The Girl in the Cornfield

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(4 sur 5) / Autoproduction
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Crossover Prog Rock Progressif

Peter Gee, le bassiste du groupe Pendragon, produit son huitième album : ‘The Girl in the Cornfield’. Le successeur de l’excellent ‘Pilgrim’ se construit autour d’un cadre qui n’est pas conceptuel, mais qui parle : ‘des espoirs et des rêves de chaque être humain et est dédié aux principaux musiciens qui ont été une influence dans la vie de Peter’.

Composé de 15 titres, pour une durée totale de 59 minutes, l’ensemble présente une musicalité tout simplement excellente. Le plus étonnant est que Peter, pour cette production, laisse un peu de côté le caractère progressif de sa musique, mais je vous rassure il y a tout de même quelques compositions prog qui valent le détour.

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Commençons justement par celles-ci, l’un des meilleurs morceaux de l’album, le sublime instrumental « Embrace » où, le long de ses sept minutes, piano et guitares dialoguent subtilement avant l’embrasement. Pour faire court, prenez le ‘Ice’ de Camel, ajoutez-y un soupçon du ‘Horizon’ de Genesis et vous aurez une idée approximative de cet excellent titre. « Water Of Life » affiche un penchant Prog/Gospel pas désagréable du tout, les chœurs sont légers et font résonner les Alléluias de belle manière. « Second Birth » ne fait que 4 :27 minutes, mais Il présente tous les changements et progressions musicales d’un prog de bonne facture. Dans une pure langueur planante nous avons aussi les courts instrumentaux « Kill Me With Love » et « The Girl in the Cornfield » où la guitare de Peter fait des merveilles. « Christmas Night » mièvre dans son démarrage, arrive à partir de son milieu à nous faire un petit rebond prog et de finir en nappes sonores enivrantes et chœurs célestes.

Pour les autres pistes de l’album, la diversité est de règle. Nous avons des rocks puissants « End Of Days » et « Racing Cars », une ambiance folk médiévale avec « Regret », une influence samba latine pour « Carnival » (à oublier !), mais qui permet de faire briller son suivant « Rise Again » ballade musclée dans le style de Marc Atkinson du groupe Moon Halo.

Un émouvant piano seul et un tendre chant pour « When Beauty Has Gone », à la manière d’Alan Parsons « Sunset Blue » est plutôt réussi, du rythme à foison envahit « As the Waters Cover the Sea », ça groove pas mal, néanmoins ce n’est pas suffisant pour en faire un bon titre, au contraire du final, la ballade « Coming Home » qui brille par sa mélodie légère et son architecture Marillionnesque.

Bon, ‘The Girl in the Cornfield’ est décousu musicalement, c’est le moins que je puisse dire, mais l’ensemble des titres présents sont pour la plupart d’un bon niveau. L’album contient des passages exceptionnellement bien écrits et interprétés illustrant parfaitement le meilleur de Peter Gee. Que demander de plus ?

Formation du groupe

Peter Gee : guitares, piano, claviers, basse, percussions - Avec : Steve Thorne / chant - Jimmy Flanders : chant - Sally Minnear : chœurs - Jez Yates-Round : chœurs - Steve Christey : batterie

🌍 Visiter le site de Peter Gee →

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