Seeds of change

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(4 sur 5) / Kirshner
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Blues Rock Rock Progressif

Nous sommes en 1980 et comme je suivais au plus près l’actualité de Kansas, genre marquage à la culotte, ne voilà-ti-pas que j’apprends la sortie d’un album Solo de Kerry Livgren et de Steve Walsh. Vivant au fin fond de ma campagne, je profite d’un voyage de ma formidable Grand-mère en Espagne, pour lui demander sans grand espoir de réussite de me dénicher les deux albums. Quinze jours plus tard à son retour, elle sort de son sac les deux vinyles tant convoités en prenant un air interrogatif en me disant « c’est ça que tu voulais ? ». Mais oui Mamie, mais oui, c’est bien ce que je voulais…

Aujourd’hui c’est donc de Seeds of Change, premier album solo du guitariste de Kansas que je vais développer ici. A cette période Kerry était en pleine quête spirituel et vivait une certaine lassitude du succès avec Kansas. Tout en préparant la galette de Kansas ‘Audio-Vision’, il concocta son propre album solo en faisant appel à des proches et des amis de ses amis. Il faut dire de notre guitariste qu’il est un compositeur et musicien très prolifique avec une foule de connaissances talentueuses pleins les poches. La présence par exemple du Batteur de Jethro Tull, Barriemore Barlow en est une, tout comme l’agréable surprise de la présence de notre regretté chanteur Ronnie James Dio. Deux mondes qui fusionnent, celui du progressif et celui du Hard Rock. Ronnie que l’on peut déguster sur « Mask of the Great Deceiver » avec une intro clavier aux sons dignes des films de john Carpenter, un divin morceau progressif bien élaboré, et sur le très blues « To Live for the King ».

« Just One Way » pour démarrer cette galette, un morceau bien agréable mais, on est à la voix près dans du Kansas. L’empreinte et palpable. Encore plus palpable avec « How Can You Live» chanté par qui ?, devinez ?…Steve Walsh. Oui je comprends votre réflexion en pensant que je suis un peu tatillon et vous avez raison. Nous avons du tragi-comique avec « Whiskey Seed » une intro guitare slide et harmonica à la couleur blues Cajun qui sent bon l’ivresse. Original, détonant, mais qui décape les boyaux. « Down to the Core »  est le style de morceau bouche trou. Bien joué, bonne orchestration mais d’une mollesse étrange et sans grand relief. Mais le titre suivant qui clôture l’album c’est le PANDANLAGEUL (merci Franquin). Le gigantissime titre « Ground Zero » chanté par un charismatique David Pack en grande forme. Encore maintenant, c’est simple j’ai toujours les poils de mon avant-bras gauche qui se dressent doublé d’une chair de poule ce qui dénote un moment extatique de tout mon être. Tout est subtil, finement détaillé, des voix aux instruments c’est le sans faute.

Un album qui globalement ne m’a pas déçu, et ne me déçois toujours pas au moment où je vous écris. Les titres comme Mask of the Great Deceiver, To Live for the King ou encore Ground Zero valent à eux seuls l’achat de l’album et marquent le début d’une longue et riche carrière solo de Kerry Livgren sur des projets divers et de belles réussites que je vous laisse le soin de découvrir par vous-mêmes.

Formation du groupe

Kerry Livgren : Guitare Electrique, Guitare accoustique, basse, Fender Rhode, piano, Synthé, chant, voix - Barriemore Barlow : Batterie - Phil Ehart : Batterie - John Thompson : Batterie, gong - Gary Gilbert : Basse - Paul Goddard : Basse - Bobby Campo : trompette, Percussion - Darryl Kutz : Harmonica - Robby Steinhardt : Violon - Jeff Pollard, Ronnie James Dio, David Pack, Steve Walsh, Davy Moire, Mylon LeFevre : Chant, voix - John Fristoe, Joey Jelf, The Moaning Multitudes, Victoria Livgren, Donna Williams, Brad Aaron, Steve Venezia: voix

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