Sapiens Chapitre 1/3: Exordium

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(4.5 sur 5) / Quadrifonic
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Rock Progressif

Le croiriez-vous, mais avant de découvrir ce tout nouvel album, j’ignorais a peu près tout de la musique de Jean-Pierre Louveton… Idem concernant Némo, le groupe dans lequel il œuvre depuis 20 ans. Et oui, il semble que j’ai encore des trous dans la raquette comme on dit ! Mais faute avouée est à moitié pardonnée et mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ? C’est fort de ces 2 préceptes que je me lance donc sans complexes aucuns dans l’écoute de ce « Sapiens  – Chapter1/3 – Exordium »

La vue de la magnifique pochette de l’album et le décodage du titre vous aiguise déjà fortement l’imaginaire. Mon latin date un peu mais Exordium se réfère à un commencement, me semble t-il. La découverte des titres des pistes vous laisse aussi penser à un voyage qui va des débuts de l’espèce humaine sur Terre à l’exode vers l’étoile A du Centaure, le système solaire et planétaire le plus proche du notre, le tout sur 7 plages sonores.

Explorons plutôt cette saga musicale. On commence avec le triptyque « Erectus » et son « Mastodontes », instrumental, puissant et déterminé. Quelques appels en imitation de cor et le rythme implacable s’installe. Riffs de guitare, synthés. Début musclé, un peu hard rock. Avec ses sonorités un peu orientales, le très beau « Homo Sapiens » met en valeur l’excellente guitare de Jean-Pierre. « Ecce Homo », ce Voici l’Homme, selon l’expression prêtée à Ponce Pilate, est le prétexte à un développement instrumental plus calme au piano-synthé, puis reprend les éléments de « Mastodondes » pour conclure de manière enjouée le triptyque « Erectus ».

On aborde le diptyque « Exitium » avec « A condition » et son superbe thème au piano tout en arpège. S’en suit un développement symphonique qui culmine sur les fortes paroles – tout est à reconstruire à condition de ne pas faire pire, et on termine avec le lumineux piano en arpèges. Du bel art ! Le long et désabusé « le chaud et le froid », nous fait entendre sur la fin un chœur féminin. De beaux moments mais une fin un peu conventionnelle à mon goût.

Le diptyque final traduit l’exode et « Planète A » déroule une musique et un chant calmes, puis le ton monte un peu et on termine dans le style acoustique du début. On enchaîne sur le très jazzy « Alpha Centauri ». Guitare acoustique, chant, orgue puissant, nous emmène vers une fin symphonique qui se termine sur un long accord mineur.

Fin donc de ce premier chapitre, et je dois dire que j’attends les 2 suivants avec impatience ! Ils arriveront en temps voulu puisque c’est une promesse faite par Jean-Pierre Louveton dans le titre même de cet album ! Musique plutôt puissante, mais qui sait également être intimiste. Belles guitares et voix française qui nous rappellent que la langue de Molière apporte toujours quelque chose de particulier en termes de musicalité. Jean-Pierre Louveton est un musicien inspiré et de grand talent ! Du coup, en attendant la suite, je me vais aussi me pencher un peu sur sa déjà longue discographie. Ecce JPL !

Formation du groupe

Jean-Pierre Louveton (Nemo, Wolfspring) / chant, guitares, basse, instruments virtuels - Avec: Jean Baptiste Itier (Nemo) / batterie - Florent Ville / batterie - Guillaume Fontaine / claviers - Stéphanie Vouillot / piano et chœurs - Marguerite Miallier / vieille à roue

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