Titres
- Aufbruch (9:37)
- Wunderschätze (Lyrics from Novalis, 1798) (10:37)
- Sommerabend (18:17) : - a) Wetterleuchten (3:50) - b) Am Strand (4:20) - c) Der Traum (3:50) - d) Ein Neuer Tag (4:25) - e) Ins Licht (1:52)
En Décembre 1976 paraissait chez Brain l’album « Sommerabend« .
Un poète et romancier de l’aristocratie allemande à la fin du 18ème siècle, Friedrich Von Hardenberg alias ‘’Novalis’’ (1772-1801) inspira le nom de ce quartette Hambourgeois formé au début des années 70 autour du pianiste & claviériste Lutz Rahn et de la section rythmique composée du bassiste Heino Schünzel et du batteur Hartwig Biereichel (ex-Greenlight), bientôt rejoints par le chanteur (en anglais) et guitariste Jürgen Wenzel. Nous retrouvions le romantisme de l’écrivain dans les textes et le lyrisme de leurs albums dont le premier (‘’Banished Bridge’’) parut en 1973 dans une relative discrétion malgré d’indéniables qualités.
Après deux changements (remplacement de Jürgen Wenzel par Carlo Karges et accueil d’un second guitariste, Detlef Job) , la formation passée en quintette publia un second album éponyme un an, presque jour pour jour après le premier opus. Il présentait un répertoire dominé par les synthétiseurs, orgues et autres claviers, avec des parties de guitare aérienne, dans le sillage de Genesis, et un registre souvent proche de leurs contemporains italiens (PFM, Le Orme, Banco,..). L’instrumentation accompagnait dorénavant un chant exclusivement dans la langue de Goethe. Dès l’année suivante, avec ‘’Sommerabend’’, Novalis produisit indéniablement son second sommet discographique. Enregistrée en Février 1976 au Musikstudio de Hambourg, cette soirée d’été fut en effet, une nouvelle merveille de rock progressiste symphonique allemand, à la fois lyrique et toujours très mélodique. Sa magnifique pochette, sans doute la plus célèbre du groupe, était illustrée par une fresque du peintre néoclassique américain Maxfield Parrish (première moitié du vingtième siècle) dont d’autres tableaux furent également repris par Barclay James Harvest (‘’Time Honoured Ghosts’’) puis les Moody Blues (‘’The Present’’).
Le répertoire s’ouvrait sur ‘’Aufbruch’’un instrumental particulièrement groovy et engageant où les claviers imposants de Lutz Rahn (synthétiseurs (dont Mini Moog), orgue Hammond et Fender Rhodes) couvraient avec ampleur cet espace autour d’un thème exposé à la guitare électrique par Detlef Job. Au fil de ses 10 minutes, ce morceau pouvait tour à tour à tour évoquer Camel (‘’Moonmadness’’, ‘’The Snow Goose’’) dans ses climats, Nektar dans sa structure et ses rythmiques conduites par la paire Hatwig Biereichel/Heino Schünzel, et leurs compatriotes Eloy par ses ambiances spatiales, ici comme sur l’ensemble du disque. D’une durée à peu près équivalente à ce premier morceau, ‘’Wunderschätze’’, temps fort de ce répertoire, était une pseudo ballade atmosphérique où le chant reprenant des textes du poète Novalis précité, était enveloppé dans les parties de six-cordes et les couches oniriques de claviers. Celles-ci montaient en charge avant de redescendre dans le calme introspectif des arpèges de guitare acoustique avant le crescendo final. La suite-titre ‘’Sommerabend’’ (18 Minutes) découpée en cinq parties couvrait la seconde face du disque. Synthétiseur à cordes et bruitages (‘’Wetterleuchten’’) introduisaient sur un tempo lent, cette pièce dans une ambiance planante voisine de la Berlin Schule, avant de faire place à la guitare acoustique et au chant pour une mélodie particulièrement accrocheuse (‘’Am Strand’’) qui eût pu, en évidence faire l’objet du single de cet album. Synthétiseurs vaporeux, chœurs et guitare gilmourienne faisaient la transition avec la mélodie de ‘’Der Traum’’véhiculée cette fois, par le second chanteur avant une quatrième section fébrile et énergique (‘’Ein Neuer Tag’’) précédent le retour au thème initial.
Après un premier quadrimestre 76 jalonné de concerts , le groupe accueillit au début de l’été un nouveau chanteur guitariste, l’autrichien Fred Mühlböck (également flûtiste) dont l’influence fut déterminante à partir de l’album suivant ’Brandung’’ (1977), encore intéressant, et se tournant vers un registre plus pop. Ensuite, la qualité allait graduellement baisser à la fin de la décennie puis pendant les années 80 avec une musique définitivement plus commerciale et mainstream sur les sept albums suivants. Après ‘’Augenblick’’ (1980), le bassiste et membre fondateur Heino Schünzel quitta le groupe qui finit par se séparer en 1985 après la sortie du 11ème album studio ‘’Nach Uns Die Flut’’. Anecdotiquement, le second guitariste du groupe, Carlo Karges se fit surtout connaître en 1983 aux côtés de la chanteuse Nena (et du tube planétaire ‘’99 Luftballons’’).
‘’Sommerabend’’fut remasterisé comme l’intégrale des albums studios et Live dans un coffret compilation 15 CD + DVD Vertigo /Capitol en Mars 2017.
Formation du groupe
Detlef Job : guitare, chant - Lutz Rahn : claviers - Heino Schünzel : basse, chant - Hartwig Biereichel : batterie Avec : - Rale Oberpichler : chœurs
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