All The Pretty Days

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(4.1 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Il y a plus de 2 ans, le quartette polonais FREN proposait son premier album, Where Do You Want Ghosts To Reside, entièrement instrumental et de très bonne facture. Le second opus, All The Pretty Days, c’est avant tout une pochette assez étrange, et six nouveaux morceaux à découvrir.

On ne se demande évidemment pas à qui fait référence la première plage, « Hammill ». Un rythme lent voire lancinant d’abord égrené au piano solo, une musique répétitive – il faudra vous y faire, c’est un peu la marque de fabrique de cet album. Des sonorités à l’ancienne, et au final une musique très introspective caractérisent cette entame.

« Wiosna », le printemps polonais, décline une mélodie dans une tessiture plutôt grave, et puis vers 2’14, la rythmique s’accélère pour soutenir un passage assez groovy en crescendo jusqu’au climax. Une basse obsédante et inamovible prend le relai accompagné de sonorités atmosphériques. Au cas où vous n’auriez pas : le thème de ce printemps bien en tête, la coda vous y ramène invariablement. Printemps éternel ?

« Romantik » débute par les échos des accords de piano qui accompagnent une délicate mélodie, puis un thème plein de verve et d’allant. Plutôt que de rester sur ce mid-tempo lancinant, la musique se lance dans un jazz rock endiablé qui fera même entendre un court instant un thème bien syncopé à la Take Five ! Si le morceau précédent faisait la part belle aux guitares, ici c’est le piano qui revient sans cesse, insaisissable et mouvant. J’aime beaucoup l’atmosphère dégagée par ce morceau !

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« Bajka » est une courte ballade mélodique, grave et lente, intéressante mais de moindre envergure. Voici maintenant la piste-titre, « All The Pretty Days ». Autant je suis grand fan des musiques répétitives / minimalistes, j’avoue ici m’être un peu ennuyé. Est-ce le thème lourd et lent ? Est-ce le manque de variations sur ce thème ? Un peu tout cela.

« Turque » transcende tout ce que vous avez déjà entendu dans cet album, au moins par sa durée inhabituelle de près de 25’, mais surtout par ses enchainements d’atmosphères sonores bien distinctes. J’apprécie particulièrement le passage très aérien vers 9’, très simple dans sa conception, mais d’une belle poésie. La coda avec à nouveau un thème répétitif et puis son bruyant chœur final terminent agréablement ce morceau de bravoure. Pour peu qu’on se laisse prendre au jeu de cette mosaïque musicale, ce long morceau fonctionne plutôt bien.

Au final All The Pretty Days est un album un peu étrange, délivrant une musique d’ambiance souvent très répétitive, musique que je qualifierais d’abstraite. Il y a de très bonnes choses dans l’album (dont les 3 premières pistes et certains passages de la dernière en ce qui me concerne), et il y a aussi quelques longueurs. Mais si vous adhérez au concept de cet album, il a largement de quoi vous satisfaire !

Formation du groupe

Oskar Cenkier ; piano, orgue, synthétiseur, Mellotron - Michał Chalota ; guitares - Andrew Shamanov ; basse, synthétiseurs - Oleksii Fedoriv : batterie & percussions - Fren : chant (6)

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