Fireworker

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(4.5 sur 5) / Kscope
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Rock Progressif

Oui, je sais, il y a bien longtemps que ProgCritique aurait du chroniquer un album de Gazpacho. J’avais ces dernières années survolé les dernières publications du groupe, en 2015 : Molok et 2018 : Soyuz. Bien m’en a pris de m’attarder un peu plus sur leur dernière production, Fireworker. Comme à son habitude le groupe propose de longues compositions, au nombre de cinq sur l’opus, remplies d’une musique languissante aux atmosphères brumeuses et à l’architecture complexe. L’influence de Marillion, initialement reprochée à Gazpacho, ne se retrouvent plus que de manière marginale tout au long de l’album.

Le morceau d’ouverture « Space Cowboy » est un excellent début, avec plus de dix neuf minutes au compteur, il affiche son mélange d’atmosphères étranges et de rythmes lancinants. Une mélodie surprenante, qui combine les passages cotonneux mais envoutants, et les envolées lyriques qui se plaquent sur les textures complexes des claviers, comme une toile de fond au chant agréable et aérien de Jan Henrik Ohme.

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Dans le prolongement, c’est l’émouvant « Hourglass », une piste résolument mélodique, légère musicalement, mais lourde dans son atmosphère. Les chœurs typés classiques sont intelligemment placés et les timbres sont doux tout au long de la pièce. Sans perdre de vue ses racines prog, « Fireworker » incorpore dans son intro des percussions ethniques puis avance à pas feutrés dans une électronique art-rock. Un titre court ( 4:41min), bien ficelé, le plus commercial de l’album. La ballade tendre, « Antique » est construite à partir de nombreuses superpositions mélodiques, et vous savez dès la première écoute que quelque chose de puissant, mais de beau, va vous prendre à la gorge.

« Sapien » est probablement l’une des pistes que les fans de prog aimeront à la première écoute. Elle suit de toute évidence la structure générale des standards prog. Introduction voluptueuse sur un paysage sonore limpide et cristallin, alors le rythme de la mélodie s’accélère s’abandonnant aux hymnes prog. Sont bien sur au programme breaks judicieux et lignes mélodiques empreintes de passion et de connotations symphoniques. Bref, en résumé, plus de quinze minutes de pure délectation, et je pèse mes mots.

Avec « Fireworker », Gazpacho nous offre un album parfaitement équilibré, sans aucun remplissage et réunissant des compositions impeccablement construites et interprétées.

Formation du groupe

Jan Henrik Ohme - Chant - Thomas Alexander Andersen - Claviers - Jon Arne Vilbo - Guitares - Mikael Kromer - violon et mandoline - Kristian "Fido" Torp - Basse - Lars Erik Asp - Batterie et percussions

🌍 Visiter le site de Gazpacho →

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