Strange Universe

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(3.75 sur 5) / CD Baby/Autoproduction
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Atmosphérique Rock Progressif

Quel étrange album que celui produit par The Man From RavCon , qui je dois l’avouer ne pas conquis dès la première écoute, j’ai eu effectivement beaucoup de mal à entrer dedans, truffé de sonorités vintages « Strange Universe » ne s’appréhende pas facilement. Plusieurs écoutes me seront nécessaires pour enfin pénétrer le mystère de ces célestes mélopées, il faut dire que l’ensemble des compositions servent de support à de magnifiques vidéo orchestré par Tyler Strouth et que le visionnage de celles ci m’ont permis de mieux comprendre l’élaboration intrinsèque de ces pièces mélodiques.

L’homme derriere les manettes est Mike Brown, multi-instrumentiste, originaire de Charlotte en Caroline du Nord (USA), il en est à sa huitième production, « Strange Universe » développe une exploration instrumentale dans les domaines de la musique ambiante, rock progressif et psychédélique. Au niveau des instruments le mellotron est présent doublé souvent par le piano, l’orgue et le clavecin se combinent avec les synthés ainsi que la guitare électrique, la basse lancinante et les percussions. L’album en tant que tel n’est pas, par essence, destiné à être écouté en musique de fond, mais comme la bande son d’un film imaginaire pour faire voyager nos esprits.

Si l’on peut définir la musique de Mike et rechercher les influences où bien les styles quelle développe, on pourrait l’apparenter à un croisement entre jean-Michel Jarre, Tangerine Dream et Pink Floyd. C’est en effet fascinant de constater à quel point la musique est en symbiose avec l’atmosphère graphique développée par le créateur des vidéos, l’ensemble est axé sur la globalité de notre galaxy, elle offre une aventure et un parcours interplanétaire homérique. Chaque instrument, chaque note, portent l’auditeur au sein d’un cheminement abstrait, les mélodies au premier abord semblent simplistes, mais l’écoute répétitive de celles ci permet de dégager une cohérence musicale sans sombrer dans une mièvrerie exagérée. « Strange Universe » vous ballottera au gré des climats développés par les compositions, comme sur « Quasar » où les claviers rappellerons J.M Jarres,  « Strange Universe » un Clin d’œil à Ash ra Tempel, « Neptune » qui lorgne du côté de l’ambiance ‘Dust to Dust’ de Peter Baumann, « Zero Gravity » touche du doigt la magie du Pink Floyd et enfin « Ancient » aborde la partie rock progressif symphonique typée année 70, qui aurait pu être un excellent titre instrumental de Barclay James Harvest.

Les ingrédients sont là, maîtrise technique indiscutable nappée de nuages de claviers, pour la bande-son d’un film spacio-temporel imaginaire, à vous de construire le scénario et les images appropriés !

Formation du groupe

Mike Brown, multi-instrumentiste ..........

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