Biopsie

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(3.8 sur 5) / LABELISTIC
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« Vacuum Road » est un groupe venant tout droit de la Réunion. Vous aimez le pittoresque ? En tout cas à ProgCritique nous aimons terriblement. Fort d’un premier album « Rear Views » sorti en 2016, qui avait fait une forte impression, et d’un EP de 4 titre en 2017 « Madness Is the New Bliss »  bizarrement moins médiatisé, Ils reviennent cette fois ci avec « Biopsie ».

Autant le dire de suite, nous sortons un peu des chroniques du style musical que nous avons l’habitude de faire, mais il y a du progressif et nous prenons donc plaisir à vous dévoiler l’album. Un opus où le français s’invite dans les paroles et délivre un peu plus l’intimité et l’âme du groupe.

Ça démarre sur « To kill a father  » un son Electro en introduction rejoint par la voix voluptueuse de Thomas. On se laisse aller jusqu’au pont qui tranche pour appuyer une énergie contenue qui se libère peu à peu. Nous basculons dans ce qui me semble être le titre le plus représentatif du style Vacuum Road et de l’album Biopsie, j’ai nommé « Sur le seuil » avec ce mélange dingue et ce partage entre douceur et rage. Apres cette belle claque nous abordons le troublant « Le conquérant » qui reste dans la même veine que le titre précédent avec ce moment calme ou le violon jouant pizzicato est tranché par un growl claire mais néanmoins généreux appuyé par une guitare qui n’est pas en reste.

Viens ensuite le moment délicat, avec une reprise et certainement un hommage à un grand Monsieur de la musique française en la personne d’Alain Bashung avec le titre « La nuit je mens ». Je le dit clairement aux auteurs, vous avez retravaillé magnifiquement cette composition. Le titre garde toute sa saveur tout en sonnant Vacuum Road à fond la gamelle… Un bijou.

On se remet de nos émotions et direction la composition suivante « Il y a deux cadavres dans la pièce » avec une prestation rythmique du sieur Zomby super technique un régal à écouter. Fonçons sans attendre vers « An Epiphany » et « Always On » où nous avons droit à des montagnes russes tant l’ambiance est captivante et les variations sont étonnantes et subtiles. Pas de superflue c’est propre et direct.

Nous terminons sur « Ignis » qui s’ouvre sur une palette vocale diversifiée appuyée par la guitares qui assure une rythmique lourde et dans le style, soudain surgit de nulle part un saxo qui apporte de la légèreté pour un final en apothéose.

Si  vous êtes fan de ce style vous retrouverez, certes, des influences de groupes comme « Katatonia » ou « Tool », mais ils ont une couleur propre clairement identifiable. Nous sommes en présence d’un groupe qui a énormément gagné en maturité et qui peut s’exporter sans rougir en dehors de nos frontières. Un album qui m’a donné un grand plaisir, je vous invite fortement à le découvrir.

Formation du groupe

Thomas LIM-SU-KWAI - Chant - Yann CADET - Guitare - Raphaël JEAN-BAPTISTE - Basse - Zomby - Batterie

🌍 Visiter le site de Vacuum Road →

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