Percipio Ergo Sum

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(4.5 sur 5) / Flat Earth Music - Distribution: Timezone
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Rock Progressif

Percipio Ergo Sum est le deuxième opus solo du multi-instrumentiste et producteur Jens Lueck (Syrinx Call, Isgaard), sous le nom de son projet Single Celled Organis. Son premier effort « Splinter In The Eye » était fortement influencé par le rock progressif des années 70. Ce nouveau concept/album continue l’histoire du précédent. (en savoir plus sur www.singlecelledorganism.com).

Je dois avoir les mêmes goûts musicaux que Jens Lueck car j’adhère à 100% à sa conception de la musique. Percipio Ergo Sum contient un mix de rock progressif et de ballades mélodiques bien équilibré, une combinaison qui fonctionne parfaitement. L’utilisation de musiciens invités sur certaines pistes est également un bon choix car elle garantit le maintient d’un haut niveau de qualité musicale ainsi que suffisamment de variété dans les compositions.

« She’s Awake » le titre d’ouverture prend son temps pour installer l’atmosphère qui dominera toutes les compositions, onze au total, en nous plaçant une introduction au piano accompagnée d’une voix féminine discrète, avant que la mélodie gagne en intensité, entre alors en jeu : Nappes de synthés, orgue, batterie et chant, tout se déchaîne enfin, emmené par le travail principal de la guitare électrique. La musique m’a séduite dès le début, Jens à fait un travail d’écriture incroyable !

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Écoutez le délicat « The Final Door » et vous saurez exactement ce que je veux dire, il est lumineux et léger avec une sensation néofolk, virevoltant autour de vos oreilles de manière agréable. La mélodie de cette piste est parmi les meilleures et des plus immédiates de l’album. Encore une fois, « I’d Like To See » commence tranquillement sur une guitare floydienne, animé par des nappes de synthés planants. Le morceau coule bien avec un rythme lancinant, le chant expressif de Jens venant se calquer parfaitement aux lignes mélodiques.

Un autre aspect intéressant de Percipio Ergo Sum est la façon dont Jens crée des atmosphères fantastiques avec de judicieux sons de synthétiseur et de piano acoustique. Pour preuve, « Ride On A Ray » et son mélange de prog classique et de rock moderne, qui préserve la subtilité de la musique dans ce morceau rythmiquement plus complexe. Dans cette mouvance la ballade à l’atmosphère lourde, « Doubts » devient progressivement plus électrique jusqu’à s’envoler sous les coups de boutoirs de la guitare. L’intro de « Save Me From Dreaming » me rappelle fortement Ayreon, en termes de lignes mélodiques de la guitare. L’avantage de ce morceau de plus de 6 minutes est qu’il peut vraiment montrer les talents de compositeur de Jens. Les changements rythmiques se produisent aux bons endroits, et il y a un bon rapport entre la dynamique et l’infléchissement de la mélodie. Il présente le refrain le plus accrocheur de l’album, la participation d’Isgaard au chant n’y est surement pas un hasard.

Une ballade, est assez sympa, « I’m Not Human » avec Isgaard au chant, sensible dans sa première partie; elle explose en son milieu pour côtoyer les abîmes métalliques d’un Dream Theater. Bien que j’aie appelé ça une ballade, il y a une grande différence entre le la première partie du titre et la seconde, disons le, franchement plus énergique !

« HeyYou » nous offre une grande variété de thèmes, il avance à pas feutrés, tout mystérieux, avant que le synthé et le chant ne construisent la mélodie lentement mais sûrement, avalant l’auditeur dans un refrain puissant et addictif. Suit la douce mélopée « Humble », courte transition chantée par Isgaard pour nous conduire vers « Entanglement Runs », l’épopée qui frise les neuf minutes. Les synthés ouvrent le chemin, puis la batterie et la guitare s’interceptent rapidement, faisant la place à un beau solo, enfin, le chant intervient pour envoyer des couplets/refrains puissants. Ce sera ainsi varié et parsemé de thèmes multiformes tout le long de cet épique digne des meilleurs albums de rock progressif. Dernière composition, l’intimiste « In hale The Dark » met en scène le piano et le duo Isgaard et Jens au chant. Une belle ballade langoureuse où les émotions ne manquent pas.

La production musicale de l’album est excellente, toujours, enregistré, mixé et masterisé à Art of Music Studio, Garlstorf par Jens Lueck lui-même. Percipio Ergo Sum, comporte d’excellents titres, façonnés, non pas de manière complexe avec des morceaux qui n’en finissent pas, mais avec de bonnes pistes de rock progressif solides, avec comme principales priorités l’efficacité et le plaisir !

 
 
 

Formation du groupe

Ingo Salzmann : Guitares- Johnny Beck : Guitares - Isgaard : Chant - Jürgen Osuchowski : Guitares acoustiques - Katja Flintsch : Violon, Alto - Olek Bakki : Violoncelle - Volker Kuinke : Flûtes à bec - Jens Lueck : Batterie, Claviers, Chant, Guitares, Basse, Programmation

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