Ophelia

Par

(4.3 sur 5) / RockWerk Records
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Rock Progressif Rock Symphonique

KariBow, c’est une aventure musicale qui dure depuis 30 ans, pas si mal ! Oliver Rüsing, compositeur et multi-instrumentiste allemand, nous distille ainsi régulièrement de très beaux albums, résolument ancrés dans le rock progressif mélodique. Une année à peine après le monumental double-album PanTerrania dans lequel officiaient quelques noms bien connus tels que Ian Crichton ou encore Andy Tillison, le nouvel album est plus conventionnel par sa durée et les musiciens se retrouvent en formation nettement plus resserrée. Ophelia déploie ses riches sonorités sur 10 pistes, dont les 3 dernières forment en fait l’épopée finale.

La courte « Ouverture » pose quelques calmes accords au synthé, agrémentés d’un soupçon de violon (Markus Savic). « Ophelia », du nom du personnage d’Hamlet, nous vaut un morceau plutôt sombre, tragédie shakespearienne oblige. Oscillant entre puissance et douceur, le morceau nous offre quelques beaux moments très expressifs.

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« Higher Ground » prend le parfait contrepied du morceau-titre via une chanson d’un optimisme communicatif. Les vocaux sont excellents et les effets de guitare le sont tout autant. Après cet entrainant pop-rock, « Unreal » revient à une musique plus développée et à une réflexion plus poussée sur le thème du sentiment d’insécurité face à la frontière entre le vrai et le faux. Comme toujours avec KariBow, les mélodies chantées sont superbes. La durée du morceau nous offre quelques jolis contrastes dans la dynamique sonore.

« Down To Earth » est une autre de ces chansons entrainantes et fort bien écrites. Aux excellentes parties vocales et de guitare, l’ajout du sax (Andy Pendant) apporte de nouvelles couleurs. Avec « State Of Regression », place au hard rock mélodique façon Saga ! Le clin d’œil me semble plus qu’évident. Au contraire, « Mercy » se veut chanson douce, animée une fois de plus par une belle performance vocale.

« Icicles » conclut l’album par une longue suite en trois morceaux sur une durée d’un quart d’heure. La première partie, « The Circle » fait dans le hard rock grâce à son thème puissant, d’inspiration orientale. La très courte deuxième partie, « The Peace », appelait évidemment à un moment d’accalmie. La dernière partie, « Out Of The Ice » reprend l’intro de la première partie et laisse place à un chant victorieux. Le break central, tout en douceur, offre un beau moment poétique. Un intense solo de guitare (Philipp Dauenhauer) nous emmène vers une coda voix et piano en toute simplicité.

Ophelia (*) confirme magistralement le talent d’Oliver Rüsing : compositeur fécond, aussi à l’aise aux claviers qu’à la guitare, et doté d’une voix magnifique. Je ferai ici le parallèle avec un autre musicien allemand doté des mêmes qualités, à savoir Chris Engels. Mais revenons au dernier né de KariBow qui combine idéalement de forts belles mélodies avec un tissu musical élaboré, allant du rock / hard rock au prog symphonique. Bref, un très beau moment musical !

(*) https://karibow.bandcamp.com/album/ophelia

Formation du groupe

Oliver Rüsing : chant, guitares électrique et acoustique, batterie et percussions, basse, claviers, orgue, piano, arrangements orchestraux - Avec : Philipp Dauenhauer : guitares - Markus Savic : violon - Andy Pendant : saxophone, trompette, trombone, cor.

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