Titres
- Premier souffle 05:41
- Ben Armor 05:12
- Tafi 05:04
- Tabarly 03:58
- L’amandier 04:28
- Desert bleu 04:11
- Diane 04:19
- Dernière balade ? 04:06
- Tio Sergio 05:03
- La victoria 05:16
- Zef 04:4
Encore un musicien toulousain ? Et oui. Que voulez-vous, la région a des talents. Jérémy Rollando est un jeune guitariste et compositeur de 28 ans ayant baigné dès son plus jeune âge dans une ambiance musicale grâce à son papa, Pascal Rollando, percussionniste de renom. Élevé aux sonorités des artistes amis et partenaires musicaux du père (Bernardo Sandoval, Serge Lopez, ou Renaud Garcia-Fons), Jérémy développe un sens musical aigu sensiblement influencé par le flamenco, le jazz, les musiques latines, la musique classique. Porté par un vent de liberté, Zef est une odyssée maritime qui nous invite à voyager entre mer Méditerranée et océan Atlantique au gré de nombreuses rencontres musicales. Majoritairement instrumental, le disque porte les émotions de son créateur, dans l’échange et la transmission, pour une superbe réussite dont les mélodies et les arrangements parviennent à toucher l’auditeur au plus profond. En écoutant ce périple musical, on pense au Al Di Meola acoustique, ou au Steve Hackett de Under A Mediterranean Sky par exemple, mais les influences de Jérémy Rollando sont bien plus vastes que les frontières de la sphère guitaristique. Il qualifie d’ailleurs ce Zef de “vent d’ouest venu de l’Atlantique, de la Bretagne de mon père, du wiatr zachodni de la Pologne de ma mère, ou encore de mon Occitanie natale. Murmure de ces voix anciennes qui inspirent toujours mon jeu de guitare”. Autodidacte au jeu organique, ce dernier a appris l’instrument au contact des figures tutélaires qui fréquentent la famille Rollando, et se lance dans la composition pour raconter des histoires de liberté, de grands espaces et de voyages.
Le “Premier souffle” est bien celui de la guitare de Jérémy dont l’expression et la sensibilité font dresser les poils dès les premières notes. Une entrée en matière à la sauce Flamenca portée par les percussions du papa Pascal, la contrebasse d’Emmanuel Forster, l’accordéon mélancolique et délicat de Jean-Luc Amestoy. Plus percussif encore, “Ben Armor” traduit de nouveau les influences de cette Espagne “qui pousse un peu sa corne” pour un résultat rythmiquement époustouflant. Premier groupe invité, le Cuarteto Tafi vient apporter sa couleur à l’aérien “Tafi” grâce à ses instruments (oud et bouzouki) et ses voix. Quoi de mieux pour rester dans la thématique que de se référer à un célèbre navigateur ? C’est ainsi que le cinématographique “Tabarly” voit son final enrichi de magnifiques cordes, interprétées par Les Impromptueuses. Empreint de mélancolie et de nostalgie, “L’amandier” propose une mélodie toute en dentelles dont les notes résonnent dans l’esprit bien encore après l’écoute, et dont une partie du thème me fait songer (sans savoir si c’est volontaire ou non) au “Méditerranée” de Tino Rossi. “Desert bleu” enchante encore par ses percussions orientales, la flûte de Guillaume Lopez collant parfaitement à l’imaginaire du titre. Nouvelle démonstration de l’incroyable jeu de guitare de Jérémy Rollando, “Diane” est une pièce délicate et magnifique qui semble s’éloigner un peu des influences espagnoles.
La bien nommée balade “Dernière balade ?” ralentit un peu le tempo. Tout ici respire, prend son temps, y compris la production, cristalline sur l’ensemble du disque, épicée par un solo d’harmonica au charme certain signé Pablo Fagundes. Symbole de la transmission entre Jérémy et ses modèles, “Tio Sergio” est une bourrasque à l’enthousiasme communicatif interprétée en duo avec Serge Lopez. Le plaisir simple de cet échange musical est palpable, comme une fête à la maison. Mélancolie, nostalgie et beauté pure habitent “La victoria”. Les notes de la guitare de Jérémy roulent comme un torrent naturel que rien n’arrête, et la voix de Bernardo Sandoval vient apporter une touche d’émotion supplémentaire. Ultime coup de vent, “Zef” s’éloigne encore un peu plus des rivages hispaniques pour accoster en terres celtiques. Le thème est superbe, trouvant sa place sur une rythmique à la complexité insoupçonnée, et le final relevé par les cordes des Impromptueuses vient nous arracher un dernier frisson.
Zef agit comme une bande son de nos rêves de voyages. Jérémy Rollando y développe un sens de la mélodie très affuté dans le style d’un Paul McCartney par exemple : une évidence apparente qui cache une profondeur harmonique remarquable. Il est soutenu dans cette entreprise par une équipe de musiciens hors norme, se mettant tous au service des compositions avec sobriété et humilité. Cette musique sans frontières devrait ouvrir bien des portes à Jérémy Rollando qui n’est certainement qu’au début d’une grande carrière. Si vous souhaitez être les témoins directs de l’impact de cette musique, le musicien et son groupe présenteront le disque lors de plusieurs concerts, dont le 05 février au Café de la danse à Paris, et le 18 février à la chapelle des Carmélites à Toulouse (avec Bernardo Sandoval et Serge Lopez).
Formation du groupe
Jérémy Rollando : Guitares, Composition, Arrangements - Pascal Rollando : Percussions - Jean-Luc Amestoy : Piano, Accordéon - Emmanuel Forster : Contrebasse - Invités : Bernardo Sandoval : Voix - Serge Lopez : Guitares - Elsa Lopez, Luce Lopez, Victoria : Voix sur "Tio Sergio" - Estelle Besingrand, Camille Antona, Edith Feytel (Les Impromptueuses) : Trio cordes sur "Tabarly" et "Zef" - Guillaume Lopez : Flûtes et Voix sur "Désert Bleu" et "Tabarly" - Léo (Voix), Ludo (Bouzouki), Mateito (Oud) et Fred du Cuarteto Tafi : tous les quatre sur "Tafi" - José Montealegre, Victoria, Famille Lopez : Voix sur "Premier Souffle" - Pablo Fagundes : Harmonica sur "Dernière Balade ?" - Chœurs d'ami(e)s sur "L'Amandier"
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