Titres
- Everyday Is Insane (6:19)
- It's Never Enough (4:54)
- I Don't Want to Travel Time If It Takes Forever (4:05)
- This Is Who We Are (6:43)
- Shadow of the Sun (4:41)
- And It's Time (5:52)
- Making Up My Heart (7:41)
- So Many Words (5:44)
- Bass Solo (4:11)
- Make Me Real Again (3:57)
- Behind Me (5:38)
On connaît Alan Morse comme le guitariste au jeu précis et élégant de Spock’s Beard, pilier d’un groupe où la sophistication mélodique n’a jamais exclu la technicité. Avec ‘So Many Words’, son deuxième album solo, il s’éloigne des grandes fresques musicales proposées généralement par Spock’s Beard pour nous servir onze titres plus concis aux refrains fédérateurs et qui révèlent une autre facette de son univers artistique.
S’ouvrant sur le titre « Everyday Is Insane », celui-ci semble condenser toutes les forces du prog en un peu plus de six minutes intenses… sans doute grâce à sa rythmique implacable, un riff et un refrain magistral, un surprenant mélange Folk/Prog et à l’une des meilleures performances guitaristique d’Alan. Belle entrée en matière ! Dans une même veine dynamique, « It’s Never Enough » affiche une couleur jazz rock, presque rétro, où synthés, rythmes vivants et structures progressives encadrent un jeu de guitare rapide et précis. Le titre que je considère comme l’un des meilleurs de l’album, « « I Don’t Want to Travel Time if it Takes Forever » repose principalement sur une mélodie entrainante aux arrangements chamarrés oscillants entre rock énergique et touches progressives discrètes.
Il y a aussi des morceaux moins démonstratifs et progressifs, « This Is Who We Are » et « The Shadow Of The Sun » frôlent la banale ballade folk romantique, mais sont sauvés par de superbes passages instrumentaux. « And It’s Time » et « Making Up My Heart » sont loin d’être mauvais, même s’ils s’inscrivent davantage dans un registre rock classique. La piste titre « So Many Words » explore des textures organiques où chaque note semble flotter dans l’espace, l’ensemble accentué par un sitar électrique donnant la sensation d’une mélodie en suspension. Electronique et funky, l’instrumental « Bass Solo » privilégie le rythme et se caractérise par une interaction fluide entre synthé et (bien entendu) basse électrique. Rompant avec l’ambiance de son prédécesseur, « Make Me Real Again » nous plonge dans un neo-prog vitaminé aux riffs inspirés donnant une sensation de chaos contrôlé. L’album se conclut sur « Behind Me » qui repose principalement sur une mélodie langoureuse aux contours jazzy où le rythme lancinant est au cœur de la composition.
Créant des paysages sonores riches et diversifiés, ‘So Many Words’ tout en puisant ses influences dans un prog qui rappelle les géants du genre conserve une personnalité distincte. Alan Morse y affirme qu’après les grandes aventures collectives, il reste l’essentiel : sa musique et un disque enthousiaste, qui se révèle pleinement à ceux qui prennent le temps de l’écouter.
Formation du groupe
Alan Morse : chant principal, chœurs, guitare, basse, violoncelle, mandoline, bouzouki, tin whistle, sitar électrique. - Avec : Simon Phillips : batterie (1, 4) , Jimmy Keegan : batterie (2, 5, 11), chœurs (1, 2, 4, 11) , Nick D'Virgilio : batterie (6, 7, 8) , John Morse : batterie (3, 10), guitare rythmique (10) , Markus Riegler : chœurs (1), claviers et effets (2), guitares (4) , Dave Meros : basse (1) , Ted Leonard : chant principal (2), chœurs (2) , Ryo Okomuto : claviers et effets (2) , Tony Levin : basse (3) , Neal Morse : guitare (3), chant principal (3, 5), chœurs (3, 5), claviers (3) Dominic Dean Breaux : saxophone. (3,8) - Bob Gutzman : alto (4,5) - Jamie Wipf : tin whistle (4) - Julia Morse : chant principal (7) - James Fogg : guitares additionnelles (8) - Ariana Giokaris : chœurs (10), chœur (11), riffs vocaux (11) - Eva Preppas : chœur (11)
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