DREAMING CITY

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif Rock Symphonique

S’il y a un groupe dont on espère toujours quelque chose de nouveau c’est bien Glass Hammer qui vient frapper à notre porte avec son nouvel opus « Dreaming City ». Et dès la première écoute les douze compositions confirment que c’est bien du Glass Hammer pur jus, mais pas seulement ! ‘Il s’agit d’un album concept, racontant l’histoire d’un homme désespéré et de sa quête dans une ville chargée de malheur, s’opposant à une série d’actes odieux pour tenter de sauver son amante… et il n’a que 3 jours pour le faire! L’homme est accompagné de Terminus, son épée et son arme de confiance, qui sert de talisman pour guider son voyage

L’on sent dans Glass Hammer une sérieuse envie de remettre les pendules à l’heure et de ne plus paraître comme une pâle doublure d’un groupe comme Yes, auquel on le compare plus que de raison. Car, il faut aujourd’hui l’admettre, « Dreaming City » est carrément jouissif ! Les musiciens n’ont jamais été autant à l’unisson, et ça s’entend, les compositions profitent toutes de se souci jusqu’au-boutiste de la perfection à tout prix, et ça paye forcément, il n’y a rien à jeter sur cet album somptueux.

Plus qu’une identité, on découvre une véritable densité dans sa musique, elle aborde dans la première partie de l’album un prog pur et dur, en commençant par le titre éponyme « The Dreaming City » et en passant par l’ambiance acoustique de « Cold Star » on découvre pêle-mêle une fougue salvatrice, mais contenue, qui vous imprègne de son univers musical. Le groupe sait aussi surprendre, afin de varier les atmosphères, à la fois symphonique et électronique, « Terminus » impose une couleur mélodique instinctive radicalement différente. Un bref instrumental « The Lurker Beneath » fait la transition avec « Pagarna », fantastique condensé entre ToTo et Saga, un titre sans fioriture, chatoyant, alternant rythmes lents et envolées lyriques.

Glass Hammer prouve une fois encore sa capacité à exprimer au travers de sa musique toutes sortes d’ambiances et émotions, après une entrée en matière 100% progressive, voici la partie plus innovante du groupe. « At The Threshold Of Dreams » rompt la chaîne et nous entraîne dans les contrées synthétiques d’un Tangerine Dream. Belle continuité sans rupture d’atmosphère avec « This Lonely World », véritable bulle d’air frais empreinte de finesse et de mélancolie. Susie Bogdanowicz, membre de longue date de Glass Hammer, revient pour « October Ballad » une mélodie romantique qui va comme un gant à son chant sensuel. L’électronique s’impose en force avec l’instrumental « The Tower », véritable référence aux années 70, qui marche dans les pas d’Ash Ra Tempel. Sur une trame synthétique que l’on pourrait cataloguer New Wave, mais irrémédiablement tournée vers un style des plus personnel, « A Desperate Man » déroule sa lancinante complainte. Le bouquet final « The Key » et « The Watchman On The Walls » prouvent indiscutablement le talent et la maturité du combo. Les thèmes, abordés avec intelligence nous replongent avec délice dans un rock progressif et symphonique de haut vol.

Glass Hammer signe avec « Dreaming City » un album ambitieux et novateur, qui retrouve avec succès la classe naturelle des grandes heures du progressif. Une œuvre inespérée au plus haut niveau, à écouter de toute urgence !

Formation du groupe

Aaron Raulston: Batterie - Brian Brewer: Guitares - Fred Schendel: Guitares / Claviers / Chœurs - Joe Logan: Chant - John Beagley: Chant / Chœurs - Reese Boyd: Guitares - Steve Babb: Chant / Basse / Claviers / Chœurs - Susie Bogdanowicz: Chant - Barry Seroff: Invité / Flûte - James Byron Schoen: Guitares / Invité

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