Tales Of Mystery And Imagination

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(5 sur 5) / Charisma
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Rock Progressif Rock Symphonique

Paru en juin 1976 chez Charisma (puis 20th Century Fox Records pour l’Amérique), l’album ‘’Tales Of Mystery And Imagination’’ célèbre son cinquantenaire !

The Alan Parsons Project était né de la rencontre au sein des studios d’Abbey Road en 1974, entre un ingénieur du son qui, de ‘’Abbey Road’’ à ‘’The Dark Side Of The Moon’’, avait su asseoir sa notoriété, et d’un musicien précoce doté de l’oreille absolue, auteur/compositeur émérite, et familier par ailleurs, de l’industrie du disque. Le pianiste de studio, auteur & compositeur Eric Woolfson qui fut également le manager d’Alan Parsons, proposa à ce dernier un projet conceptuel qui lui tenait particulièrement à cœur. ‘’Les Histoires Extraordinaires’’ d’Edgar Allan Poe (que Charles Baudelaire avait sublimées par ailleurs dans leur version française) fascinait tout autant le musicien, que leurs adaptations cinématographiques qu’il avait pu découvrir dans les salles obscures de Glasgow. En effet, pendant la première moitié des années 60, un bon nombre d’entre elles avaient fait l’objet d’une série de longs métrages à succès réalisés par Roger Corman, et mettant en vedette Vincent Price (House Of Usher, The Pit and the Pendulum, The Premature Burial, Tales Of Terror, Tower Of London, The Raven, The Haunted Palace, The Mask Of The Red Death, The Tomb Of Ligeia). De fait, son idée d’une adaptation musicale sélective de l’œuvre de E.A. Poe (et de son potentiel commercial !) fit tout naturellement son chemin et obtint avec un certain enthousiasme, l’adhésion d’Alan Parsons

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Alan Parsons & Eric Woolfson

Enregistré au cours du second semestre 1975 à Londres (excepté ‘’The Raven’’ à Hollywood nord), ce premier album avait sollicité une pléthore de musiciens (environ une centaine en comptant les cordes, cuivres, vent et chœurs), accueillant notamment dans ‘’The Fall Of The House Of Usher’’, le claviériste Francis Monkman (Curved Air, Sky), et dans ‘’The Raven’’, plusieurs membres du groupe américain Ambrosia (David Pack, Joe Puerta, Christopher North). Autre invité de marque, le chef d’orchestre & arrangeur Andrew Powell allait véritablement devenir le troisième homme à travers ses récurrentes collaborations avec Alan Parsons Project. Par ailleurs, dans la vision du groupe, un même chanteur ne pouvait pas prendre en charge plusieurs morceaux à la suite : ainsi, au fil des morceaux se succédaient (en voix principales) Léonard Whiting, Alan Parsons (avec un vocoder), Arthur Brown (emprunté à son ‘’Crazy World’’), John Miles et Terry Sylvester. De l’onirique instrumental ‘’A Dream Within A Dream’’ à la ballade ‘’To One In Paradise’’ divinement portée par le chant et les chœurs du Westminster City School Boys, ces onze plages inspirées de poèmes et nouvelles écrites pendant la période 1839-1853 par le romancier américain, s’inscrivaient dans une synthpop aux arrangements léchés, et émaillée d’effets sonores dont Alain Parsons avait le secret. Cette musique portant déjà toute la signature du groupe, associait l’héritage mélodique des Beatles à des climats floydiens (claviers aériens, guitares gilmouriennes), à l’instar de ‘’The Raven’’, ‘’The Cast Of Amontillado’’ ou encore ‘’Doctor Tarr And Professor Fether’’. Comme il le confia dans une interview, Alan Parsons a toujours été surpris de voir sa formation affiliée à l’éminente famille du rock progressif, celui-ci prenant même parfois une forme symphonique. Il suffisait, pour s’en convaincre, de retourner le disque et écouter les 16 minutes de la suite instrumentale ouvrant la seconde face. Quelques décennies après Claude Debussy, A.P.P. revisitait ici à son tour, la célèbre nouvelle ‘’The Fall Of The House Of Usher’’. Dans le ‘’Prélude’’, première des cinq parties du morceau, l’orchestre dirigé par Andrew Powell reprenait d’ailleurs le thème d’ouverture de l’opéra inachevé du compositeur français.

Parsons et Woolfson envisageaient une suite à ce premier opus, qui, refusée par la nouvelle maison de disque Arista, fut remplacée le 1er Juin 1977, par ‘’I Robot’’, du titre d’un autre recueil de nouvelles, cette fois d’Isaac Asimov, explorant l’univers SF de cet autre romancier américain, régi notamment par ses trois fameuses lois de la robotique. Un an plus tard, jour pour jour, Alan Parsons Project nous transportait à Gyzeh et ses pyramides, toujours autour d’un concept, cette fois plus cabalistique, et qui leur valut la première des neuf nominations du groupe aux Grammy Awards.

A deux reprises, Eric Woolfson revisitera en solo Edgar Allan Poe :  ’’More Tales Of Mystery And Imagination’’ en 2003, puis ‘’Allan Edgar Poe’’ en 2009, année de sa disparition à l’âge de 64 ans. Ces contes fantastiques inspireront également (e.a) Steven Wilson (‘’The Raven That Refused To Sing (And Other Stories’’ / Kscope 2013).

‘’Tales OF Mystery And Imagination’’ fut remasterisé à partir de 1987 chez Mercury (avec plages bonus). En décembre 2016 fut édité un coffret 40ème anniversaire (Universal Music/ Europe) avec triple CD, Blu-Ray audio et double vinyle. Il comprenait entre autres, le répertoire en versions 5.1 DTS, 5.1 LPCM & stéréo 96Khz/24 bit et 23 pistes bonus (démos, plages expérimentales, interview 1976 d’Eric Woolfson et Alan Parsons). Dès l’introduction du disque, elle insérait également des interventions narratives d’Orson Welles (Radio spot, Dialogue…).

Formation du groupe

Alan Parsons : vocodeur EMI (2), échantillonneur Projectron (3, 7, 10), synthétiseurs (2, 3, 4, 7, 10), flûtes à bec (5), orgue de cathédrale (2, 5), producteur - Eric Woolfson : claviers (1-3, 5), chœurs (2, 4, 11), clavecin (4), boucle de clavier et orgue (7), synthétiseur (2, 9) - Avec : Leonard Whiting : chant principal (2), narration (11) - Arthur Brown : chant principal (3) - Jack Harris : chant (3, 5) - John Miles : chant principal (4, 5), guitare (5) - Terry Sylvester / chant (4, 11 ) - Smokey Parsons : chant (?) - Ian Bairnson : guitares électrique et acoustique (1, 11) - David Pack : guitare (2) - Laurence Juber : guitare acoustique (9) - Kevin Peek : guitare acoustique (9) - Hugo D'Alton : mandoline (9) - Billy Lyall : claviers (1,3), flûtes à bec (1), piano (4,5), Fender Rhodes et glockenspiel (11) - Christopher North : claviers (2) - David Snell : harpe (9) - Francis Monkman : orgue (7), clavecin (9) - Andrew Powell : arrangeur et chef d'orchestre et de chœur (2-4,6,8,10), boucle de clavier (7), orgue (9) - Joe Puerta : basse (1,2) - David Paton : basse (3-5,7,11), guitare acoustique (1,11), chœurs (1) - Les Hurdle : basse (6) - Darryl Runswick : contrebasse (9) - Stuart Tosh : batterie (1,2,4,5,7,9,11), percussions (7), timbales et cymbales inversées (3), chant - Burleigh Drummond : batterie (2) - John Leach : cymbalum et kantele (9) - Orson Welles : narration (2.1, 2.6) - enregistrée en 1976 mais non incluse à l'époque - Chœur de garçons de la Westminster City School : chœur (11) - The English Chorale : voix de chœur (2-4) - Bob Howes : chef de chœur - Jane Powell : chœurs (11)

🌍 Visiter le site de The Alan Parsons Project →

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