter sur un « Great White Hope » dotée d’une introduction pleine d’énergie, de puissance et riche en multiples rebondissements musicaux. « I’m OK » emboîte le pas de son prédécesseur, en y ajoutant une ligne mélodique et un refrain des plus accrocheur affublé d’un break aux claviers en son milieu qui en font, malgré une certaine complexité, une plage tubesque en diable. Le suivant « Sing for the Day » est un titre ‘gentillet’ sans grande personnalité, agréable à écouter, mais sans plus, bien en dessous des autres compositions de l’opus. Un court instrumental « The message » aux claviers omniprésents fait le lien avec « Lords of The Rings » une piste bien plus consistante, que ses deux prédécesseurs. Un titre aux couleurs prog avec pour les chœurs des consonances à la Yes et une mélodie ultra peaufinée que je rapprocherais par son emphase à celle de Queen, une affiche plus qu’alléchante j’en conviens.

Une intro à la Deep Purple nous entraîne sur le hard rock FM « Blue Collar Man » véritable archétype du genre, mélodie imparable, soli de claviers et guitares plutôt convenus, mais je dois l’admettre celui-ci vous enclin à chaque écoute à taper du pied et à dodeliner de la tête, signes irréfutables d’une bonne compo. Une introduction type ballade, mais pour peu de temps, pour « Queen of Spades » et « Renegade », deux morceaux ayant la même architecture, gorgés de breaks et changements de tempos à foison qui en font des pièces riches et complexes, assurément le poumon progressif de l’album. Enfin une vrai ballade, tendance Boston, le titre éponyme « Pieces of Eight » est séduisant, claviers et piano occupent le devant de la scène, ils augmentent la valeur ajoutée de l’opus en y ajoutant une note émotionnelle. Pour finir « Aku-Aku » clôt le LP sur un instrumental, véritable générique de fin de film aux entournures mélancoliques et sentimentales.

« Pieces of Eight » est, à mon avis, certainement l’un des meilleurs albums de STYX, pour en être sur je remets sur ma platine « The grand Illusion » !

Formation du groupe

Dennis DeYoung - chant, claviers - Tommy Shaw - chœurs, guitares électriques et acoustiques - James "JY" Young - chœurs, guitares électriques - Chuck Panozzo - guitare basse - John Panozzo - batterie, percussions

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