Metamorphosis

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(4 sur 5) / Atoproduction/CDON.COM
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Rock Progressif

J’avais été séduit par le premier album au titre éponyme « Montage » , paru en 2014, il faut dire que le groupe finlandais nous avait mitonné pour celui ci, huit titres de hard rock progressif de bonne facture. « Metamorphosis » le deuxième opus débarque aujourd’hui sur nos platines et arrive juste à temps après épuisement des écoutes du précédent opus, Montage revient bercer nos journées avec leur musique toujours d’excellente facture.

Ouverture inspiré avec « Age Of Innocence » , un titre enlevé, un veritable petit bijou de hard-rock, sans rien inventé de nouveau, ils ont tout compris à la musique des anciens comme Deep Purple et consorts, et arrivent à injecter ce petit plus en fraîcheur et spontanéité qui fait la différence. « Metamorphosis » qui donne son titre à l’album, poursuit le chemin tracé par le premier morceau, introduit par une basse ronflante, cet heavy plombé mais super mélodique sait devenir félin en intégrant au beau milieu des riffs vitaminés des breaks où la guitare surprend et étonne.

Dans un registre plus calme savourez « Nature’s Child » , un morceau qui s’ouvre sur une guitare frénétique, vite interrompue par un gimmick sorti tout droit des claviers de Jukka Parkasukka qui vient tempéré la mélodie et l’entraîne vers le chant puissant et raffiné de Vesa Paavonen posé sur une mélodies limpide et simple. Envolées lyriques digne d’un Pendagron ou d’un Arena en verves, leurs influences sont multiples, la musique devient curieusement hybride, mais garde par dessus tout une formidable énergie, souvent parsemée de fragments de musiques classiques et symphoniques comme sur « Black Magic » et surtout « Haunted » , un véritable petit joyaux qui réussi à proposer dans un style convenu un son original. La rythmique implacable de « Invisible World » s’autorise toutes les dérives. et malgré cela parvient à fourvoyer quelques bons hymnes bien formatés pour nos radios FM. « Death Valley » propulse les ondes chaleureuses de sa ligne mélodique jusqu’au fond du cerveau, à la manière des compositions chaloupées du groupe de rock progressif Eloy. Démonstratif et sulfureux « Reptiles » s’enroule autour d’une mélodie raffinée avec un guitariste hyper-présent et une section rythmique imparable, le quintet finlandais se livrera enfin complètement et vous enverra au tapis avec ­ »Carved In Stone » , envoûtant et déconcertant de trouvailles du début à la fin.

« Metamorphosis » un album pur jus hard rock progressif, qui ne bouscule pas les poncifs du genre, mais qui avec ses neuf compositions hautes en couleurs, parvient à capter 100% de l’attention et maintenir l’intérêt de l’auditeur !

Formation du groupe

Jukka Parkas (Claviers / Choeurs), Kim Etelävuori (Batterie / Choeurs), Roni Seppänen (Guitares / Choeurs), Taneli Tulkki (Basse / Choeurs), Vesa Paavonen (Chant)

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