Hope

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

C’est via le groupe Fragile que j’ai fait connaissance avec Max Hunt qui tient entre autres les claviers de ce groupe. Ce dernier, non content d’être LE tribute band de YES, s’est aussi lancé avec un rare bonheur dans la composition musicale. Max Hunt c’est plus de 40 ans de profession musicale, de shows live, de projets studios… Multi-instrumentiste et chanteur, il a travaillé avec Steve Howe, Jon Anderson, Fish et bien d’autres encore. Quelques semaines à peine après avoir chroniqué le somptueux « Beyond » de Fragile, je découvre l’album solo de Max, sobrement intitulé « Hope ». Pas besoin de longues écoutes répétées pour me convaincre que j’avais entre les mains un petit bijou musical, rien de moins !

Comme pour Fragile, le son et les tournures musicales sont très yessienennes, mais ici les pistes se font plus concises, et rappellent l’atmosphère des toutes premières productions de YES, sans parler de nombreux effets vocaux très proches de ce que faisait Jon Anderson. J’y rajouterai un côté planant, sinon céleste, très new age, qui vous emporte immanquablement dans les hauteurs. Avant de plonger plus avant dans la musique, un petit coup d’œil à la superbe pochette de l’artiste américain Steve Mayerson qui signe un « Make A Wish » propice à tous les imaginaires.

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L’album débute par le jubilatoire « Out Of The Time » d’une énergie communicative. La piste suivante, « Prelude » dans un style vocal et mélodique caractéristique et des ambiances solaires, fait justement penser aux premiers YES. « Ascent » avec ses paroles et une musique assez hypnotique assume un psychédélisme qui nous laisse flotter dans une atmosphère somme toute étrange. Le court « Voices (UnendlichVorwärts Bewegen) » nous laisse dans les mêmes demi-teintes sonores, notamment avec ses voix angéliques, mais sur une rythmique plutôt pesante.

« Dark Age Techno Dream » renoue avec le style cantique andersonien plutôt lumineux, tandis que « Limitless » revient à une rythmique lourde avant un refrain tout à coup lumineux et qui vient libérer la tension accumulée. Le très new age « Ikaros » est un des sommets de l’album, moment de grâce aérienne, mélodique et pianistique, c’est bien le moins pour évoquer Icare ! Autre superbe moment musical, « Christian And The Toad » évoque la vision singulière de Max un bon matin d’une improbable scène où un membre de sa famille, le susnommé Christian, prêtre de son état, est en train de parler à un crapaud assis sur un pot de fleur. Après tout St François d’Assise ne prêchait-il pas aux oiseaux ? Beaucoup de tendresse et d’optimisme dans cette étonnante évocation !

Retour dans les hauteurs avec le magnifique et très poétique « Original Design » avec une longue intro pianistique. J’adore les vocaux en duo qui privilégient les intervalles de quinte sur des claviers absolument grandioses. Un très grand moment musical ! Avec « Shining Light » l’album se termine dans des tonalités plus mélancoliques, et dans un certain apaisement. Maître des claviers, allant des délicates arpèges au piano aux grandioses accords au synthé, aussi à l‘aise avec le chant et les autres instruments, Max Hunt nous livre un album d’une musicalité de haut niveau, d’une belle sensibilité et, fidèle à son titre, d’un optimisme réjouissant et communicatif ! Mélodies, enchainements harmoniques, richesse rythmique, et des ambiances solaires font de « Hope » un must have !

Formation du groupe

Max Hunt (Fragile) : Chant, tous les instruments - Gerlinde Hunt : Chœurs (2,9,10)

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