Wet Dream

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(5 sur 5) / Harvest
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Rock Progressif

Grand fan du Pink Floyd, depuis leur premier album, j’ai toujours eu un faible pour la sonorité et l’ambiance créé par les claviers et la voix sensuelle et douce d’un de ses membres, Richard Wright. Il publie « Wet Dream » son premier album solo en septembre 1978, et pour moi c’est du pain bénit !

L’album propose dix compostions dont six instrumentaux et quatre titres chantés par Rick. Bon, pas de doute à l’écoute de « Wet Dream », les amateurs du Floyd seront aux anges, il faut le dire cela y ressemble beaucoup. C’est du pur Rick, lui qui a contribué à créer le son si particulier du Flamant rose (* voir les commentaires), pourtant souvent mésestimé, les sonorités de ses claviers sont pour beaucoup dans ce qui a fait sa réussite.

La musique délicate de Wright s’exprime au travers d’arrangements musicaux scintillants qui se mélangent dans un flux de douceur et de rêverie, les pièces sont courtes et les mélodies accrochent l’oreille immédiatement. Tous les morceaux sont mid-tempo, ce qui lui permet d’entrée de jeu de mettre en place une atmosphère éthérée et planante en y associant des éléments acoustiques comme la guitare de « Against the Odds ». Il sait se faire aussi plus direct et accrocheur avec le fabuleux « Summer Elegy » et de temps en temps l’ambiance de l’album fait des incursions dans un jazz-rock, plutôt soft, à la manière de « Waves » ou bien de « Mad Yannis Dance » et même parfois teinté de funk avec le titre qui clôture l’opus, le bien nommé « Funky Deux ».

« Wet Dream » distille ainsi une musique qui flatte la sensibilité musicale de l’auditeur, elle le caresse dans le sens du poil et va nécessairement le toucher. Resté relativement confidentiel lors de sa sortie en 78, les différentes rééditions lui permettront d’atteindre un plus large public, une reconnaissance tardive amplement méritée !  

Formation du groupe

Richard Wright : piano , piano électrique , Orgue Hammond . synthétiseur Oberheim, chant - Snowy White : guitare - Larry Steele: basse - Reg Isadore: batterie , percussions - Mel Collins : saxophone , flûte

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Commentaires

  1. Bonne critique. Il aurait fallu nommer Snowy White qui fait un superbe travail comme guitariste. Puis Pink Floyd ne veut pas dire flamant rose. ;o) Mais quand même, merci de parler de cet album un peu oublié.

    1. Merci de nous suivre et de votre commentaire, effectivement l’appellation ‘Flamant Rose’ est erronée, mais les Français dans les années 70 ont traduit Pink Floyd par « Flamant rose » (alors que le nom du groupe se réfère aux deux bluesmen Pink Anderson et Floyd Council et que flamant en anglais se dit « flamingo »). C’est pour cela que j’ai repris ce terme.

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