In The Wake Of Poseidon

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(5 sur 5) / Island Records
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Rock Progressif

Le 15 Mai 1970, paraissait chez Island Records ‘’In The Wake Of Poseidon’’.

Au sein de la sphère progressive, on a souvent entendu dire qu’il y eut un avant et un après ‘’In The Court Of The Crimson King’’ paru en octobre de l’année précédente, un album considéré en effet, par un grand nombre, comme la genèse du genre. Sur ce second album très attendu, si le saxophoniste, flûtiste et multi instrumentiste Ian McDonald avait déjà quitté le groupe, et ne reviendra qu’en tant qu’invité sur ‘’Red’’ en 1974, nous retrouvions néanmoins autour de Robert Fripp le reste du line up auquel s’étaient joints quelques invités, à savoir le futur membre Mel Collins (saxophones & flûte), le jazzman Keith Tippett (piano) et Peter Giles à la basse, limitant Greg Lake au chant (sauf sur ‘’Cadence And Cascade’’, remplacé par Gordon Haskell, autre futur membre). Peter Sinfield apportait à nouveau ses textes et son ‘illumination’, comme il le fera encore sur les deux albums suivants.

Au niveau du répertoire, ce second opus reprenait en grande partie, le modèle du précédent. Le parallèle était en effet évident entre ‘’Epitaph’’ et le morceau titre, ou entre ‘’I Talk To The Wind’’ et ‘’Cadence And Cascade’’ et enfin tout aussi clair entre ‘‘’21st Century Schizoid Mand’’ et ‘’Pictures Of A City’’ qui à l’exception du court préambule ‘’Peace A Beginning’’, introduisait également l’album. Si cela a pu nuire à l’effet de surprise, ce second effort autour d’un line up précaire, a pu révéler en revanche, un gain en maturité, même si, in fine, il laissa au leader du groupe, un goût amer d’inachevé. Il réserva pour autant, quelques beaux moments de bravoure, comme l’instrumental ‘’The Devil’s Triangle’’ qui, dans une référence assumée à Gustav Holst (‘’Mars’’), dégageait cette ambiance tellement particulière. Citons particulièrement aussi ‘’Cat Food’’, une pièce qui mettait en exergue le jeu du pianiste Keith Tippett, et se frayait un réjouissant passage entre rock et free jazz. Ce morceau donnait à l’évidence, un avant-gout des nouveaux paysages sonores qu’allait explorer l’album suivant, l’exceptionnel ‘’Lizard’’ paru à la fin de cette même année 1970 avec un tout nouvel effectif autour de Robert Fripp et du parolier Peter Sinfield.

Sous sa magnifique couverture illustrée par une peinture de Tammo De Jongh, ce second album du roi pourpre marquait en effet, et déjà, la fin de la première d’une suite d’époques qu’allait vivre le roi pourpre qui, à chaque fois, renaîtra de ses cendres au fil de plus de trois décennies entre 1970 et 2003, toujours autour de son élément central, l’immuable Robert Fripp, dont l’abnégation a toujours forcé le respect et l’admiration. Rappelons enfin qu’au cours de cette même année 1970 le guitariste déclina une sollicitation de Yes pour remplacer Peter Banks qui avait quitté le groupe après ‘’Time And A Word’’.

Côté rééditions, ‘’In The Wake Of Poseidon’’ fait naturellement partie des albums de King Crimson remixés par Steven Wilson (avec Robert Fripp) dans un double coffret digipack 40ème Anniversaire édité en 2010 avec cd (dont 3 bonus : ‘’Groom’’, et des versions alternatives de ‘’Peace-An End’’ et ‘’Cadence & Cascade’’ + DVD audio + DVD video (versions new stereo 2.0 et new stereo, DTS 5.1 surround digital).

Formation du groupe

Greg Lake : chant - Robert Fripp : guitare, Mellotron (2, 4, 7), célesta (3), piano électrique (7), effets, coproducteur - Peter Sinfield : paroles, coproducteur Avec : - Gordon Haskell : chant (3) - Keith Tippett : piano - Mel Collins : saxophones (2), flûte (3) - Peter Giles : basse - Michael Giles : batterie

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