The Lamb Stands Up Live At The Royal Albert Hall
Par Steve Hackett
Titres
- Disc 1 (68:54) 1. People of the Smoke (4:47) 2. Circo Inferno (3:12) 3. These Passing Clouds (3:08) 4. The Devil's Cathedral (5:33) 5. Every Day (6:37) 6. Hands of the Priestess (3:52) 7. A Tower Struck Down (4:42) 8. Low Notes and High Hopes (3:16) 9. Camino Royale (10:11) 10. Shadow of the Hierophant (10:58) 11. The Cinema Show (11:03) 12. Aisle of Plenty (1:35)
- Disc 2 (77:28) 1. The Lamb Lies Down on Broadway (5:18) 2. Fly on a Windshield (8:42) 3. Broadway Melody of 1974 (2:28) 4. Hairless Heart (2:30) 5. Carpet Crawlers (6:02) 6. The Chamber of 32 Doors (5:38) 7. Lilywhite Lilith (3:07) 8. The Lamia (7:27) 9. It (4:40) 10. Dancing with the Moonlit Knight (8:28) 11. Firth of Fifth (10:15) 12. Los Endos (12:53)
On connait la série des Genesis Revisited en live initiée par Steve Hackett il y plus de 10 ans. Et bien en voici une nouvelle mouture, cette fois c’est The Lamb Lies Down On Broadway qui est à l’honneur, à l’occasion du 50ème anniversaire de la sortie du génial mais surprenant album de Genesis. Qui plus est ce double album live est enregistré au Royal Albert Hall. La vénérable institution, un des hauts lieux londoniens de la musique classique et des spectacle, a également vu passer nombre de groupes et des musiciens de rock, de Jimi Hendrix et des Beatles à Elton John en passant par les Who et Led Zeppelin, entre autres. Accessoirement, on notera que le général de Gaulle y parlera aux français en novembre 1941. A y regarder de plus près, le noble lieu avait déjà été investi par Steve en 2014 et avait donné lieu à l’album Genesis Revisited: Live at The Royal Albert Hall.
C’est son groupe de scène habituel qui accompagne le guitariste anglais, et il y a du beau monde : Roger King (claviers), Craig Blundell (batterie), Nad Sylvan (chant), Jonas Reingold (basse) et Rob Townsend (saxophone, flûte). Côté invités on note Steve Rothery, Ray Wilson, John Hackett, et Amanda Lehman.
Pour The Lamb il faudra attendre un peu, la deuxième partie en fait, la première étant dédiée aux œuvres dites solo de Steve Hackett, à l’exception notable du fabuleux Cinema Show. On démarre le show avec pas moins de quatre morceaux issus du dernier album studio, The Circus And The Nightwhale. Pas mal du tout, mais il me faut attendre « Everyday » (Spectral Mornings) pour me mettre réellement à vibrer au son de ce morceau particulièrement entrainant ! Difficile également de résister à la poésie flûtée (John Hackett) de « Hands of the Priestess », poésie qui sera amplifiée et magnifiée dans le sublime « Shadow of the Hierophant » chanté ici par Amanda Lehmann. Entre temps nous aurons entendu l’inquiétant « A Tower Struck Down », un bref interlude à la basse (« Low Notes and High Hopes ») reprenant le thème d’une fameuse sonate de Bach pour violoncelle (clin d’œil à « Horizons »), et l’exubérant « Camino Royale » dans une version plus musclée et jazzy que l’original en studio. Pour terminer la première partie, on passe chez Genesis avec l’intemporel « The Cinema Show » suivie de sa courte outro, « Aisle of Plenty ». La performance vocale de Nad Sylvan est absolument parfaite, et que dire de la sublime partie instrumentale ? Un des plus parfaits titres de Genesis, ici parfaitement restitué !
Avec le deuxième disque, nous abordons le cœur du sujet. Il n’était pas question ici de reprendre l’intégralité des aventures de Rael, au lieu de quoi nous avons droit à ce que j’appellerais un executive summary. Les morceaux les plus emblématiques y figurent avec bien sûr les deux extrêmes, mais à l’exception notable d’In The Cage. Le morceau-titre avec son célèbre trait virtuose de piano, véritable toccata, est tout simplement grandiose. Je suis un peu plus sceptique sur la version considérablement allongée de « Fly on a Windshield » qui s’éternise sur des solos de guitare des deux Steve, Hackett et Rothery. Bon, nous sommes en concert, ce qui explique cette mise en valeur des solistes parfaitement de mise dans un tel spectacle. Le « Carpet Crawlers » est superbe. Les vocaux d’abord dans un registre grave donnent une nouvelle dynamique à ce petit bijou musical. Autre grand moment avec l’incontournable « The Lamia » d’une incomparable poésie. L’album aurait très bien pu se terminer sur le jouissif « It » qui conclut le celui de 1974, avec son fameux Cos it’s only knock and knowall, but I like it. Le choix de l’éditeur a été de revenir à Genesis avec deux chefs-d’œuvre de Selling England, à savoir « Dancing with the Moonlit Knight » et surtout « Firth of Fifth » avec sa fabuleuse introduction au piano qui se joue des signatures rythmiques et des progressions harmoniques. C’est sur un « Los Endos » survitaminé pour l’occasion que l’aventure se conclut, l’occasion pour les musiciens de nouvelles passes d’arme sur scène pour un final assez dantesque.
Il faut rendre hommage à Steve Hackett de continuer à porter ainsi les couleurs de feu Genesis, et de la plus belle des manières. Les années 73/74 ont certainement été un point d’orgue et on en convient aisément à l’écoute de ce somptueux The Lamb Stands Up Live At The Royal Albert Hall (*). L’année 1975 n’était pas mal non plus avec la sortie de Voyage Of The Acolyte dans lequel Steve Hackett y démontrait sa maîtrise compositionnelle. Je ne connais pas l’ensemble des albums live que je mentionnais en haut de cette chronique, mais je qualifierais volontiers celui-ci d’indispensable. Et puis à bien y regarder, il me semble qu’il y a d’autres anniversaires qui pourraient tomber dans les années qui viennent …
Formation du groupe
Steve Hackett : guitares, chant - Roger King : claviers - Craig Blundell : batterie - Nad Sylvan : chant - Jonas Reingold : basse, variax, 12 cordes, chant - Rob Townsend : saxophone, bois, percussions, chant, claviers, pédales de basse - Avec : Amanda Lehmann : guitare, chant - Ray Wilson : chant - Steve Rothery : guitares - John Hackett : flûte
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