Jade Warrior

Par

(5 sur 5) / Vertigo.
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Rock Progressif

Le 20 Février 1971 paraissait ‘’Jade Warrior’’ chez Vertigo.

Il s’agissait du premier album éponyme d’un trio britannique formé l’année précédente par trois ex-membres de July, un groupe psyché de la fin des années 60. Ce répertoire inaugurant la première de trois grandes périodes de Jade Warrior, mêlait plusieurs influences, allant du pop/rock psychédélique aux musiques du monde, provenant en particulier d’Asie (« Dragonfly Day« ) et d’Afrique (« Masai Morning« ). L’aspect tribal de cette musique était fortement souligné par l’utilisation d’une impressionnante variété de percussions du monde que Jon Field utilisait en lieu et place de la batterie.

Ce premier coup d’essai présentait d’ores et déjà, d’indéniables qualités qui tenaient surtout, une fois encore, à cette grande originalité liée à un mélange de musiques ethniques et de sonorités rock parfois saturées (« The Traveller« ), et ponctuées de séquences atmosphériques, un cocktail d’ambiances sonores assurément inédit en ce début des années 70. Nous pouvions en outre, y retrouver les racines du blues (« Telephone Girl ») et la marque certaine d’un rock progressiste inhérent à cette période, notamment sur « A Prenormal Day At Brighton » qui, autour des notes de flûte de Jon Field et de son côté heavy, se rapprochait particulièrement deJethro Tull (période « Minstrel In The Gallery« ). Ce climat électrique rappelant le binôme Ion Anderson/Martin Barre venait encore galvaniser, l’espace d’une minute, ‘’Sundial Song’’, une plage diaphane, acoustique et planante (flûte et arpèges de guitares) qui refermait l’album.

Toujours en 1971, Jade Warrior allait également publier ‘’Released’’ avant d’atteindre sa pleine maturité l’année suivante avec ‘’Last Autumn’s Dream’’, troisième et dernier album chez Vertigo. Puis avec le label Islands (grâce à l’entremise de Steve Winwood auprès de Chris Blackwell), quatre remarquables albums suivirent entre 1974 (‘’Floating World’’) et 1978 (‘’Way Of The Sun’’) dans un registre purement instrumental, ajoutant davantage d’éléments de space rock, jazz et d’expérimental (réédités chez Esoteric en 2006). A partir de 1984, la troisième période du groupe (Pulse/Red Hot), encore de bonne facture dans l’ensemble, sera toutefois la plus nuancée.

Le premier album éponyme fut (officiellement) remasterisé à partir de 2004 (Repertoire Records).

Formation du groupe

Tony Duhig : guitare - Glyn Havard : basse, chant - Jon Field : percussions, flûte

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