Under Stars

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(4.5 sur 5) / : Inside Out Records
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Rock Progressif

Nous vous proposons de découvrir un album qui est sorti il y a un an…Diantre, morbleu, ventre saint gris, mais pourquoi donc ? Et bien chers lecteurs nous ne pouvons pas passer à côté de l’œuvre, même avec un an d’âge, c’est toujours de première fraîcheur, et puis je dirais spontanément que c’est aussi la fin d’une trilogie entamée en 2015 avec « Please come home » et « The big Dream » en 2017. J’ai encore pleins d’arguments pas piqué des vers mais cela serait d’une futilité exacerbée.

« Under stars » c’est le retour sur terre de notre personnage « The Astronaut » et certainement la fin des aventures spatiaux-cosmiques, des fusions d’étoiles, les divers mondes abritant la vie sous les étoiles lointaines, sa quête de départ sur les origines de l’humanité. Où est la vérité dans la vérité !

Dans la version digipack Edition Spéciale, nous avons les 11 titres originaux, et à cela se greffe 3 pistes supplémentaires.

Musicalement, le style John Mitchell c’est une grosse empreinte reconnaissable entre mille. Bon guitariste,  bon chanteur et producteur assez pointu, voyons ce que propose ce troisième volet et d’une oreille légère nous entamons notre découverte sur « Terminal Earth » petite introduction instrumentale qui m’interpelle dans un style proche d’une bande son Sy-FI au rayon « Blade Runner ». Ce court passage s’efface pour laisser place à l’intro très rock de « Ancient Ascendant », les couplets montrent plus de sagesse avant de repartir sur des refrains teintés d’un rock agressif. A noter Graig Blundell à la batterie qui se joue des syncopes avec une telle aisance que l’on ne peut que comprendre pourquoi ce batteur est très sollicité dans tant de projet. « Icarus » c’est un petit retour vers le futur dans un style pop synthwave année 80. C’est entraînant, frais et original, surtout quand on connait la carrière du bonhomme.

Attention, je vous présente « Under Stars ». Lorsque j’ai écouté ce titre il faisait nuit, j’étais sur mes rochers face à la mer. Une composition forte et introspective. J’ai pris cher sur ce titre tellement la voix suave vous capture et vous bouleverse, et le grain de la  guitare qui vous rajoute une couche sur le mille-feuille. Les paroles ? L’endroit ?  Bref, les conduits lacrymaux se mettaient en ébullition. Un des titres phare de l’album, je peux vous l’assurer. A noter que vous avez une deuxième version dite « cosmic mix » plus aérée et plus acoustique qui fait aussi son petit effet.

Une excellente composition avec « Authorship Of Our Lives » dans un registre prog FM à la saveur éthérée passe tranquillou. John ne force pas son talent et sa voix feutrée, avec des intonations parfois proche d’un Peter Gabriel, fait mouche. Finement construite, bien ciselée, un solo guitare bien léché, en gros, du bel ouvrage. « The Signal » est le petit titre qui sert de transition dans l’album et marque la deuxième partie de l’opus. Sur fond de nappes aériennes et d’une voix à l’effet robotique s’enchaîne « The Only Time I Don’t Belong Is Now » et « When Gravity Fails » qui délivrent un rock prog pur jus avec un refrain qui est exploité jusqu’à la moelle. Un poil folie trouble, l’acoustique sonore et les arrangements sont irréprochables. Une fois ces rushs rageurs bien agréables passés nous arrivons sur la composition « How Bright Is The Sun? ». Le titre est aussi présent dans une version « cosmic mix ». Une intro mélancolique peuplée d’un piano à l’effet puissant, d’une « reverbe » du fin fond de l’abysse et la voix de John qui se fait d’une suave douceur. Un refrain qui vous agrippe la couenne, le solo sans fioriture à la fin pour vous terminer et voilà, la magie d’un énorme titre qui fait encore mouche. Un titre qui va rejoindre ma bibliothèque des tops 100 de ma ‘collec’ perso.

La compo suivante « Inside This Machine » est un instrumental faisant la part belle à un splendide jeu de guitare d’une apparente cacophonie mais diablement bien construit. « An Ending » est la finalité de l’album. Une narration sur des nappes d’un synthé qui vous accueille à bras ouvert et qui résume l’épopée de notre astronaute sur une note positive.

Comme je le disais plus haut dans l’Edition spécial de l’album, nous avions trois titres supplémentaires. Nous avons passés en revue les deux titres phares repris dans une version remix et il nous reste « Lonely Robot – Chapter One: Airlock » Une longue narration de 7 minutes qui…heu…et bien non je ne vais pas cafter le moindre petit truc sur ce titre. Un gros spoiler en vue, donc je m’abstiens mais des révélations vous attendent…

En conclusion tous les ingrédients d’un rock progressif mélodique sont présents. Un superbe gâteau enveloppé de synthés magiques aux couleurs des années 80, d’une guitare qui sait être chatoyante ou féroce selon les compositions. Un gros travail sur les harmonies vocales, un duo basse/batterie qui font des merveilles. Des arrangements bien pensés sans être poussé à l’extrême font de l’album « violet » une très belle réussite.

Formation du groupe

John Mitchell: (chant principal / guitare / clavier) - Graig Blundell: (Batterie) - Lian Holmes: (Claviers) - Steve Vantsis, Nick Beggs: (Basse)

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