Starguide

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(3.6 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Starguide est le quatrième album d’Art Schop, et je découvre seulement maintenant sa musique ! L’album nous invite à un voyage introspectif dans l’univers qui nous entoure au travers de treize titres d’une musique progressive qui tient ses influences autant de JethroTull que de Robert Wyatt ou de Peter Hammill. De multiples horizons musicaux et des questionnements : ‘Nous savons où finira le système solaire. Mais qu’en est-il des êtres humains en tant qu’espèce ? C’est loin d’être clair. Les chansons de Starguide explorent notre passé, notre présent et notre futur dans le contexte de notre place dans l’univers.’ Derrière Art Schop se trouve le musicien Martin G. Walker, originaire de Brooklyn.

Une immersion dans l’espace temps qui débute par une intro, ‘Prolog’ où se mêlent réacteurs de fusées et chant d’oiseaux, suggestive introduction au titre éponyme « Starguide ». Une mélodie lente et langoureuse déroulant son thème dans un cadre spatio-temporel. Si vous aimez les ambiances des albums de Jethro Tull et le chant de Ian Anderson, les suivants « Black Hole » et « Together On Mars » parviendront à vous plonger dans l’atmosphère de ceux-ci, la voix feutrée de Martin G. Walker, n’étant pas étrangère à cette comparaison. Plus intimiste, « In The Street » et sa musique minimaliste rejoint le No-Man de Steven Wilson et Tim Bowness, un morceau étrangement envoutant.

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Une touche légèrement classique saupoudre « Proxima B » et « Farm On Mars » où s’entremêlent cordes synthétiques et sax discret, deux pistes majestueuses et lyriques. Sur « Not Alone » un piano triste et un arrangement clairsemé de cordes fixé par des touches orchestrales porte la voix émotionnelle de Martin G. Walker.  « Change Of State » convole sur un rythme et sur une mélodie syncopée, quelques accents folks émergent en filigrane.

Stylistiquement et mélodiquement le Bob Dylan de Blowin’ in the Wind s’installe avec brio dans « Heretic Astronomer », le chant de Martin G prenant alors les intonations de Tom Waits. Petite baisse d’intérêt pour « Upon Exiting The Solar System », bien vite oublié grâce au magnifique « The Left Hand Of Darkness », impeccablement interprété, qui conduit à la conclusion de l’album avec « Epilog » et un retour plutôt fracassant sur le plancher des vaches. 

Starguide, une collection plus que convaincante de morceaux bien réalisés. La principale critique, serait qu’une légère monotonie se dégage de l’ensemble, mais qui s’estompe avec des écoutes répétées.

Formation du groupe

Martin G. Walker - Chant, Guitares, Claviers, Programmation, Percussions - Avec: T. Xiques : Batterie, percussions, guitare solo sur "Proxima B" - John Bosch : Guitare mélodique sur “Left Hand”

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