Learning to Fly

Par

(3.5 sur 5) / Borders Edge Records
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Rock Progressif

La musique de Midnight Airship est composée, interprétée, enregistrée et produite par Ron Charron, producteur pour Sequential Dreams, Sundown Cafe, Kuutana et The Roboter. Ce deuxième album « Learning to Fly » est un concept, une histoire musicale, qui raconte une partie de l’émotion ressentie lors des événements mondiaux qui se sont passés au cours des quatre dernières années. Midnight Airship revendique son affiliation en utilisant un son inspiré de groupes de rock progressif et psychédélique classiques tels que Pink Floyd. Le titre de l’opus « Learning to Fly » (un titre du Floyd) ne laisse aucune ambigüité à cette affirmation.

L’album commence dans un style relativement conventionnel avec « Purple Twilight », une piste animée par une section rythmique chaloupée, alimentée par des guitares suaves et planantes. Elles rappellent, ainsi que les claviers spatiaux, le fait que Midnight Airship tire ses influences de l’épopée du Floyd, et je ne m’en plaindrais pas !

Les choses commencent à devenir intéressantes sur la deuxième piste, « Crazy Days », Midnight Airship exploite toujours le même filon, intro et mélodie dans la même veine que certaines plages de ‘Wish You Were Here’et un clin d’œil au titre ‘Time’ éclairent notre lanterne et confirment la direction donnée aux compositions. Cela dit, Midnight Airship s’inspire du grand maître, mais ne copie pas, musicalement, ce morceau est intéressant en soi, passant de sections planantes chantées à celles psychédéliques, un vrai régal.   

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Ron Charron

Des spirales de notes de synthés inondent « For Whom the Bell Tolls » qui parvient à maintenir un niveau élevé, la mélodie se lance dans un style qui rappelle Tangerine Dream, les nappes sonores de claviers se superposant et s’ajoutant en couches. Véritable pièce maîtresse, « Dark Star Rising », de presque 16 minutes, s’ouvre sur de courtes et incisives notes de guitare, façon Gilmour, ajoutant des effets pseudo-industriels sur un chant désincarné. Les soli de guitare et de claviers alternent, conduisant à un long point culminant, dans lequel le synthé reprend le thème principal qui s’incruste sur un chant féminin vaporeux, donnant une dimension supérieure à la composition. C’est aussi le morceau le plus varié de l’album, avec à la fois des passages très rapides et une section médiane langoureuse et douce.

Une basse lourde et ronde introduit la mélodie de « From Black to Blue », qui mène à une merveilleuse partie centrale atmosphérique, qui sonne comme un mariage entre Rick Miller et Pure Reason Revolution. Volontairement brouillonne l’intro de « Lost in a Dream » rebute à poursuivre, mais l’effort en vaut la peine, thèmes synthétiques aux claviers, à la Vangelis, s’entrecroisent avec une guitare et un chant répétitif, seul bémol, la longueur du titre 8:58 minutes, deux ou trois minutes de moins l’aurait rendu plus digeste.

Learning to Fly est plutôt réservé aux fans de rock progressif (dont je fais partie) des années 70. Cette remarque faite, Midnight Airship a beaucoup à offrir, vous devriez adorer ce melting-pot explosif de virtuosité instrumentale, dans un mélange de prog classique et planant, qui parvient à insuffler une nouvelle vie à un style ancien de manière éloquente.

Formation du groupe

Paroles et musique : Ron Charron - Remerciements particuliers à Arend Westra (alias Eagle Music) pour la musique sur "Lost in a Dream" - Couverture de l'album Greta Heron .

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