Dysthymia

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(3.95 sur 5) / Autoproduction
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La Norvège est, comme pas mal de pays nordique, un grand fournisseur de production Métal sous toutes ses formes. Cette fois ci je vous fais le plaisir (et le mien aussi d’ailleurs) de donner un petit coup de projecteur sur le troisième album de REISM qui vient de sortir Dysthymia. Un album abordant des thèmes comme ceux de l’environnement, les effets pervers des médias et réseaux sociaux, la trahison, la maladie et le chagrin d’amour.

Ça démarre pied au plancher avec « This Reality » ou des riffs accrocheurs contrastent avec l’apparente voix fragile. Une composition plus subtile que l’on pourrait penser au premier abord.

Attention petit bijou en approche « Break My Bones » des jeux de guitares / basses bien fournis et complexes, un pont d’où transpire un effet bien trouvé et un refrain accrocheur. Rajouter une pincée d’arrangements bien léchés et vous pouvez déguster. « God Given » une intro avec un chant dans une couleur assez orientale. Cependant c’est un constat sur des victimes innocentes et un réquisitoire contre les hommes, qui au nom des religions quelle qu’elles soient tombent dans l’obscurantisme, à écouter et réécouter. Je suis tout à fait conquis par la ligne rythmique de « Keep Me out of This », le refrain est magique, encore une composition qui se démarque par une belle qualité technique et des enchaînements d’accords qui font mouche. « The Folly of Man » est le titre le plus alternatif dans sa conception ou les constats de notre environnement sur le déclin sont pointés du doigt. Une introduction électronique qui vous entraîne dans une nuance mélancolique et sombre ponctuée par des effets guitares. L’ensemble décolle progressivement, appuyé par des chants de plus en plus précis jusqu’à l’apothéose final.

Encore un titre qui a bien titillé mes nobles tympans «Pick up the Pieces » l’excellent travail du batteur apporte une douce rage au titre, un refrain qui passe super bien et voilà encore un titre qui sort du lot. Avec « Take It from Me » un seul mot d’ordre la rage. Une rage communicative qui donne juste envie de protéger le personnage de la chanson. « Let It All Go » un autre petit coup de flash sur un titre bien calme. Une voix sensuelle doublée par moment autour d’une ligne de piano dépouillée agrémentée par un synthé. L’ensemble s’amplifie au fil des mesures agrémenté par des effets distillés avec une efficacité redoutable. Le titre suivant « Lost Yourself », en écoutant l’intro guitare, j’ai retrouvé la sonorité d’un Mark Tremonti période Creed. Mais c’est de courte durée et on retrouve le style bien affûté de Reism

Le titre trash le voilà « You Think You Know Me », double grosse caisse en avant appuyé par une guitare crachant des salves de riffs soutenue par la basse qui calibre les mesures. L’album se termine avec « Let It All Go (J.T.C Remix) et You Think You Know Me (Slaughter Slits Rem) » qui sont des reprises dans une forme de remix soit electro soit electro industriel. Hormis l’originalité des reprises et de constater la diversité musicale dont ils peuvent faire preuve, cela n’apporte pas un gros plus à l’album.

Un excellent album avec de belles nuances apportées dans de nombreuses compositions et une balance / mixage limpide ou l’instrumentation et l’électronique s’entremêlent avec harmonie. Tout est fait avec une précision chirurgicale jusqu’à la dernière note ou le dernier souffle de voix. La précision apportée pour chaque instrument est une tuerie du feu de dieu. Kirsten, que je tiens à remercier pour sa disponibilité et nos échanges constructifs, nous dévoile une palette vocale impressionnante et l’on peut ressentir tout autant de la douceur voire, de la tendresse, de la colère, de la rage, du courage, mais encore de la détresse ou de la volonté suivant les compositions et les thèmes abordés. Un Opus qui sort de l’ordinaire classique de ce type de répertoire musical, et s’ouvre à mon avis un publique plus large sans renier leurs « trips » musicaux…Bref une vraie réussite !

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Formation du groupe

Kirsten Jørgensen: chant - Tom Poole-Kerr: guitare - Kim Lund: basse - Wolfgang Ognøy: batterie

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