Sentimentalism

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(3.6 sur 5) / Two Side Moon Promotions
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Crossover Prog Rock Progressif

Pixels & Sound est un groupe de Prog formé à Sydney, en Australie. Son leader Reece Denton (auteur-compositeur principal), produit avec « Sentimentalism » son premier album conceptuel, avec comme invités des membres d’Anubis et Hemina, ainsi que de l’auteure-compositrice-interprète, Sarah Vella.

Le court « Take Flight » qui ouvre l’album, donne les bases de ce que sera Sentimentalism, en une minute et demie de guitares acoustiques du chant et des chœurs aériens. L’opus nous embarque pour treize titres aux effluves des années 70/80, quand le progressif faisait bon ménage avec une pop/prog dans le sillage d’un Supertramp, d’Alan Parsons Project ou Barclay James Harvest. Les deux pistes suivantes, « Break » et « Good Morning Melody » ne démentiront pas cette impression, les harmonies vocales sont ultra présentes, les mélodies sophistiquées et l’instrumentation est toujours claire et limpide. Premier constat, le Sieur Reece est vraiment doué pour nous pondre des mélodies irrésistibles !

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L’opus pourrait d’ailleurs se scinder en deux parties, une première qui regrouperait les titres plutôt acoustiques, doux et mélancoliques et une deuxième avec les pistes plus énergiques où les interventions prog sont bien plus présentes. Se rangeront dans la première catégorie, « The Sleeping Song » et « The Release », qui s’illustrent tous les deux dans une certaine complémentarité, le second dégageant avec son duo guitare/chant une belle intimité. L’utilisation des nombreux chanteurs présents sur Sentimentalism est toujours bien à propos. Les harmonies vocales sont impeccablement bien mises en valeur comme sur une des perles de l’album « Five Months Later », qui rappelle assez Alan Parson. La délicatesse de la mélodie d’« Eye of the Storm » me fait penser à Paul Simon, une mélopée douce et charmante. Dans le créneau des petites douceurs à consommer sans modération : Je vous conseille l’instrumental « The Uplift » et le lumineux « Opportunity » qui clôt l’opus.

A placer dans le deuxième registre axé plus prog : Une longue introduction au piano lance « Kinshipwreck », suivit d’un riff de guitare qui rompt brutalement l’atmosphère des premiers instants. Le synthé prend alors le relai distillant une myriade de nappes nous faisant revivre agréablement des sonorités vintage, la mélodie se termine sur un chant mélancolique poignant. Pour certain, « Growing Symptoms » pourrait sembler être déplacé sur cet album avec ses plus de 21 minutes. Bon, il faut dire que je préfère les compos les plus douces de Reece. La pièce épique dégage plus d’énergie de la part des guitares et claviers, les thèmes sont nombreux comme il se doit dans ce type de composition. J’ai quand même eu du mal à garder mon attention éveillée jusqu’à la fin du titre. Pour « Cancer », un titre qui peut toucher tout un chacun, et malgré le sujet, celui-ci n’apporte musicalement rien de véritablement passionnant.

Dans l’ensemble, Sentimentalism est un album très intéressant. Il peut toucher un grand nombre de progeux : Ceux qui, comme moi, sont touchés par le côté prog/mélancolique des compositions, et ceux qui sont plus attirés par le versant plus démonstratif et énergique des mélodies !

Formation du groupe

Reece Denton : Chant, guitares et batterie - Daniel Mckittrick : Guitares, mandolines et chœurs - Anthony Stewart : Basse, guitares (9) et chœurs - Avec : Sarah Vella - Chant principal et chœur - David Eaton (Anubis) : Claviers, solo de guitare (10) et chœurs - Douglas Skene (Hemina / Anubis) : Guitare seule (12) et chœurs - Dean Bennison (Anubis) : Guitare seule (5) - Robert James Molding (Anubis) : Chœurs (2, 8, 10) - Chorales : 'The Sentimental Voices'

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