No Earthly Connection

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(4 sur 5) / A&M Records
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Rock Progressif Rock Symphonique

On ne présente plus Rick Wakeman le clavier de YES, qui en parallèle du groupe a entamé une carrière solo à la production abondante, 17 albums à ce jour si je ne me trompe pas. Après avoir été séduit par, « The Six Wives of Henry VIII » (1973) et « Journey to the Centre of the Earth » (1974), un peu moins par « The Myths and Legends of King Arthur » (1975), sortait « No Earthly Connection » en 1976. Sur la pochette hideuse apparaît un Rick déformé, un autocollant indiquait qu’une feuille plastique réfléchissante à transformer en cylindre permettait de découvrir le musicien dans sa forme physique originelle et jouant du clavier. Autant vous dire tout de suite qu’après deux ou trois essais pour voir Rick, la feuille se déchira et elle partit tout bonnement à la poubelle, c’était certainement une bonne idée marketing.

Passons à la musique et au concept ‘l’idée que toute personne née avec une « âme musicale » se réincarne en une autre personne une fois qu’elle meurt’. La face A contient les 4/5 ème (vinyle oblige) de la suite « Music Reincarnate » . Elle fait découvrir un Rick Wakeman moins grandiloquent et précieux que sur ses précédents albums, on dirait du Alan Parson Project, avant l’heure, puisque parait la même année, mais un peu plus tard, leur premier album l’excellent « Tales of Mystery and Imagination » . C’est une musique brillante qui incorpore des cuivres (trompette, bugle, cor français, trombone), les compositions sont fortes et complexes, bien arrangées avec une bonne répartition entre les différents instruments. Beaucoup de thèmes et d’atmosphères différentes telles que les parties symphoniques, sur « Part I: The Warning« , un rock basique dans « Part II: The Maker » et même jazzy dans le sublime « Part IV: The Realisation« , qui clôt la face.

J’ai omis de dire que la musique présente dans « No Earthly Connection » n’a aucun rapport avec YES, sauf de temps en temps ou l’on ressent quelques légères connotations et connexions avec celle–ci.

La face B, débute avec  « Part V: The Reaper » la dernière partie de la suite « Music Reincarnate » . Il est le plus inhabituel, un morceau léger et acoustique qui reprend des phrases musicales des parties précédentes, il semble presque hors de propos parmi les compositions de l’album. Ce qui le sauve se sont les interventions du piano de Rick et ses synthétiseurs aux influences classiques qui leurs confèrent une classe unique. A signaler, et ce, sur l’ensemble de l’opus le fantastique travail de Ashley Holt au chant. Sur les deux plages suivantes « The Prisoner » et « The Lost Cycle » , bien qu’un certain sentiment de linéarité puisse parfois se ressentir, elles ne déméritent pas pour autant, c’est du Wakeman pur jus avec ses excès, bien souvent sauvé in extremis par une section de cuivres sans faille au sein de laquelle se déversent avec générosité les claviers de Rick.

Comme vous l’avez surement compris, « No Earthly Connection » prévaut principalement par sa magnifique suite « Music Reincarnate » aux multiples ambiances prog, où le talent de compositeur de Rick Wakeman est à son zénith !

Formation du groupe

Rick Wakeman - claviers - Ashley Holt - chant - Roger Newell - basse , pédales basse , chant - John Dunsterville - guitares acoustiques et électriques , mandoline , chant - Tony Fernandez - batterie , percussions - Martyn Shields - trompette , bugle , cor français , chant - Reg Brooks - trombone , trombone basse , chant -

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