In The Name Of The World Spirit

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(4.2 sur 5) / Rockshots Records
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Ces derniers temps le Boss a fait parvenir, à ses chroniqueurs adorés, quelques galettes. J’ai hérité, et je m’en délecte, de « Enzo and the glory Ensemble ». Quand on parcourt le petit monde qui gravite sur cet album vous pouvez comprendre d’une part, mon excitation, et d’autre part, l’image, certes peu ragoûtante, de mon petit filet de bave qui coule. Je vous prie de m’excuser par ailleurs de ce manque de contenance de ma part.

Le Sieur Enzo Donnarumma et ses acolytes nous délivrent un opus conséquent, au titre tout aussi conséquent « In The Name Of The World Spirit ». Un album qui s’inscrit comme la suite logique des deux premiers volets « In The Name Of The Father » diffusé en 2015 et  « In The Name Of The Son » en 2017.  Cette nouvelle mouture par rapport aux deux derniers albums va au-delà d’un simple style métal progressif ou symphonique puisque des parties ethniques s’invitent malicieusement dans les diverses compositions qui jalonnent l’album. Et si ce n’était pas suffisant, il y a une orchestration digne des musiques de film qui vous plonge dans une magnifique et étourdissante fresque. La mise en bouche est propulsée directement par « Precariousness ». Une introduction qui se dresse devant nous tel une « movie music » s’enchaînant sur un consistant et symphonique « Nothingness (It’s Everyone’s Fate) ». Musicalement musclé et techniquement assez complexe, agrémenté d’une tendance rock Chrétien pour détendre nos petits tympans avec un final ethnique pour finir de nous chambouler.

« The bronze age » part dans une drôle d’incohérence musicale, du moins le morceau est placé bizarrement et tranche fortement avec le titre précédent. Certes il y a de la matière et c’est largement écoutable mais ce n’est pas le titre que l’on retiendra dans le long terme. Heureusement « Try to put in Pit The Fear » avec un léger clin d’œil vocal à Jethro Tull nous remet dans les rails. Si vous aimez les bonnes ballades finement travaillées voici l’excellentissime « To Every Chest ». Quand vous passerez sur « Just In My Heart The Blame » ne vous laissez pas induire en erreur par l’intro qui n’a rien à voir avec la suite qui reste surtout un bon gros rock FM. Avec « I’ll add more » on plonge entre la musique de film et la grosse comédie musicale. Les voix toutes délicieuses nous plongent à la limite du lyrisme en prenant le luxe de se marier à une musique métal symphonique. C’est le genre de titre qui me titille positivement le bulbe rachidien. Partons sur une introduction orientale sur « My Pillory » le tout tranché par des guitares à la saturation violente et du double grosse caisse modèle fusil à pompe. Amateurs de métal vous trouverez sûrement votre compte, même si je trouve que le titre tape un peu trop dans la surenchère où la profusion d’instruments noie un peu tout l’ensemble.

Encore un titre dans le style ballade… Vindiou, que ce « Last Weep » est juste mon gros coup de cœur. C’est rondement mené limpide et ce qui frappe les esprits c’est la construction du titre qui vous embarque dans une séance d’AIR Guitare que vous improviserez comme un grand devant la glace. Et que dire du grandiose « Psalm 13 (Tell Me) » qui nous prolonge le plaisir avec ses huit minutes que nous savourons avec truculence. Même le petit passage de « Growl » est justifié. Et que dire du final apaisant à l’acoustique, piano et guitare. L’introduction flûte d’ « Echo » nous envoie directement dans les contrées d’Amérique du sud. Le titre sans sortir de l’ordinaire est plus que correct et remarquablement interprété. « One Reason » est là pour vous rappeler que nous sommes aussi sur du métal progressif. Et nous finissons sur un surprenant et mélancolique « The Silence Speaks For Us » qui par l’ensemble des voix vous envahie de bien-être.

Il est fort à propos de souligner la qualité d’écriture et le rendu grâce à un travail de dingue sur l’enregistrement / mixage qui est juste éblouissant et c’est nettement amélioré par rapport aux deux dernières productions. Le petit point négatifs serait quelques passages chantés à peine compréhensible qui serait le petit truc à améliorer. En tout cas, prenez le temps de consulter ci-dessous la liste des musiciens pour vous rendre compte à quel point une grosse palette de talent est présent sur l’album, et tout ce beau monde trouve sa place. Si vous aimez le style D’Ayreon vous avez là un album qui joue dans le même registre !

Formation du groupe

Ralf Sheepers, Gary Wehrkamp, Brian Ashland, Kobi Farhi, David Brown, Mr Jack, Amulyn Corzine, Maria Londino, Claudia Coticelli, Derek Corzine, / chant - Enzo Donnarumma / Chant, Guitares - Marty Friedman, Ciara People, Francesco Romeggini / Guitares - Alex Battini / Guitares, Claviers - Mark Zonder / Batterie - Philip Bynoe/ Basse

🌍 Visiter le site de Enzo and the glory Ensemble →

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