Freakshow

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(5 sur 5) / Frontiers Music srl
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Rock FM Rock Progressif

Dukes of the Orient est une collaboration entre le chanteur John Payne (ex-ASIA, GPS) et le claviériste Erik Norlander (ex-Last in Line, Lana Lane, Rocket Scientists). J’ai passé ‘à l’as’ leur premier album au titre éponyme en 2018, alors que je l’avais trouvé excellent, il aurait bien mérité un 4 étoiles sur cinq dans nos chroniques.

Penchons nous maintenait sur « Freakshow » le deuxième album de Dukes Of The Orient. La musique que l’on y découvre est puissante, et pour la résumer, c’est un savant mélange de : Rock-Progressif et Rock AOR. Nos deux compères apportent l’expérience de longues carrières bien remplies. Les dix compositions qui remplissent la galette reflètent un état d’esprit toujours persuasif à l’instar du morceau qui ouvre l’album, l’excellent « The Dukes Return », un rock prog mélodieux et bien ficelé dans la tradition du feu ASIA de Geoff Downes (claviers) et John Payne. Servi par un sens de la mélodie irréprochable John et Erik, bâtissent des petites merveilles, « The Ice is Thin » en fait partie, les claviers sont discrets, les guitares ciselées et rarement provocatrices et le sax d’Eric Tewalt apporte cette petite touche à la Surpertramp loin d’être désagréable.

Les ingrédients sont connus, grâce à cela la mayonnaise prend à tous les coups, le titre éponyme propose une face du groupe plus pesante et des interventions de sax sulfureuses, alors que « The Monitors » lumineux et ingénieux exploite à fond les recettes d’antan et frappe là où on les attendait, et Paf, en plein dans le mille. Et que dire de « The Last Time Traveller », aux multiples arrangements sophistiqués et modernes pour les synthés, toujours accompagnés par ce sax virevoltant, c’est, mélodiquement, tout bonnement imparable. « Man of Machine » et « A Quest for Knowledge » sont quant à eux d’un excellent niveau, breaks intelligents, mélodies calibrés, guitares aux arpèges délicats, claviers bien dosés, sax envoûtant, chant de velours, voilà ce que vous y trouverez.

Pour régaler nos oreilles un instrumental « The Great Brass Steam Engine » vient nous prouver que la formation sait aussi composer des pièces ultra consistantes où les claviers plus qu’omniprésents et la basse ronflante flirtent sans complexe avec un jazz-prog tonitruant. Ambiance ouatée et symphonique pour « When Ravens » construit essentiellement autour des claviers (principalement le piano) et de la voix ensorceleuse de John, un must !

L’épique « Until Then » (7:56Min) qui clôt cet opus est la quintessence parfaite du style de Dukes Of The Orient, riffs aériens, claviers délicats, mélodie câline, refrain mémorable et un final dans la pure tradition progressive. Du grand classique mais j’aime ça !

L’inspiration est bien au rendez-vous de ce « Freakshow ». Dukes Of The Orient nous gratifie d’une belle leçon de savoir-faire, pour un album intemporel !

Formation du groupe

John Payne (ex-ASIA, GPS) : chant, basse, guitare - Erik Norlander (LAST IN LINE, LANE LANE, ROCKET SCIENTISTS) : claviers - Frank Klepacki : batterie - Alex Garcia : guitare - Eric Tewalt : saxophone

🌍 Visiter le site de Dukes of the Orient →

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